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Coco Chanel Aller à :Navigation,rechercher Pour les articles homonymes, voir Coco Chanel (homonymie). Coco Chanel Nom de naissance Gabrielle Bonheur Chanel Surnom Mademoiselle / Coco Naissance 19 août 1883 Saumur, Maine-et-Loire,France Décès 10 janvier 1971 (à 87 ans) Paris, France Nationalité Française Profession Styliste Modiste Gabrielle Bonheur Chanel dite « Coco Chanel » née le 19 août 1883 à Saumur et morte le 10 janvier 1971, à Paris, est une créatrice, modiste et styliste française célèbre pour ses créations dehaute couture et de parfum. Elle est à l'origine de la maison de haute couture Chanel, « symbole de l'élégance française »1. Sommaire [masquer] • 1 Biographie o 1.1 Enfance o 1.2 Gabrielle devient « Coco » o 1.3 Une modiste à contre-courant o 1.4 Ouverture des premières boutiques o 1.5 Naissance d'un style : « la reine du genre pauvre » o 1.6 Le succès continue o 1.7 Un cercle d'amis artistes o 1.8 L'Empire Chanel o 1.9 La guerre : fermeture de la maison o 1.10 L'après-guerre, l'exil en Suisse o 1.11 Le retour à Paris, le triomphe du tailleur en tweed gansé o 1.12 Fin de carrière • 2 Anecdotes • 3 Citations • 4 Cinématographie • 5 Notes et références • 6 Annexes o 6.1 Articles connexes o 6.2 Bibliographie Biographie[modifier] Enfance[modifier] Logo de la Maison Chanel Vitrail cistercien de l’abbaye d'Aubazine dont lesentrelacs ont inspiré le logo de Chanel Elle est issue d'une lignée de marchands forains cévenols, de Ponteils-et-Brésis près d'Alès2. Elle est la fille d'Albert Chanel, un camelot originaire du Gard et de Jeanne Devolle, couturièreoriginaire de Courpière, tous deux établis à Saumur3. La mère de Coco Chanel meurt à trente-trois ans à peine3, épuisée par des grossesses successives, la tuberculose et par le travail qu'elle effectue sur les marchés, dans le froid4. La jeune fille n'a alors que douze ans3. Son père, camelot bourru et volage, l'abandonne pour aller faire fortune en Amérique (invention de Gabrielle qui fait de son père un aventurier)5 et elle se retrouve ainsi seule avec ses deux sœurs, Julia-Berthe, treize ans, et Antoinette, huit ans, à l'orphelinat de l'abbaye cistercienne d'Aubazine en Corrèze6 : elle y mène une vie austère et rigoureuse pendant six années qui marqueront profondément le style révolutionnaire de la future styliste. Elle s'est inspirée de ce lieu pour créer des vêtements aux lignes épurées harmonieuses (à l'instar de l'architecture sobre et géométrique de l'abbaye), aux couleurs neutres (noir et blanc comme les uniformes des sœurs et des pensionnaires, beige comme les couleurs des murs) ou pour former son logo (voir les C entrelacés des vitraux de l'abbatiale)7. Ses deux frères Alphonse et Lucien sont, quant à eux, placés par l'Assistance publique à l'âge de dix et six ans dans une ferme comme garçons à tout faire. À l'âge de dix-huit ans, Gabrielle est confiée aux dames chanoinesses de l'Institut Notre-Dame de Moulins, qui lui apprennent le pointilleux métier de couseuse. Elle y retrouve sa cousine Adrienne, qui avait le même âge et, surtout, la même ambition de s'en sortir. En 1903, habile à manier le fil et l'aiguille, elle est placée en qualité de couseuse à la Maison Grampayre, atelier de couture spécialisé en trousseaux et layettes. Gabrielle devient « Coco »[modifier] Vers 1907-1908, très courtisée, Gabrielle, qui ne compte pas partager le sort anonyme des « cousettes », est prête à prendre des risques. Lors d'un voyage à Vichy, chez son oncle, en quête d'un avenir dont elle refuse qu'il se limite à broder sur des draps de coton, elle se met à poser sur la scène du Beuglant de la Rotonde, un café-concert où elle fait ses premières apparitions, silencieuses. La Rotonde est notamment fréquentée par les officiers du 10erégiment des chasseurs à cheval. Bientôt, elle ose pousser la chansonnette et se met à rêver de music-hall. Âgée de vingt-quatre ans, elle se produit en spectacle devant les officiers qui la surnomment « Coco », parce qu'elle a pour habitude de chanter Qui qu'a vu Coco dans l'Trocadéro ? (paroles de Baumaine et Blondelet, musique de Deransart). Ce surnom ne la quittera plus. Admirée par une horde de jeunes garçons fortunés ou titrés, sa jolie silhouette séduit Étienne Balsan, officier, homme du monde et riche bourgeois qui vient de démissionner de l'armée pour se consacrer à l'élevage de chevaux et aux courses. Il lui fait découvrir la vie de son château, le domaine de Royallieu près de Compiègne resté malheureusement célèbre pour son histoire pendant la Seconde Guerre mondiale. Pendant près d'un an, elle apprend les arcanes de la haute société, mais l’idylle ne dure que quelques mois : elle se rend compte qu’elle ne l’aime plus, elle s'ennuie et pleure. Elle a vingt-cinq ans et nulle part où se réfugier. Elle s'échappe alors en jodhpurs8, et galope dans la forêt de Compiègne en essayant de défier son avenir. Chanel dansant avec Boy Capel par Sem Heureusement, les fréquentations de Balsan lui font rencontrer son premier amour, l'anglais Arthur Capel, surnommé « Boy ». On le dit fils naturel du banquier Pereire[réf. nécessaire]. Boy est un riche homme d'affaires qui fera fortune dans les frets charbonniers durant la Grande Guerre. Il est aussi un homme de cheval possédant une écurie de polo. Ce sera un amour irrégulier (il épousera malgré tout une Anglaise) et sincère qui durera dix ans, jusqu'à un accident de voiture en 1919 auquel il ne survivra pas. Une modiste à contre-courant[modifier] Chapeau créé par Coco Chanel en 1912 Coco Chanel ne reste cependant pas oisive. Comment oublier les rudiments, enseignés à Moulins, du maniement du fil et de l’aiguille ? Saisissant la balle au bond, c’est peut-être par la couture qu’elle franchira l’obstacle qui mène à la liberté et l’indépendance. Ne perdant pas de temps, elle s’imprègne de l’enrichissante initiation prodiguée par Lucienne Rabaté, célèbremodiste du moment. Elle se confectionne de petits chapeaux originaux qu’elle pose très bas sur son front. Pour assister aux mondaines courses de chevaux, elle n’arbore pas les robes des grands couturiers mais ses propres réalisations. Jeune femme charmante mais au style décalé, tantôt écolière en tenue sobre et sage noire et blanche, tantôt garçonne n’hésitant pas à porter polo, cardigan, jodhpurs et pantalons, elle invente déjà un nouveau style, une nouvelle allure. Ses créations avant- gardistes, très sobres, contrastent avec celles que portent les élégantes de l’époque En 1909, sur les conseils de Boy Capel, son artisanat débute Boulevard Malesherbes, dans la garçonnière parisienne de son protecteur Étienne Balsan. Les chapeaux qu'elle propose à ses clientes ne sont que des déclinaisons de ceux qu'elle fabrique pour elle-même et qui, au château de Royallieu, près de Compiègne, ont séduit ses amies, des demi-mondaines qui fréquentaient le lieu. Balsan ne croit pas à un succès commercial. Caricature de Sem. N'ayant pas de formation technique, ni d'outils de fabrication, dans un premier temps Gabrielle achète ses formes de chapeaux dans les grands magasins puis les garnit elle-même, avant de les revendre. La nouveauté et l'élégance de son style font que, très vite, elle doit faire appel à sa cousine Adrienne, et à sa sœur Antoinette, pour la seconder. Ses créations de chapeaux, débarrassées des grandes plumes d'autruches ou autres froufrous volumineux, commencent à être appréciées pour leur exquise simplicité et leur sophistication retenue. Ouverture des premières boutiques[modifier] Devenue la compagne de Boy Capel, Coco Chanel développe ses activités avec l’aide de ce dernier. En 1910, son amant britannique lui prête les fonds nécessaires à l'achat d'une patente et à l'ouverture d'un salon de modiste au 21 rue Cambon à Paris, sous le nom de « CHANEL MODES ». À l’été 1913, alors que le couple séjourne à Deauville, Boy Capel loue une boutique entre le casino et l’Hôtel Normandy. Comme à Paris, elle est modiste mais l’enseigne est changée en mentionnant son nom complet : « GABRIELLE CHANEL » ; la boutique ne désemplit pas. En 1915, à Biarritz, elle ouvre sa troisième boutique et première vraie maison de couture. Suivant sa seule inspiration, elle raccourcit les jupes et supprime la taille. A l'instar de Paul Poiret qui supprima le corset en 1906, elle libère le corps de la femme. Ses boutiques bénéficient de la clientèle de toute la société élégante qui s’est repliée pendant la guerre dans ces deux stations balnéaires. Naissance d'un style : « la reine du genre pauvre »[modifier] Dès 1915, l'étoffe manquant, elle taille des robes de sport à partir des maillots de garçons-d'écurie en jersey, ces tricots de corps pour les soldats, qu'elle a depuis longtemps adoptés. Libérant le corps, abandonnant la taille, Chanel annonce cette « silhouette neuve » qui lui vaudra sa réputation. Pour s'y conformer, les femmes s'efforcent d'être « maigres comme Coco », qui, d'un coup de ciseaux libérateur, devient une des premières femmes aux cheveux courts à créer des vêtements simples et pratiques, dont l’esthétique s’inspire d'une vie dynamique et sportive qui aime jouer avec les codes féminins/masculins. En 1916, elle utilise la belle et élégante Adrienne comme mannequin à Deauville, qui est alors un uploads/s3/ coco-chanel.pdf
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- Publié le Jan 23, 2022
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