Chants populaires de la Grèce, de la Serbie et du Monténégro / Achille Millien

Chants populaires de la Grèce, de la Serbie et du Monténégro / Achille Millien Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France Millien, Achille (1838-1927). Chants populaires de la Grèce, de la Serbie et du Monténégro / Achille Millien. 1891. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : *La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. *La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. 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PASSAGR CIIOISKUL, 23.31 M DCCO XCl CITANTS POPULAIRES DE LA GRÈCE DE LA SERBIE & DU MONTÉNÉGRO SAIST-ASTOINg-MXRSEH.LE — IHf>RIMECtf8 ÊCOXOM'QUB J. OOUCBT. ACHILLE miLUEîK Chants populairçsr. $^>k DE LA GRÈCE v,c.?22 ' Ul MUA SERBIE« DU MONTÉNÉGRO PARIS ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR 23-31. PASSAGE CHOISBUL, 23-31 M DCCO XOl DU MfcMK AUTEUR : LA MOISSON, 1860 1 vol. CHANTS AGRESTES, 1862 1 vol. LliS PoÉ'MES DE LA Nui I', l85| I vol. (Couronnes par l'Académie Française)' LA PIKKKK-DKS-ELUS (Prose) 1 vol. MUSETTES ET CUIRONS, 1867 r vol. LÉGENDES U'AUJOURDHUi, 1870 I vol. Voix DES RUINES, 1873 1 vol. POÈMES ET SONNETS, 1879 1 vol. Les Recueils parus de 186a à 1873 ont été refondus en deux volumes de luxe, grand-jésus, ornés de nombreuses gravures à l'eau forte. Ces deux volumes : Premières Poésies (1859-1863) et Nouvelles Poésies (1864-1873) se vendent séparément, à la Librairie Alph. Lemerre. Il en a été fait un tirage numéroté, avec épreuves avant la lettre. . POUR PARAITRE PROCHAINEMENT: LITTÉRATURE POPULAIRE ET TRADITIONS DU NIVERNAIS — Contes, Légendes, Chansons, Prières, Incantations, Proverbes, Sobriquets, Devinettes, Coutumes, Superstitions, Croyances médicales, etc., recueillis et annotés par Achille M'illien. 8 vol., gr. in-8°, illustrés de dessins. ( Les airs de tous les chants ont été notés par J. G. Pénavaire.) PRÉFACE Ce recueil comprend une double série de poésies populaires empruntées à deux nations de génie bien •divers. Le lecteur y trouvera, côte à côte et sans classement, des chants très variés, légendaires, domestiques, amoureux, etc.. L'élément héroïque y tient une large place. H est intéressant de voir com- bien diffèrent d'un peuple à l'autre, les procédés de composition de ces chants guerriers, issus d'ailleurs de circonstances identiques ; les clephtes grecs sont frères des haïdouks de Serbie ; les uns et les autres, enivrés de liberté, combattent par le fer et le feu, par le sang et la ruse; mais dans la narration de leurs exploits, les poètes anonymes de la Grèce moderne PRÉFACE sont rapides et concis, tandis que les chanteurs Serbes affectionnent la forme épique avec amples développements du récit, qui conduit régulièrement le sujet depuis l'origine jusqu'au dénouement. N'est-ce pas une entreprise doublement téméraire que de traduire en vers les chansons du peuple ? La traduction, si littérale qu'elle puisse être, ôte tou- jours à ces compositions naïves le je ne sais quoi de délicat et d'insaisissable qui rappelle soit la buée subtile dont s'enveloppe le fruit que la main n'a pas encore touché, soit la rosée matinale qui se fond au premier rayon du soleil, soit aussi la poudre bril- lante qui colore les ailes du papillon et qui s'enlève dès qu'on l'effleure. Et si le traducteur s'impose la gêne du rhythme et de la rime, combien de ces chansons charmantes courent risque d'être défigu- réts par des amputations d'une part et des fioritures de l'autre ? Ces objections, nous nous les sommes faites à l'époque déjà lointaine où nous commencions, dans l'ardeur des jeunes années, ce petit recueil récemment terminé. D'aucuns y répondent en faisant observer que l'artifice du vers est plus propre à rendre l'es- prit et le sentiment d'une oeuvre poétique, à condi- PRÉFACE III tion de s'en servir avec prudence et d'éviter les écarts de fantaisie. Pour notre part, à l'exception de quelques rares pièces plutôt imitées que traduites, nous avons essayé de suivre l'original d'aussi près que possible. Sauf quelques pages inédites, les morceaux qui composent ce volume figurent, pour les chansons grecques, dans les recueils de Fauriel, Marcellus, Tommaseo, Passow et dans la riche collection plus récemment éditée par M. Emile Legrand. Quant aux chants serbes, on les retrouvera dans les publications de Me Voiart, de M. Cyprien Robert, et dans le bel et savant ouvrage dont M. Auguste Dozon vient de donner une nouvelle édition : VEpopée serbe. CHANTS DE LA GRÈCE Terre bénie, ôioi, Pairie universelle Des esprits nu illumine encore ton flambeau, Depuis l'heure où ta main déroba Vétincelle A l'éternel foyer d'on rayonne le beau, Salut, Grèce, et louange à Ion mâle génie, Qui, sous ton ciel si pur, sur ton sol merveilletuv, Epandit la lumière et versa l'harmonie Pour enchanter les coeurset pour ravir les yeux! Que ton éclosion [ut sublime! Ijt monde, Dans la suite des temps révolus, n'en put voir De plus riche jamais, jamais de plus féconde... L'oeuvre de ton matin ne connaît pas le soir. CHANTS GRECS Pourtant les jours sont loin, où l'agora d'Athènes Acclamait Périclès et vantait Phidias, Applatulissail Sophocle, honorait Démosthènes Ou, prêt à le venger, pleurait Léonidas. Ah! depuis cette époque entre toutes illustre, Souvent l'ombre jalouse a voilé ton soleil! Tes revers furent tels qu'ils égalent ton lustre El lu souffris l'horreur d'un destin sans pareil. Mais dans l'excès des maux et sous le joug sauvage Auquel un oppresseur barbare le rivait, Libre,de volonté, rebelle à l'esclavage, Ton âme, ta grande âme, ô Grèce, survivait! Dans le sang de tes fils, héritiers d'héroïsme, Se transmettaient toujours les vertus des aïeux: Tu dois ta renaissance ù leur patriotisme Qui dans tes fastes brille en cent faits glorietuv. CHANTS GRECS FJI clephte de tes monts, le pécheur de tes lies N'ont pas le mmr moins haut qu'ausièclede Platon; Plus d'un fût mort jadis au Pas-des-Thermopyles, Plus d'un eût mérité de vaincre à Marathon. Et dans les chants obscurs,qu'en leurs deuils ou leurs fêtes Jettent au vent du soir le paire et le mirin, Il est de fiers accents dignes des grands poêles Dont les A/uses gravaient le non sur ton airain. CHANTS GRECS LE CHATEAU DE LA BELLE Le château de la Belle ! En rêve, en mon sommeil, Pas plus que de mes yeux je n'ai vu son pareil. Il a quarante tours, sur des trésors fermées, Et quarante-cinq tours pour la bataille armées. Le sultan crut le prendre, il y passa douze ans Et douze ans il y vit ses efforts impuissants. CHANTS GREdâ Mais voilà qu'un vil Turc au bout des douze ans même, Un Turc d'Iconium invente un stratagème. Il va vers le sultan, se prosterne d'abord : « Seigneur, je sais comment prendre le Château fort » — « Prends-le. Cent pièces d'or, un beau cheval sans vie Avec deux sabres fins, te palront tes services. » — « Non ; gardez le cheval, Seigneur, gardez encor Et les deux sabres fins et les cent pièces d'or. « Seigneur, je n'en veux rien ; mais je veux rester maître De la,fille aux yeux noirs qu'on voit à la fenêtre. » — « Eh bien ! l'or, le cheval, tes sabres précieux, Je promets tout, uploads/S4/ chants-populaires.pdf

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  • Publié le Jui 24, 2021
  • Catégorie Law / Droit
  • Langue French
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