M E S p r ô œ iTè ET m tfT J^ N E S A ndré M arc DIALECTIQUE de VAGIR OUVRAGE P
M E S p r ô œ iTè ET m tfT J^ N E S A ndré M arc DIALECTIQUE de VAGIR OUVRAGE PU B LIÉ AVEC LE CONCOURS D U C E N T R E N A T I O N A L D E LA R E C H E R C H E S C I E N T I F I Q U E EMMANUEL u E é d i t e u r PROBLÈMES ET D O C T R I N E S Ouvrages parus : R. JOLI VET. E s s a i s u r l e PROBLÈME ET LES CONDITIONS DE LA SINCÉRITÉ. R. DUVILLARD. L e M a r t e a u e t l a T e n a i l l e . D u schisme du monde au rythme de Dieu. M. F. SCIACCA, Professeur à l’Université de Gênes. L a P h i l o s o p h ie i t a l i e n n e c o n t e m p o r a i n e . Trad. de Marie-Louise R o u r e . J. CHAIX-RUY, Professeur à la Faculté des Lettres d’Alger. L e s d i m e n s io n s d e l ’ê t r e e t D u t e m p s . R . JOLIVET. D e R o s m in i a L a c h e l i e r . Essai de philosophie comparée. Suivi de : Antonio ROSMINI, L ’ i d é e d e l a S a g e s s e . Traduct. de Marie-Louise R o u r e . A paraître: A. ROSMINI, A n t h o l o g i e p h i lo s o p h iq u e . Trad. de Dom L . D avid et Dom L . C h a m b a t. H. MICHAUD, L a s e n s i b i l i t é . F. DE FINANCE, E x i s t e n c e e t L i b e r t é . A . ROSMINI, L a t h é o r i e d e l ’a s s e n t i m e n t . Traduction, in troduction et notes de Marie- Louise R o u r e . COLLECTION D IR IG ÉE PAR RÉGIS JOLIVET DIALECTIQUE DE L’AGIR Nulla est hotnini causa philosophandi, nisi ut beatus sit. Saint A u g u s t in , De Civitate Dei, lib. 19, cap. I, n° 3. O U V R A G ES DU M EM E A U TE U R L'Idée de l’Etre chez saint Thomas et dans la Scolastiqm Postérieure (Archives de Philosophie, vol. X, cahier i), Paris, Beauchesne, 1933. Sœur Marie-Thérèse, Etudiante et Dominicaine Enseignante, Paris, Beauchesne, 1935. Psychologie Réflexive, lettre-préface de M. René Le Senne, deux volumes, grand in-8°, Paris, Desclée de Brouwer ; Bruxelles, L ’Edition Universelle, 1949. Dialectique de l’Affirmation, un volume, grand in-8°, Paris, Desclée de Brouwer ; Bruxelles, L ’Edition Universelle, 1952. L’Etre et l’Esprit (en préparation). A n d ré MARC, s. j . DIALECTIQUE DE L’AGIR Ouvrage publié avec le concours Ju C . N . 1(. S. E m m a n u e l V ITTE Éditeur P A R I S , 10 , rue Jeao-Bart (6e ) — j , place Bellecour, L Y O N IM PR IM A TU R : Lutetiæ Parisiorum, die 8 Novembris 1949, Petrus B r o t , Vie. Gen. N IH IL O B STA T : Lutetiæ Parisiorum die 5 Novembris 1949 j. G o u s s a u l t , S. J-, Prœp. Prov. Franciœ. AVANT-PROPOS La Dialectique de l’Agir prend normalement la suite de la Psychologie Réflexive et de la Dialectique de l’Affirmation, parce qu’il les lui faut, pour se déployer (1). N ’est-elle pas une dialectique de l’agir de l’homme qui est, ou mieux qui existe en lui-même et dans l’univers ? Ne doit-elle pas en conséquence appliquer à l’agir humain, en tant qu’il résulte cle l’existence humaine, les lois générales de l’être et de l’agir ou de l’acte ? Or, elle ne peut le faire qu’en fonction d’une Psychologie et d’une Ontologie Réflexives. En même temps qu’une Critique de la Connaissance et de la Volonté, la pre mière est encore une analyse, qui fixe la constitution méta physique de l’homme. Pour légi.imer la valeur de notre pen sée, en précisant les rapports de l’entendement et de la sensi bilité, puis de l’entendement et de la raison, elle a dégagé une idée capitale, celle de l’ctre, pour y reconnaître un principe premier, dont l’importance tient à ce qu’elle vaut aussi bien de nous que de ce qui nous dépasse et de ce que nous dépas sons. Valable de tout le réel, elle situe chaque être et le véri fie en fonction même de cette totalité ; autant dire que par là elle l’authentique absolument. Pour assurer les conclusions obtenues à propos de notre être, en tant qu’elles sont toutes suspendues à l’idée de l’être en général, force a donc été (1) Ces trois ouvrages constituant un même ensemble, auquel le présent ouvrage apporte sa conclusion. 5 A V A N T-PR O PO S d‘étudier pour soi cette condition de tout être, elle-même in- condi.ionnée. Grâce à cela la Psychologie Réflexive, la Théo rie de la Connaissance et de la Volonté sont consolidées par une métaphysique de l’être et de l’existence exactement char pentée. Mais comme il ne nous suffit pas de savoir ce que nous sommes dans notre nature, si nous ignorons comment nous devons nous conduire au sein du monde, il est logique d’étu dier notre agir, pour l’orienter selon ce qu’il est, par rapport à ce qui lui est inférieur ou supérieur. Ici tes difficultés s’ag gravent. Si, pour être entièrement lui-même, l’homme veut devenir parfaitement tout, parce, qu’il n’est pour lui de présence d’es prit totale que dans une présence totale de l’être, comment at teindra-t-il vraiment ce qui le dépasse, au point de réussir à le posséder, puisque par définition c’est au delà de sa portée, au-dessus de ses ressources ? Voilà donc des affirma ions qui ne paraissent pas plus pouvoir être abandonnées qu’ac- cordées. « A considérer les choses non plus du dehors mais ait contraire du dedans, du point de vue de la personne elle- même, il ne semble pas à la rigueur qu’elle puisse affirmer d'elle-même : je suis. Elle se saisit moins comme être que comme volonté de dépasser ce que tout ensemble elle est et tlle n’est pas, une actualité dans laquelle elle se sent à vrai dire engagée ou impliquée, mais qui ne la satisfait pas : qui n'est pas à la mesure de l’inspiration avec laquelle elle s’iden tifie. Sa devise n’est pas sum, mais sursum » (2). Moi, qui pense et qui veux, je suis moi, mais je suis encore plus que moi. Par ailleurs comment être au-dessus de soi-même, s’il faut toujours rester soi ? Le lecteur averti pressent bien qu’il s’agira là des rapports de notre être avec un univers transcen dant, peut-être surnaturel, c’est-à-dire des rapports de la rai son et de la foi, de la nature de la grâce, et que, pour les traiter, nous les abordons en philosophes, du point de vue ra tionnel, en partant de notre nature et de notre raison, non pas de la théologie, ni de la foi. Cela ne facilite sans doute pas (2) G abriel M a r c el, Homo Viator, 1944, p. 32. 6 A V A N T-PR O PO S les choses. Un mot d’explication s’impose, dont une anecdote nullement imaginaire fournit l’occasion. Deux théologiens s’entretenant avec un philosophe de l’étude du donné intégral historique, qui contient celui de la foi comme celui de la raison, émettaient l’opinion que cette ana lyse du réel devait être réelle, sous peine d’être nulle et point objective, donc devait envisager le réel en son entier, sans y faire abs.raction de rien. A cette condition seulement elle sera concrète, exhaustive, comme le réel lui-même. Or, comme notre univers concret, tel qu’il est, implique une nature hu maine surnaturahsée, divinisée, il n’y a qu’à partir de cet en semble na.ure-grâce, raison-foi, quitte ensuite à y délimiter la part qui revient en propre à la nature comme à la raison, à leur fixer un domaine, où elles seront autonomes. Partant de leur synthèse, vous réussissez à les distinguer, tout en les lian‘. Sans nier la légitimité, voire la nécessité d’une telle dé marche, en reconnaissant même volontiers le caractère ex haustif de cette analyse, qui fournit sur la destinée humaine et l’in elligibilité de l’exister des vues cohérentes aussi satis faisantes que possible, le philosophe proposait une uploads/Philosophie/dialectique-de-l-x27-agir.pdf
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- Publié le Jan 15, 2022
- Catégorie Philosophy / Philo...
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