La derniere classe Alphonse Daudet LA DERNIÈRE CLASSE Contes du lundi Franz est un petit garçon qui comme tous les enfants de son ? ge fréquente l'école Mais c'est une période tourmentée de l'histoire de France pendant la guerre contre la Prusse ancêtre d

Alphonse Daudet LA DERNIÈRE CLASSE Contes du lundi Franz est un petit garçon qui comme tous les enfants de son ? ge fréquente l'école Mais c'est une période tourmentée de l'histoire de France pendant la guerre contre la Prusse ancêtre de l'Allemagne dans les années - Les Prussiens ont déjà envahi cette partie de la France proche de la frontière Un matin Franz raconte Notez bien comme tout a l'air inhabituel sur le chemin de l'école pour le petit Franz Ce matin-là j'étais très en retard pour aller à l'école et j'avais grand-peur d'être grondé d'autant que M Hamel nous avait dit qu'il nous interrogerait sur les participes et je n'en savais pas le premier mot Un moment l'idée me vint de manquer la classe et de prendre ma course à travers champs Le temps était si chaud si clair On entendait les merles si er à la lisière du bois et dans le pré Rippert derrière la scierie les Prussiens qui faisaient l'exercice Tout cela me tentait bien plus que la règle des participes mais j'eus la force de résister et je courus bien vite vers l'école En passant devant la mairie je vis qu'il y avait du monde arrêté près du petit grillage aux a ?ches Depuis deux ans c'est de là que nous sont venues toutes les mauvaises nouvelles les batailles perdues les réquisitions les ordres de la commandature et je pensai sans m'arrêter Qu'est-ce qu'il y a encore ? Alors comme je traversais la place en courant le forgeron Watcher qui était là avec son apprenti en train de lire l'a ?che me cria - Ne te dépêche pas tant petit tu y arriveras toujours assez tôt à ton école Je crus qu'il se moquait de moi et j'entrai tout essou é dans la petite cour de M Hamel CD'ordinaire au commencement de la classe il se faisait un grand tapage qu'on entendait jusque dans la rue les pupitres ouverts fermés les leçons qu'on répétait très haut tous ensemble en se bouchant les oreilles pour mieux apprendre et la grosse règle du ma? tre qui tapait sur les tables Un peu de silence ? Je comptais sur tout ce train pour gagner mon banc sans être vu mais justement ce jour-là tout était tranquille comme un matin de dimanche Par la fenêtre ouverte je voyais mes camarades déjà rangés à leurs places et M Hamel qui passait et repassait avec la terrible règle en fer sous le bras Il fallut ouvrir la porte et entrer au milieu de ce grand calme Vous pensez si j'étais rouge et si j'avais peur Eh bien Non M Hamel me regarda sans colère et me dit très doucement - Va vite à ta place mon petit Franz nous allions commencer sans toi J'enjambai le banc et je m'assis tout de suite à mon pupitre Alors seulement un peu remis de ma frayeur je remarquai que notre ma? tre avait sa belle redingote verte son jabot plissé ?n et la culotte

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