1 Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Ministère de la Sant
1 Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative Secrétariat d’Etat aux Sports, à la Jeunesse et à la Vie Associative CONTRIBUTION A LA CREATION DE L’ECOLE SUPERIEURE DE MANAGEMENT DU SPORT Rapport présenté aux Ministres à leur demande par Jean BERTSCH Professeur des Universités 29 mai 2008 2 Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative Secrétariat d’Etat aux Sports, à la Jeunesse et à la Vie Associative CONTRIBUTION A LA CREATION DE L’ECOLE SUPERIEURE DE MANAGEMENT DU SPORT Rapport présenté aux Ministres à leur demande par Jean BERTSCH Professeur des Universités 29 mai 2008 3 4 5 SOMMAIRE 1. Introduction : Contexte et problématique 6 2. Enjeux généraux 8 2.1. La philosophie de l’Ecole Supérieure de Management du Sport (ESMS) 8 2.2. Conception et gouvernance générales de l’ESMS 9 3. Les métiers et les fonctions de l’ESMS 11 3.1. Les métiers de l’ESMS 11 3.2. Les missions de l’ESMS 11 4. Positionnement général 16 4.1. Positionnement stratégique 16 5. Principes opérationnels 18 5.1. Ecole à deux « étages » 18 5.2. Siège social 18 5.3. Statut de l’INSEP et statut de l’ESMS 19 5.4. Financement de l’ESMS 22 5.5. Label de l’ESMS 26 5.6. Détermination des besoins des formés 27 5.7. Les équipes de formations 27 5.8. Démarrage de l’Ecole et calendrier 28 6. Méthodologie utilisée 30 7. Experts auditionnés 32 6 1. INTRODUCTION : Contexte et problématique Durant les vingt dernières années, l’évolution de l’univers sportif a décuplé les attentes sociales, politiques et économiques autour des organisations qui gèrent les fonctions du sport dans notre société. L’explosion des pratiques sportives, les évolutions des politiques publiques autour du sport et la perpétuelle mutation des structures des marchés sportifs donnent modèle à cet état. Ces constats s’incarnent dans les attentes, mais aussi dans les craintes du mouvement sportif autour des nécessaires besoins d’accompagnement de ces évolutions. Un enjeu d’accompagnement éclairé apparaît autour de l’émergence et de l’expression de nouveaux besoins en termes de compétences. Celles-ci peuvent se décliner en nécessités de soutien, d’accompagnement et de nouvelles formations pour les dirigeants fédéraux, les sportifs de haut niveau en double projet ou en reconversion, mais aussi et surtout les bénévoles du monde sportif. Elles doivent être totalement adaptées aux enjeux contemporains de leurs fonctions, tout en ne perdant pas de vue que ce socle, essentiel au sport français, est fondé sur un engagement libre. La France possède un savoir faire reconnu dans l’organisation d’événements sportifs majeurs. Toutefois, l’échec de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2012 et le manque de résultats de certaines disciplines ont montré quelques difficultés de positionnement dans le contexte international. Si le sport français semble souffrir d’un défaut de représentativité dans les instances internationales, ou plutôt d’une difficulté à demeurer un leader d’opinion actif, il ne s’agit nullement d’en blâmer ses représentants mais plutôt de s’inscrire là aussi dans une démarche structurée de (re)conquête, fédératrice de toutes les compétences en terme de savoir, savoir-faire et expériences. Ces difficultés renforcent le constat que le management des organisations sportives devient de plus en plus complexe. Pourtant, le savoir-faire et l’expertise en matière de formation et d’accompagnement des différents publics pré-cités existent et sont reconnus. Mais ils se trouvent souvent éclatés territorialement (émiettement géographique) et culturellement corporatistes (Mouvement sportif , Universités, écoles consulaires, Grandes Ecoles, INSEP, …). L’idée centrale est donc 7 de fédérer l’existant autour d’une organisation pouvant symboliquement rassembler ce qui est épars, tout en incarnant l’excellence dans son territoire disciplinaire, afin d’en tirer une application directe par projets transversaux et une offre d’outils en termes d’aide et d’expertise à tous ses usagers. L’enjeu est la construction d’un centre de ressources, véritable auxiliaire de la performance des organisations du mouvement sportif, de ses acteurs principaux, de ses dirigeants et de ses bénévoles. Souhaitée parmi les éléments de campagne par le Président de la République dans son programme présidentiel (CNOSF, 14 février 2006), L’Ecole Supérieure de Management du Sport peut être le symbole moderne de cette cause nationale. Le sport et le dynamisme de ses organisations sont une cause nationale défendue par tous. L’Ecole pourra s’apparenter à un institut capable de faire travailler des experts au-delà des clivages et de répondre efficacement à leurs enjeux nationaux et internationaux selon un principe de synergie jamais encore réalisé autour de cette cause. L’idée générique étant, comme le souhaite le Président de la République, de ne pas chercher, dans le cadre de la formation professionnelle, à « surformer » ceux qui le sont déjà, mais de bel et bien de former ceux qui en ont le plus besoin, c’est à dire les acteurs les moins qualifiés. Elle est censée répondre à 3 objectifs majeurs. - aider et former les bénévoles du mouvement sportif qui interviennent dans les clubs et les fédérations. Les tâches qu’ils ont à accomplir sont de plus en plus exigeantes, dans un environnement sportif de plus en plus complexe. - aider et former les dirigeants/ cadres sportifs dont les fonctions requièrent des compétences de haut niveau dans des secteurs multiples. Or, souvent anciens sportifs de haut niveau, ou cadres ayant gravi avec le temps tous les échelons des fédérations, ils ne les détiennent pas forcément. - aider et former les sportifs de haut niveau en fin de carrière qui ne se sont pas préoccupés suffisamment tôt du « double projet » (sportif et professionnel) et qui se retrouvent démunis, en fin de carrière sportive, pour prendre un nouveau virage. - enfin, il ne saurait être négligé le fait que l’Ecole pourrait également avoir un rôle de dissémination dans le monde, de l’excellence et de l’influence françaises, en formant des cadres des pays étrangers auxquels elle serait accessible. Placer ses dirigeants en position de décision dans les instances internationales est une visée stratégique indispensable pour conquérir l’organisation de manifestations sportives internationales comme les Jeux Olympiques. 8 2. ENJEUX GENERAUX 2.1. La philosophie de l’Ecole Supérieure de Management du Sport (ESMS). Un auxiliaire de la performance dans le monde sportif La création d’une Ecole Supérieure de Management du Sport trouve son motif principal dans la mise en place d’un pôle d’excellence novateur en matière de formation, de recherche et d’expertise dans le domaine du management du sport. Les enjeux fondamentaux de cette école sont : une meilleure compréhension et une perception étendue des attentes des acteurs privés et publics du sport, ainsi que la demande sociale ; un suivi et une analyse des évolutions du sport et de ses politiques internationales ; et un meilleur discernement des mutations du sport de haut niveau. Pour répondre positivement à cette ambition, l’Ecole devra apporter des réponses à plusieurs objectifs pédagogiques : (i) le renforcement des politiques d’organisations sportives et de leur gestion ; (ii) le développement de la culture du résultat et de l’excellence ; (iii) le développement des compétences minimales des encadrants. Un centre de ressources expertes, sportives et universitaires L’Ecole devra s’appuyer sur une volonté partagée par tous les acteurs impliqués aujourd’hui (INSEP, Universités et Ecoles de commerce, Mouvement sportif) et proposer une démarche innovante basée sur (i) l’échange des ressources et (ii) une politique d’ouverture. C’est la raison pour laquelle il est indispensable de mettre en synergie des experts des différentes composantes autour de codes, règles et projets communs afin de confier la dimension pionnière aux choses. L’intervention des meilleurs experts nationaux, mais aussi internationaux, dans une participation active aux travaux d’analyses croisées avec le mouvement sportif, permettra la construction des méthodes et outils adaptés aux enjeux et publics ciblés. De plus, le dispositif devra être structuré autour d’une politique commune de recherche appliquée et d’expertise à vocation interdisciplinaire. 9 De plus, l’interaction permanente entre les professionnels, les universitaires et le mouvement sportif est d’une importance cruciale, afin de faire bénéficier les usagers en formation des meilleures ressources respectives, et surtout de permettre à ces derniers de constater le bénéfice d’un tel engagement de leur part. En définitive, l’Ecole doit être envisagée comme un appareil d’études, de perfectionnement voire de recherches appliquées, mobilisant les meilleurs experts dans une démarche mariant de façon pragmatique le Mouvement Sportif, l’Université, les Ecoles de Commerce et l’INSEP. 2.2 Conception et gouvernance générales de l’ESMS Organisation externe Sous la tutelle conjointe du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports et de la Vie Associative et du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, le siège de l’Ecole Supérieure de Management du Sport devrait être symboliquement installé à l’INSEP de Paris. Cependant, la problématique du maillage territorial et celle de l’implication des pôles-ressource imposent une diffusion des savoir-faire dans les régions et les départements, selon un principe d’antennes décentralisées, porteuses de la philosophie commune. Conçue comme une « fusée à deux étages » avec un niveau supérieur national pour la formation des dirigeants (INSEP) et un niveau régional pour la formation des bénévoles et le suivi des sportifs de haut niveau in uploads/s1/ comptabilite 2 .pdf
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- Publié le Jui 21, 2022
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