questions tème éducatif e travaux de la DEP Dix-huit questions sur le système é

questions tème éducatif e travaux de la DEP Dix-huit questions sur le système éducatif Synthèses de travaux de la DEP Directrice de la publication Claudine Peretti Rédactrice en chef de ce numéro Kristel Radica Secrétariat de rédaction Marc Saillard Ont collaboré à ce numéro Dominique Abriac ; Dominique Allain ; Dominique Aussant ; Gérard Brézillon ; Jean-Paul Caille ; Sylvère Chirache ; Pascale Chollet ; Philippe Clément ; Jocelyne Collet-Sassère ; Marc Colmant ; Olivier Cosnefroy ; Laurence Dauphin ; Jean-Claude Émin ; Nadine Esquieu ; Paul Esquieu ; Franck Évain ; Pierre Fallourd ; Laure Ferrait ; Dominique Girard-Reydet ; Alain Goy ; Rodolphe Houlle ; Bernadette Hée ; Michèle Jacquot ; Sylvie Kleinholt ; Sylvie Lemaire ; Jacqueline Levasseur ; Clotilde Lixi ; Alain Lopes ; Claude Malègue ; Anne-Laure Monnier ; Sabine Moutin ; Aude Mulliez ; Emmanuelle Nauze-Fichet ; Françoise Œuvrard ; Sophie O’Prey ; Estelle Orivel ; Pierrette Pau ; Claudine Peretti ; Franck Petrucci ; Pascale Poulet-Coulibando ; Tiaray Razafindranovona ; Catherine Régnier ; Thierry Rocher ; Fabienne Rosenwald ; Véronique Sandoval ; Claude Sauvageot ; Magda Tomasini ; Bruno Trosseille ; Frédéric Voiret Éducation & formations Ministère de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche Direction de l’évaluation et de la prospective (DEP) 3/5, boulevard Pasteur – 75015 Paris 58, boulevard du Lycée – 92170 Vanves Crédit photos © Caroline Lucas / MJENR Conception, mise en page DEP - Imprimerie nationale Impression Ovation Tarifs 2003 Le numéro France : 13 euros Vente au numéro Ministère de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche DEP/Bureau de l'édition 58, boulevard du Lycée – 92170 Vanves  : 01 55 55 72 04 Éducation & formations – n° 66 – juillet-décembre 2003 3 P r é f a c e D ans le cadre de la préparation du Débat national sur l’avenir de l’École, la Direction de l’évaluation et de la prospective a effectué des synthè- sessurdix-huitsujetsrelatifsaufonctionnementdusystèmeéducatif. Ces synthèses, qui sont élaborées à partir des travaux qu’elle a conduits ces dernières années ou auxquels elle a participé, ne prétendent pas épuiser les sujets qu’elles traitent. Elles ont pour objectif de présenter, en quelques pages, les principales données issues des travaux statistiques ou des évaluations réalisés par la direction, en les plaçant, chaque fois que possible, dans une dimension évolutive sur le moyen ou long terme et dans une approche comparative avec la situation des autres pays de l’OCDE ou de l’Union européenne. Ajoutées aux autres publications périodiques de la direction, « Repères et Références Statistiques », « L’état de l’École » et « Géographie de l’École », elles constituent un document de référence utile à tout lecteur qui souhaite enrichir sa connaissance du système éducatif. Compte tenu de l’objectif poursuivi, les rédacteurs ont particulièrement veillé à rendre accessibles les données présentées, sans pour autant remettre en cause leur rigueur scientifique. Certains lecteurs pourront trouver quelques analyses trop complexes ; d’autres, au contraire, les estimeront un peu superficielles. Tout exercice de synthèse nécessite des choix ; les lecteurs qui souhaiteront approfondir un sujet pourront se reporter aux ouvrages figurant dans la biblio- graphie. Bien entendu, les bibliographies ne prétendent, en aucune façon, à l’exhaustivité ; elles ne mentionnent que les principales publications à partir desquelles ont été élaborées ces synthèses. La Directrice de l’évaluation et de la prospective Claudine Peretti Éducation & formations – n° 66 – juillet-décembre 2003 5 & S o m m a i r e Dix-huit questions sur le système éducatif Synthèses de travaux de la DEP 01 Faut-il développer la scolarisation à deux ans ? page 7 02 Les compétences en lecture des élèves et des jeunes 13 03 Le traitement de la difficulté scolaire 23 04 Le collège unique est-il une réalité ? 39 05 Les processus d’orientation sont-ils équitables et efficaces ? 49 06 Quelles évolutions pour l’enseignement professionnel dans le second degré ? 65 07 La question de l’articulation entre le second degré et l’enseignement supérieur 79 08 Quelestleniveaudeformationdessortantsdusystèmeéducatif? Quelsemploisoccupent-ils? 89 09 Quels moyens sont consacrés à l’éducation ? Et comment sont-ils répartis ? 101 10 Qui participe au fonctionnement du système éducatif ? 113 11 La diversité des lieux d’enseignement 121 12 La diversité des profils et des métiers d’enseignants 133 13 Un encadrement et une animation du système éducatif à la hauteur des besoins ? 147 14 Violence et absentéisme, deux éléments essentiels du climat des établissements 157 15 Public – Privé : quelles différences ? 167 16 L’école réduit-elle les inégalités sociales ? 177 17 Et si l’on regardait au-delà de la prochaine rentrée ? 187 18 De la formation continue à la formation tout au long de la vie ? 201 n° 66 – juillet-décembre 2003 Faut-il développer la scolarisation à deux ans ? 01 L’école maternelle française est fréquemment citée comme l’un des points forts de notre système éducatif et la pression de certaines familles est aujourd'hui vive pour que les enfants y soient accueillis dès l’âge de deux ans. Si la demande de ces familles est, en partie, liée à des considérations financières – elles économisent ainsi tout ou partie du coût de la garde du jeune enfant – ou aux difficultés qu’elles rencontrent pour faire assurer cette garde, elle trouve sa justification dans leur souci de favoriser la réussite scolaire ultérieure de leurs enfants. Or, si les analyses conduites sur les résultats des élèves montrent, au niveau global, un léger avantage au bénéfice des élèves scolarisés à deux ans, en l’absence de données détaillées sur les conditions d’accueil de ces élèves, le principe d’un accueil systématique à l’école fait l’objet de vives controverses. L’école maternelle française est fréquemment citée comme l’un des points forts de notre système éducatif. Il est incontestable que la généralisation progressive de l’accueil des jeunes enfants de trois ans au cours des dernières décennies a contri- bué aux progrès de notre système éducatif. Le fait de ne pas fréquenter l’école maternelle ou de ne le faire qu’à partir de qua- tre ou a fortiori de cinq ans constitue un handicap pour les quelques enfants concernés. La scolarisation à deux ans a des effets relativement faibles sur la réussite ulté- rieure. Ces effets sont les plus marqués au profit des catégories sociales les plus défavorisées et les plus favorisées. Elle semble notamment bénéfique aux élèves étrangers ou issus de l’immigration, auxquels elle apporte une appropriation plus rapide de la langue et de la culture françaises. Si on développe cette scolarisation précoce, l’équité doit donc conduire à la favo- riser en priorité dans les zones où les catégories sociales les plus défavorisées sont concentrées. Mais la relative faiblesse des effets à en attendre doit inciter à comparer l’efficience de cette scolarisation dès deux ans – même sélective – à d’autres mesures de politique éducative. 7 Depuis maintenant plus d’une décennie, tous les enfants fréquentent une classe maternelle ou enfantine à partir de trois ans, et la moitié de ceux qui peuvent légalement être accueillis dans ces classes à partir de deux ans y ont accès avant trois ans1. Le graphique suivant illustre cette généralisation progressive de la scolari- sation précoce, qui constitue une caractéristique importante du système édu- catif français. À l’exception de la Belgique et de l’Italie, aucun autre pays européen n’a des taux d’accueil des jeunes enfants aussi élevés dans des «établissements préprimaires à finalité éducative»2. Graphique - Évolution de la scolarisation en fonction de l’âge dans le système éducatif français De plus, au-delà de cet aspect quantitatif, rares sont les pays dans lesquels l’accueil de ces jeunes enfants – en particulier des plus jeunes – est réalisé dans des établissements dépendant du système éducatif, employant des per- sonnels enseignants dont la formation est la même que celle des ensei- gnants de l’élémentaire, et développant des activités pédagogiques et non seulement éducatives. 1962 1966 1970 1974 1978 1982 1986 1990 1994 1998 2002 0 5 ans 4 ans 3 ans 2 ans 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 % L’école maternelle, une spécificité française qui contribue à améliorer l’efficacité de la scolarité primaire La scolarisation précoce est particulièrement développée en France depuis longtemps. Le développement de la scolarisation précoce a largement contribué à améliorer le déroulement des scolarités élémentaires. 8 Éducation & formations – n° 66 – juillet-décembre 2003 1. Le taux de scolarisation des enfants de deux ans est estimé à 32 % en 2002, ce qui correspond à un accueil de près de 50 % des enfants légalement scolarisables en 2002-2003, c’est-à-dire des enfants nés entre le 01/01/2000 et le 31/08/2000. 2. In Les chiffres-clés de l’éducation en Europe, EURYDICE, Eurostat, 2002. Selon la définition retenue pour établir ces chiffres clés, les « établissements préprimaires à finalité éducative » peuvent être scolaires ou non scolaires, ces derniers dépendant généralement d’autorités ou de ministères autres que ceux de l’éducation. Mais ils doivent obligatoirement employer du per- sonnel qualifié en éducation. Aujourd’hui encore, l’effet bénéfique d’une scolarité maternelle longue peut se constater et les quelques élèves qui sont entrés en uploads/s1/ dezoito-questoes-sobre-o-sistema-educativo.pdf

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  • Publié le Jan 14, 2021
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