207 LE BULLETIN DE L'EPI N° 50 LA P.A.O. LA P.A.O. Bruno PIGUET FAUDRA-T'IL INT
207 LE BULLETIN DE L'EPI N° 50 LA P.A.O. LA P.A.O. Bruno PIGUET FAUDRA-T'IL INTRODUIRE LA PAO DANS LES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES ? Certes, rien n'est obligatoire, ni bon marché, ni facile. Il y a fort à parier, cependant, si l'on analyse l'évolution de la micro- informatique grand public telle que l'on peut la découvrir dans les divers salons informatiques, que cela deviendra possible dans les années qui viennent. Et elle devrait s'y avérer d'une grande utilité. Mais, qu'est-ce que la PAO, se demanderont certains ? La P.A.O : PUBLICATION ASSISTÉE par ORDINATEUR C'est ce qu'on appelle le "Desk Top Editing", l'Edition de bureau ou encore l'Edition électronique. 1) Son RÔLE Comme son nom l'indique, elle vise "simplement" à aider à la publication de documents. C'est un ÉDITEUR QUI MET EN PAGE TOUT CE QUI DOIT ÊTRE IMPRIME, et ceci avec une souplesse tout à fait impressionnante. Il faut comprendre qu'il est difficile d'en parler sans la replacer dans le contexte de l'évolution des logiciels de micro-informatique, car elle n'en est que la suite logique. Premier venu, le TRAITEMENT de TEXTE qui permet de "saisir" du texte au clavier, de le "manipuler" (modifications, corrections, déplacements ou inversions de paragraphes, création automatique d'index, corrections orthographiques automatiques, publi-postage, etc.). Ceci dans le but de le conserver et de l'imprimer. 208 Bruno PIGUET LE BULLETIN DE L'EPI Puis apparut le TABLEUR qui aide à composer des tableaux de nombres qu'il est capable de remettre à jour seul et rapidement dès que l'une des valeurs du tableau est modifiée. Ensuite le GRAPHEUR qui dessine des courbes et des diagrammes faciles à lire et à interpréter. Puis le logiciel de DAO qui exécute un dessin industriel sur une table traçante, dessin qu'il sera facile de modifier, d'agrandir, ou, dont on pourra sélectionner une partie (effet de loupe) pour mieux l'étudier. Et encore le GESTIONNAIRE de FICHIERS qui effectue des tris et des recherches dans des fiches, etc. Chacun de ces logiciels finissant par imprimer le résultat de son travail pour une communication plus facile et plus efficace. Or, il est évident que la plupart du temps, lorsqu'il faut éditer un document, ce n'est pas uniquement à l'un de ces éléments qu'il faut faire appel, mais à plusieurs à la fois. Et c'est là que l'impossible est atteint : En raison de la spécificité de chacun de ces logiciels, de leur complexité, de la place importante que chacun d'entre eux prend dans la mémoire de l'ordinateur, il est impossible de réunir toutes ces fonctions en un seul logiciel. D'autre part, ces logiciels ont beaucoup de mal à "communiquer" entre eux, c'est-à-dire pour l'un d'utiliser les résultats du travail d'un autre (problèmes de normes de stockage d'information différents, par exemple...). Des progrès ont été faits dans ce sens, et certains "échanges" de fichiers sont possibles, mais pas systématiquement. Certes, des logiciels dit intégrés tentent de réunir plusieurs fonctions (traitement de texte ET tableur, par exemple); mais souvent au détriment des performances de chacun de ces modules, et avec certaines barrières impossibles à franchir : - il n'est pas possible d'intégrer véritablement dans un texte un dessin ou un graphisme créé au moyen d'un autre outil informatique, mais il faut se contenter d'une simple alternance de texte et de tableaux, ou de l'introduction de graphiques entre 2 pages. - pour intégrer une production issue d'un logiciel de DAO, il faut l'exécuter à part dans un format adapté au texte. 209 LE BULLETIN DE L'EPI LA P.A.O. Ce mode de publication, pour extraordinaire qu'il ait pu paraître il y a 5 ou 6 ans, n'en restait pas moins élémentaire et exigeait tout un travail artisanal de mise en page : Découpage aux ciseaux du texte et des dessins ou graphiques à intégrer ; Montage et collage sur une feuille propre des divers "blocs" ainsi préparés ; et photocopie du tout ! Ce qui éliminait toute possibilité de stockage et de manipulation informatique ultérieure du document final. Méthode qui ne facilitait pas non plus les "essais" visant à trouver la mise en page optimum. C'est tout cela que propose la PAO ! 2) Son ENVIRONNEMENT La PAO a pu se mettre en place grâce à l'évolution des matériels disponibles. - En premier lieu, la taille sans cesse grandissante de la mémoire accessible dans les ordinateurs, et ce, à un prix raisonnable. - La plus grande définition des cartes graphiques (types carte EGA...) afin de représenter du mieux possible sur les écrans des "visus" ce qui sera imprimé. - L'apparition d'écrans de grande taille qui montrent toute la page(*). Apparition du même coup du concept "WYSIWYG" (prononcer : What You See Is What You Get). L'écran pleine page vous montre "exactement" ce que vous obtiendrez à l'imprimante - du moins essaie-t'il ! (*) En ce qui concerne la surface et la finesse d'affichage d'un écran, nous pourrons rappeler les chiffres suivants : - Le MO5 THOMSON propose un écran de 320 x 200 points qui affiche 25 lignes de 40 caractères. - Un compatible PC standard dispose d'une grille de 640 x 200 points ce qui ne laisse apparaître que 25 lignes de 80 caractères sur les 55 à 65 que peut comporter une page. - Un écran 'pleine page' de 16 pouces de diagonale montre un format A4 (avec, par exemple, une définition de 1 024 x 1 024 points). Et on trouve déjà des écrans de 19 pouces (37 cm) avec un affichage de 1 664 x 1 220 points. 210 Bruno PIGUET LE BULLETIN DE L'EPI Comparons en effet les 100 "points par pouce" d'un écran haute résolution aux 300 ppp ou 600 ppp d'une imprimante laser et aux 1 200 à 2 480 ppp d'une photocomposeuse professionnelle. - L'apparition d'imprimantes laser qui allient la finesse de définition du laser pour l'écriture à la souplesse d'impression de la photocopieuse, le tout dans un silence parfait. - L'apparition des lecteurs laser -ou scanners- dont le but est de "lire" un document (photo, dessin, schéma technique, etc.) point par point afin de le "digitaliser", c'est-à-dire de traduire chacun de ces points en code numérique stockable et utilisable par l'ordinateur. - Et enfin, l'adoption du langage POSTSCRIPT en tant que norme implicite. Il s'agit d'un langage de programmation qui transmet à l'imprimante une page composée "virtuellement". Ce programme sera lu par un interpréteur qui doit être présent dans l'imprimante qui l'exécutera, ce qui donnera une impression "effective". Tous ces éléments techniques disponibles, il ne restait plus qu'à les utiliser en harmonie - le dernier élément indispensable pouvait être mis au point : le logiciel de PAO. Signalons qu'une fois de plus, c'est sur matériel APPLE qu'un certain nombre de ces éléments furent mis au point pour le grand public avant d'être adaptés à la norme PC. Nous n'établirons pas une liste exhaustive de tous les logiciels de PAO. Voici cependant quelques noms parmi les plus courants : Sur matériel APPLE RAG TIME 2 (avec traitement de texte incorporé) READY, SET, GO! PAGE MAKER. Sur compatibles PC et PC/AT (disque dur "conseillé") PERSONAL PUBLISHER (avec traitement de texte incorporé) VENTURA PAGE MAKER Système ACE Vision. Tous récupèrent des fichiers créés sur d'autres outils et sauvegardés sur disque en ASCII, ou ceux provenant d'un certain 211 LE BULLETIN DE L'EPI LA P.A.O. nombre de logiciels très répandus tels que Word, Multiplan, Wordstar, McWrite, etc. 3) Ses POSSIBILITÉS Le principal intérêt d'un logiciel de PAO, c'est qu'il considère les contenus des fichiers récupérés comme des éléments qu'il peut manipuler de différentes manières : - la taille de l'objet (dessin, schéma, titre...) est adaptée automati- quement à la zone de copie définie par l'utilisateur : agrandis- sement ou réduction, écrasement ... sont ainsi gérés par le système, et ce, quel que soit le format de l'objet lors de la saisie ou de sa digitalisation ; - la modification des types de caractères d'imprimerie à utiliser est possible à tout moment, au choix parmi plusieurs polices, et ce pour tout ou partie du texte, et sans avoir à le définir au moment de la saisie du texte ; - l'affichage se fait dans une zone délimitée au choix (carré ou rectangle pour les dessins, photos, titres, notes ou tableaux) et sur le reste de la page pour le texte, en "entourant" automatiquement les zones prédéfinies comme utilisées par autre chose : la découpe du texte se refait à chaque fin de ligne au format imposé ainsi, mais les coupures entre les différents paragraphes sont respectées. - l'affichage en colonnes est possible pour le texte : nombres et largeur des colonnes sont à choisir et sont modifiables à tout instant. Le texte se redécoupant automatiquement. Les colonnes s'effaceront, le texte se redécalera s'il le faut pour laisser la place à une nouvelle zone de dessin. Il ne s'agit pas de définir ici toutes les possibilités de ces logiciels, nous en avons vu les principales. Nous ne comparerons pas non plus leurs fiches techniques décrites dans de nombreuses revues (cf. bibliographie). Nous ne retiendrons qu'une idée : la grande uploads/s3/ pao-chap-1.pdf
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- Publié le Jui 03, 2021
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