S h a ms A b o u E l E n e i n 5 E / OS Hi s t o i r e d e l ' A r t J a c k s
S h a ms A b o u E l E n e i n 5 E / OS Hi s t o i r e d e l ' A r t J a c k s o n P o l l o c k Authumn Rhythm, Jackson Pollock, 1950, (ill. 1) 1 0 . 0 1 . 2 0 1 - 1 - Figure indépendante de l'art américain, Jackson Pollock est devenu un mythe, car il a été capable d'égaler les grand maîtres européens. Cependant la technique qu'il a développée, le « dripping » n'est pas propre aux États-Unis, elle a profondément changé la peinture. Biographie Né le 28 janvier 1912 il déménage 8 fois dans les 14 premières années de sa vie à cause d'une situation familiale compliquée. Son père était souvent absent et sa mère très autoritaire. Il visite en 1923 une réserve d'Indiens et y découvre les incroyables motifs abstraits de l'art dit « Art primitif ». Il montre ses premiers signes d’alcoolisme à l'âge de 15 ans et il va suivre plusieurs cures de désintoxication durant le reste de sa vie. En 1928 il se fait renvoyer, après quelques mois, d'une école d'Arts Manuels pour avoir critiqué l'enseignement proposé dans un journal estudiantin et suit alors des cours auprès du peintre réaliste Thomas Hart Benton du quel il apprendra entre autres « des solutions de composition picturales sous forme graphiques » . Entre 1938 et 1946 il découvre Picasso et en est fortement inspiré. Il rencontre aussi celle qui sera sa femme durant cette période, l'artiste Lee Krasner. Il vivra son apogée autour des années 1950, entre autre en étant sélectionné parmi une poignée d'autres artistes pour représenter les États-Unis à la Biennale de Venise cette même année. La majorité de ses toiles exposées à cette occasion sont réalisées selon la méthode du « dripping » , celle du « pouring » ou encore un mélange des deux. Il se tue le 11 août 1956 dans un accident de voiture, ivre. Il s'agit donc d'un artiste fortement marqué durant son enfance par un contexte familial difficile, marqué par un fort alcoolisme et un trouble dépressif. Il a aussi été marqué par de nombreux grands noms, tels que Picasso, Mirò, Max Ernst et Benton. Sa peinture était un moyen pour échapper à tout ce chaos intérieur, elle est pour lui une délivrance de cet univers très dur. Sa philosophie de vie n'est nulle autre que de faire partager ses émotions sur la toile. Expressionnisme abstrait L'expressionnisme abstrait est surtout une condition culturelle qui caractérise les États-Unis ; il se - 2 - Jackson Pollock trvaillant (ill. 2) diffuse aussi en Europe, mais d'une manière différente, dans les années 1940 et 1950. Les artistes y tentent une nouvelle approche de la peinture, un nouveau langage en reconsidérant les matériaux de la peinture. La toile n'est plus envisagée, désormais, comme lieu de la représentation, mais comme l'espace vital de l'action ; de même, les matériaux, produits la plus-part par l'industrie, deviennent les instruments de cette action. On jette sur la toile toutes les énergies et les pulsions qui sont celles de l'artiste, en tant que sujet, mais aussi celles du tissus social. Consciente que le langage artistique possède aussi des implications existentielles et sociales, la nouvelle recherche artistique américaine acquiert assez rapidement, dès les années 1940, son autonomie vis-à- vis de la recherche européenne. Les éléments dont les expressionnistes abstraits s'inspirent sont principalement le surréalisme, pour les réflexions sur l'inconscient et l'intérêt pour le mythe et l'art primitif. L'expressionnisme abstrait n'est pas pour autant un mouvement qui réunit les artistes pratiquant un même style. Il s'agit plus d'une condition culturelle et existentielle dans laquelle travaille un artiste qui, au-delà de ses propres caractéristiques formelles et stylistiques, a pour postulat d'insérer dans son travail la recherche d'une identité. Ce sont des personnalités différentes qui forment ce climat, mais le centre se trouve a New-York avec notamment la présence de Jackson Pollock, Willem De Koonig, Barnett et Clyfford Still. À un certain moment, les peintres américains, l'un après l'autre, commencèrent à considérer la toile comme une arène dans laquelle agir, plutôt que comme un espace dans lequel reproduire, redessiner, analyser ou « exprimer » un objet réel ou imaginaire. La toile n'était donc plus le support de la peinture, mais un événement. - Harold Rosenberg, dans son livre La tradition du nouveau - Ce mouvement se sépare en deux formes contradictoires. D'un côté l'« action painting » pour laquelle le geste de l'artiste est plus important que la toile elle même. Pollock est souvent mentionné comme exemple lorsque l'on évoque cette technique à cause de la méthode qu'il a développée, le « dripping ». La peinture n'est donc plus qu'un geste, une action de l'artiste. De l'autre coté, la « colorfield painting » (peinture du champ coloré) est plus zen, car l'agencement des couleurs, est plus important que la méthode utilisée pour réaliser l'oeuvre. Dans les deux cas, lorsque la toile est entièrement couverte de peinture on dit que le peintre a pratiqué le « all- over ». Les influences de Jackson Pollock [une oeuvre d'art] représente la somme des influences stylistiques qui ont motivé l'artiste. Cependant, pour devenir de l'art, ces influences doivent êtres assimilées à l'oeuvre, qui ainsi ré-organisé, formule une nouvelle affirmation artistique. - Thomas Hart Benton, à l'intention de ses élèves durant ses cours - Dans ses peintures des années 1933 à 1946, Pollock montre qu'il a parfaitement retenu la leçon, et laisse souvent transparaître les influences stylistiques qui le motivent : celle de Picasso en - 3 - ex. de colorfield peinting (ill. 3) particulier comme dans Stenographic figure. Cela lui a valu l’appellation de « cubiste tardif » pour cette période, mais cela est trop réducteur par rapport à ses sources. Il a par exemple aussi fortement été influencé par les peintures des grottes préhistoriques, les mosaïques byzantines, les manuscrits persans, etc... Parmi l'incroyable liste que l'on pourrait dresser, il est important de parler des indiens et de leur art primitif. Comme beaucoup de peintre pratiquant l'expressionnisme abstrait, Pollock s'est énormément inspiré de leurs créations et leurs coutumes. Il a eu un premier contact avec eux à l'âge de 12 ans, ou il a eu la chance d'assister à l'un de leurs rituels, qui l'a profondément marqué pour le restant de ses jours. Notons aussi Picasso, le célèbre peintre Italien, qui est, d'après sa femme, resté durant toute sa vie un modèle pour Pollock et Benton qui fut d'abord son maître puis son ami. Dès le départ, la peinture de Pollock révèle donc une éminente culture, et rien ne serait donc plus faux que d'interpréter la violence de son graphisme comme inhérente à la personnalité de « cow boy inculte et alcoolique » qui lui est parfois attribuée. Technique de Jackson Pollock Bien qu'ayant aussi utilisé de l'huile, fait de la gravure, réalisé des esquisses et touché à beaucoup de méthodes « traditionnelles », Pollock est devenu avant tout célèbre grâce à la méthode du « dripping ». Cette technique consiste à laisser couler la peinture depuis le bout d'un pinceau, d'un bout de bois, ou même parfois directement depuis le pot. La matière utilisée peut être très très liquide ou au contraire visqueuse et les moyens utilisés pour réaliser les coulures sont très divers, ce qui rend cette technique extrêmement intéressante. Cette méthode convient particulièrement bien à son but, qui est d'exprimer ses sentiments et tout ce qui se passe dans son esprit. Peindre est une découverte de soi-même, tout bon artiste peint ce qu'il est. - Pollock, à l'âge de 44 ans - Il est donc souvent classé dans la catégorie des « expressionnistes abstraits ». Pour la petite histoire, Pollock, qui pratique l'action painting, a été surnommé « Jack the Dripper » en référence à « Jack the Ripper » (Jack l'Éventreur), pour sa technique. Ma peinture ne provient pas du chevalet. Je tends à peine ma toile avant de commencer. Je préfère poser directement ma toile sur le mur ou le sol. J'ai besoin de la résistance d'une surface dure. Sur le sol je suis plus a mon aise. Je me sens plus proche de la peinture, y participant d'avantage, dans la mesure où je peux marcher autour, travailler par chacun des quatre côtés, et être littéralement dans la peinture. - Pollock en 1947 - Il ne faut pas croire pour autant que ses toiles tiennent du hasard. - 4 - Je ne... enfin... avec l'expérience... il me semble possible de contrôler la coulée de peinture, dans une large mesure, et je ne l'utilise pas... je n'utilise pas l'accident... parce que je nie l'accident. - Pollock en 1951 - Certaines études ont démontré que le principe d’auto similarité statique est respecté à travers ses oeuvres. Le rapport de quantité entre les différentes couleurs reste le même quel que soit la taille du bout de tableau étudié. Le noir occupe 36% de l'espace et les autres couleurs 13%. La uploads/s3/ jackson-pollock.pdf
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- Publié le Mai 01, 2022
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