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Domaine arts de l'espace arts du langage arts du quotidien arts du son arts du spectacle arts du visuel Matière Français Maths Histoire-géo LV1 LV2 EPS Latin / Grec Technologies SVT Sc. physiques éd. musicale Arts plastiques Fiche histoire des Arts, collège Pierre Aguiton de Brecey 1 Walt Disney Studio, 1er janvier 1943 Fiche HIDA Der Fuehrer's Face Contexte 7 déc 1941 : attaque japonaise sur la base navale de Pearl Harbor. Conséquence : les États-Unis entrent dans la Seconde Guerre Mondiale. Déc 1941 : les studios Disney sont réquisitionnés afin de stocker du matériel antiaérien. Mais l'effort de guerre de Disney ne s'arreête pas là. En effet, pendant toute la période du conflit, les studios se lancent dans la production de films de propagande permettant de faire passer différents messages à la population, notamment la nécessité de financer la contre-offensive américaine en achetant des "bons" ou encore de faire des économies de carburant. Le film Der Fuehrer's Face fait partie intégrante de ces films de propagande dans lesquels les grandes vedettes des studios sont enroêlées. Ici, c'est Donald qui est sollicité. Réalisé par Jack Kinney, le film devait au départ s'intituler Donald Duck in Nutziland (jeu de mot : nut signifie fou en anglais et la prononciation de nazi en anglais et en allemand est natzi). Distribué par la RKO Pictures, Der Fuehrer's Face fut présenté au public américain le 1er janvier 1943. La meême année, il recevait l'Oscar du Meilleur court- métrage d'animation. Evidemment, aucune sortie en France, à l'époque entièrement occupée par les forces allemandes. L'histoire On retrouve Donald Duck dans la peau d'un ouvrier nazi, travaillant dans une usine de munition à Nutziland (jeu de mots: nut signifie fou en anglais et la prononciation de nazi en allemand et en anglais est : natzi). Et cette vie n'est pas de tout repos. Le dessin animé montre sa journée au cours de laquelle il doit sans cesse rappeler sa fidélité au Führer : - petit déjeuner léger à cause du rationnement (café dans le coffre-fort = marché noir ?, aroême oeuf et bacon= « ersatz », pain dur) - travail à l'usine d'armement (sous surveillance (baïonnettes)= pas de liberté d'expression) Mais cette réalité oppressante n'est qu'un affreux cauchemar, et Donald se réveille finalement, et se précipite pour enlacer une petite Statue de la Liberté, heureux d'appartenir aux Etats-Unis d'Amérique !... Fiche histoire des Arts, collège Pierre Aguiton de Brecey 2 Technique Personnages : On peut reconnaîêtre sous des traits caricaturés (les corps sont déformés) : · Goebbels : ministre de l'information et de la propagande (grand et fin) · Göring : commandant de l'armée de l'air (petit et gros) · Mussolini : dictateur italien, lié à l'Allemagne par l'Axe Rome-Berlin (1936) (gros et mal rasé avec un double menton) · Hiro-Hito : empereur du Japon, lié à l'Allemagne par le Pacte anti-Komintern (1937). (petit, jaune avec des grandes dents= représentation très raciste) On notera également que ce sont les seuls hommes présents : les baïonnettes, couteaux... ne sont tenus par aucun humain visible dans le film. C'est encore plus vrai dans le cauchemar : aucun humain, les obus marchent, il y a des jambes sans corps...) => le régime nazi est déshumanisé et déshumanise. Décor : Il est "nazifié" à l'extreême ... (maison avec la moustache d'Hitler, arbres, poteaux électriques et nuages en forme de croix nazie, le coq et le coucou de l'horloge chantent heil Hitler, avec le bras tendu... Les couleurs varient peu : beaucoup de vert rappelant la couleur de l'uniforme nazi, du rouge à l'entrée de l'usine. L'affiche du film L'affiche du film est aujourd'hui certainement celle qui, pour un film de propagande de Disney, reste la plus célèbre. On y retrouve Donald Duck qui, dans une grande joie (comme un vainqueur), balance une tomate pourrie au visage d'Hitler, déconfit, et qui arbore une couleur verdâtre et un visage choqué (voire défait), renforçant encore l'idée que cet eêtre est hideux. Le film est vendu grâce à un slogan clair : "Le film duquel la chanson (sous entendu "Der Fuehrer's Face") est extraite". Publicité annonçant la sortie du film Affiche du film Donald Duck La caricature d'Hitler Attitude Conquérant, dynamqiue Humilié, défait, surpris Mouvement oui non Taille minuscule Disproportionné, gigantesque Représentation Les Etats-Unis, le futur vainqueur L'Allemagne nazie, le futur vaincu Position sur l'affiche En déséquilibre, en mouvement (on ouvre la lecture du poster par Donald) En haut à gauche, statique, fermé La tomate La place centrale donnée à la tomate - Couleur : rouge donc très visible (élément que l’on remarque en premier) - Taille : énorme (disproportionnée si envoyée par Donald), place centrale sur l’affiche - Interprétation : humiliation, annonce la défaite, écho (la tomate que l’on jette à un mauvais acteur) - Le lien unique et indispensable entre la caricature d’Hitler et le personnage de Donald Fiche histoire des Arts, collège Pierre Aguiton de Brecey 3 Signification Son message : Dans ce court-métrage, le message lancé aux spectateurs est simple. Il s'agit ni plus ni moins d'une diabolisation de l'ennemi, en premier lieu l'Allemagne nazie d'Adolf Hitler, mais également de l'Italie fasciste de Mussolini, ainsi que du Japon d'Hiro Hito. Ce film met également l'accent sur le totalitarisme nazi en le parodiant (on reprend tous les aspects du totalitarisme pour s'en moquer) : - embrigadement : fanfare, loisirs controêlés (les « faux » congés payés) - controêle de l'esprit, de la pensée : Mein Kampf - terreur : absence de liberté d'expression, interdiction de toute critique (lorsque Donald semble en émettre, les baïonnettes le rappellent à l'ordre) - propagande, culte du chef : la chanson dans l'usine, l'omniprésence de portraits d'Hitler, l'obligation du salut systématique - le controêle de l'économie : l'usine d'armement => tout ceci est poussé à l'extreême, le totalitarisme rend fou. Il s'agit donc tout simplement d'un film de propagande : il convient de montrer à quel point le nazisme est un régime dangereux tout comme les autres pays de l'Axe (Japon, Italie) et que le régime salvateur est celui de la démocratie américaine. C'est pourquoi des propos anti nazi sont glissés dans les paroles des chansons (ex : si une bombe pouvait sauter à la teête d'Hitler...) La Chanson Le film est vendu grâce à un slogan clair : "Le film duquel la chanson (sous entendu "Der Fuehrer's Face") est extraite". La chanson passe déjà sur les ondes depuis des semaines et son succès est tel qu'elle a changé le titre du dessin animé, et qu'elle a servi à le vendre ! Cette mélodie est librement inspirée du Horst-Wessel-Lied, qui était, sous le nazisme, l'hymne officiel. Son interprétation était obligatoire avant chaque concert de musique classique. Aujourd'hui ce chant est tout-à-fait illégal. Il en existe de nombreuses parodies créées pendant la guerre. Fiche histoire des Arts, collège Pierre Aguiton de Brecey 4 Bilan : En quoi ce court-métrage est-il un film de propagande ? Le réalisateur évoque : - le rationnement : - petit-déjeuner très léger (aroêmes (ersatz, qqch qui fait office de, qui remplace), brioche en bois (pain dur, rassis) - suspicion, peur d’eêtre surpris par quelqu’un - le travail à l’usine : - rythme effréné, inhumain (pas de présence d'autre homme : machines, micros..), sous surveillance (baïonnette, pas de liberté d'expression : ex quand Donald maugrée, pro-teste, immédiatement on lui demande de répéter..) - faux congés payés : au sein meême de l'usine d'armement Dans quel décor évolue Donald ? - décor nazifié à l'extreême (nuage, arbres, poteaux : tout n’est que croix gammée), coucou de l'horloge et coq chantent « Heil Hitler », moustache + mèche de la maison de Do-nald... - uniformité des couleurs et monotonie : rappel du verdâtre de l'uniforme de soldat, affiche Un monde désincarné ? - pas de présence humaine hormis celle de Donald - Les armes qui mènent Donald à l'usine, les micros, les voix à l'usine ne sont pas associés à des personnes - encore plus visible quand Donald devient fou : teête sans corps (cf – affiche), obus qui marchent et chantent… Ce court-métrage est un film de propagande. Le réalisateur et les studios de production font passer un message évident : le nazisme est un régime dange-reux et c’est bien la démocratie américaine qui est dans le vrai, qui est capable de s’opposer à ce régime (ainsi qu’aux régimes italien et japonais). Les procédés utilisés dans le court-métrage : - Diabolisation de l’ennemi : Faire paraîêtre l'ennemi (nazi, italien, japonais) comme représentant le mal (définition : donner une forte connotation négative à une idée, de sorte que sa seule évocation suscite une réaction de rejet) - Parodie du totalitarisme nazi : - embrigadement : fanfare, faux congés payés (controêle des loisirs) - controêle des idées : Mein Kampf - terreur : pas de liberté d'expression, pas de critique - propagande, culte du chef : Hitler présent meême sur la chaîêne de production - controêle de l'économie : production d'armement - L’idéologie nazie tournée en dérision : - paroles de la chanson + musique (cadence qui uploads/s3/ fuhrer-face.pdf

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