Lynda Sy - Marie-Line Andrade Tiffany Scellier - Kevin Zinenberg 5 FIMA pour M.

Lynda Sy - Marie-Line Andrade Tiffany Scellier - Kevin Zinenberg 5 FIMA pour M. MARTY 22/02/2012 La volatilité, la prime de risque et la rentabilité espérée 2 SOMMAIRE INTRODUCTION ................................................................................................................... 3 I/ La volatilité ...................................................................................................................... 4 A/ Évolution de la volatilité ............................................................................................. 4 1/ Des années 80 à aujourd’hui : vers une forte volatilité ............................................ 5 2/ De 2007 à 2011 : une volatilité en dents de scie ...................................................... 6 B/ La volatilité est-elle stabilisée ? ................................................................................... 7 1/ Stabilisation de la volatilité aujourd’hui .................................................................. 8 2/ Un avenir incertain ................................................................................................. 9 II/ La prime de risque et la rentabilité espérée ..................................................................... 10 A/ La prime de risque de marché ..................................................................................... 10 1/Méthodes de calculs ................................................................................................ 10 2/ Limites ................................................................................................................... 12 B/ La rentabilité espérée ................................................................................................. 13 1/Méthodes de calculs ................................................................................................ 13 2/ Limites ................................................................................................................... 14 CONCLUSION ....................................................................................................................... 16 3 INTRODUCTION Le marché financier est affecté depuis 2001 par une baisse des cours plus forte et plus durable que lors des crises de 1987 et 1998, qui ont été des épisodes brutaux de baisse, rapidement suivis d’un rebond. Par ailleurs les observateurs s’accordent en général à constater depuis quelques années, et tout particulièrement au cours des derniers mois, une augmentation significative de la volatilité. Les nombreuses fluctuations des cours boursiers observées au cours de ces dernières années sur la place parisienne ont conduit la communauté financière à porter une attention renouvelée au concept de volatilité. Si la volatilité du rendement des actions est fréquemment utilisée par les investisseurs comme un instrument de mesure du risque, son estimation n’en soulève pas moins des difficultés et son interprétation appelle diverses précautions. La prime de risque qui représente la différence entre le rendement d’un emprunt d'état et le rendement d’un investissement plus risqué, est un des “outils” permettant de rassurer les investisseurs et de s’assurer contre des actions ou des obligations très volatiles et donc risquées afin d’obtenir une rentabilité espérée maximum. La volatilité, la prime de risque de marché et la rentabilité espérée sont donc des facteurs importants dans la prise en compte d’un choix d’investissement, malgré leur imprécision et le fait que leur calcul n’est pas toujours cohérent avec la situation réelle du marché, ce sont tout de même des indices qui font partis intégrante du processus de choix d’un investissement. Au travers de ce dossier, dans une première partie nous retracerons l’historique de l'évolution de la volatilité du marché des actions depuis la fin des années 80 jusqu’à aujourd’hui, puis nous statuerons sur l’état de l’évolution de la volatilité, à savoir si la volatilité s’est aujourd’hui stabilisée et si cette stabilisation dura sur le long terme. Dans une deuxième partie, nous présenterons la prime de risque de marché ainsi que la rentabilité espérée dont nous exposerons les méthodes de calcul et les limites. 4 I/ La volatilité La volatilité mesure l'amplification de la variation d'un cours. Autrement dit, un titre financier dont la volatilité est élevée signifie que son cours varie fortement, voire de façon exagérée sur une période donnée. A l'inverse, un titre dont la volatilité est faible signifie que son cours varie peu et/ou de manière assez cohérente. La volatilité s'exprime en pourcentage. Dans le sens où la volatilité mesure l'importance ou non de la variation d'un cours, elle mesure le risque du titre en question. Un titre très volatile est risqué : la possibilité que son cours s'effondre fortement et rapidement est en effet un risque. Cela dit, à l'inverse, un titre volatile peut également signifier que son cours peut grimper rapidement et fortement. Dans ce cas, l'espérance de rentabilité est plus importante. C'est pourquoi les gérants et investisseurs à la recherche de rentabilité élevée vont se diriger vers des titres volatiles. Le risque est élevé, mais l'espérance de gain l'est également. On tend ici vers une vision d’appât du gain malgré la prise de risque connue des investisseurs. On distingue deux types de volatilité: - la volatilité historique: elle correspond au niveau de volatilité atteint dans le passé. Elle se calcule sur l’évolution des cours du sous-jacent. - la volatilité implicite: elle reflète le “ prix du risque” attaché à une option. Elle représente les anticipations du marché sur les variations futures du support. A/ Évolution de la volatilité Ci-dessous nous pouvons observer l’évolution de notre indice boursier des années 70 à aujourd’hui, ce qui va nous permettre d’analyser la volatilité qui est en corrélation avec les marchés financiers. 5 1/ Des années 80 à aujourd’hui : vers une forte volatilité La volatilité change certes beaucoup d’une période à l’autre, puisqu’elle varie de 1 à 10. Les pics les plus importants ont été observés après les krach de 1929, après la crise pétrolière des années 70 et après le krach de 1987 qui représente la chute brutale du cours des actions de la Bourse de New-York le 19 octobre 1987, journée au cours de laquelle l'indice Dow Jones perdit 22,6 % de sa valeur et qui fut surnommée « lundi noir » (« Black Monday »), en référence au « jeudi noir » qui avait marqué le début du krach boursier de 1929. La bourse de Paris a été relativement épargnée comparé à, par exemple, la bourse de Londres (-26,4%) et celle de Hong Kong (-46%). Comme nous le constatons, la volatilité de notre indice boursier, n’a pas particulièrement évolué de 1988 à 1997, elle oscillait entre 14000 et 16000 ce qui restait sensiblement normal et peu inquiétant. Rien ne laissait prévoir la variation de cette volatilité dans les années futures. Pourtant celle-ci ne tarde pas à croître de manière inhabituelle. On est alors en 1997, l’heure de la crise Asiatique qui est une crise financière, mais également un dysfonctionnement dans l’industrie. Cette crise a touché les pays du sud-est de l’Asie à partir de juillet de la même année, puis s’est propagée par la suite sur les pays émergents. Elle a épargné les États Unis (qui à ce moment-là avait un niveau de bourse très élevé), le Japon et la Chine évitant ainsi une catastrophe économique mondiale. Cette crise a évidemment eu un impact dans le reste du monde et dans les différentes places boursières y compris Paris. En effet, l’Asie étant un grand exportateur, la volatilité des indices parisiens a donc légèrement augmentée. Cette dernière a sensiblement influé sur la volatilité du marché de 1998 à 1999 sans avoir trop d’impact non plus. On constatera simplement une légère hausse, dépassant légèrement les 16000, avant que celle-ci ne redevienne un peu plus basse et stable de 1999 à 2001. A noter quand même que la volatilité après la Crise Asiatique n’a pas retrouvé son stade habituel d’avant crise situé aux alentours des 14000, comme dit précédemment. Un second évènement a influé sur la volatilité du marché des actions. C’est l’éclatement de la bulle Internet. Les télécoms et la technologie atteignent des niveaux historiquement élevés. À Paris, le CAC 40, indice phare des principales valeurs entame en septembre 2000 une dégringolade accentuée par les attentats du 11 septembre 2001 ; elle ne s'achèvera qu'en mars 2003, l'indice passant de 6922 points le 4 septembre 2000 à 2403 points le 12 mars 2003, soit une chute de 65% en deux ans et demi. Tous les secteurs connaissent des niveaux de volatilité élevés, et plus durables que les pics de volatilité antérieurs, depuis l’été 2002. La volatilité des marchés a connu une hausse très importante entre 2000 et 2003, elle s’est même propulsé à un pic jamais atteint historiquement, avec une volatilité de 18000, l’éclatement de la bulle Internet a fait exploser la volatilité en 2003. En effet, il est étonnant de constater que c’est la baisse la plus importante qu’ai connu la volatilité juste après l’éclatement de la bulle Internet, retrouvant un niveau proche des 14000 connu précédemment dans les années 80-90. De 2003 à 2008, la volatilité n’a cessé de diminuer, atteignant pratiquement une valeur historiquement basse là aussi. Durant cette période, elle retrouvait alors une valeur sensiblement identique aux années 90 ; une valeur qui était plus normale et plus logique que celles connues précédemment. Les années 2007 et 2008 ont été des années de changements au niveau des marchés. En effet, elles marquent le retour d’une forte volatilité, c’est à dire d’une grande instabilité des cours. Ainsi, lors d’une même séance, on a vu des actions perdre 10% ou plus et les regagner avant la clôture. 6 2/ De 2007 à 2011 : une volatilité en dents de scie Depuis 2008, la volatilité du marché des actions s’est montrée plutôt différente des autres années et très intéressante par rapport à la crise actuelle que l’on peut vivre. La volatilité n’avait jamais été aussi importante, que ce soit sur les marchés européens ou américains. De 2007 à 2009, elle a été en constante augmentation, une augmentation qui était sensible et progressive. La cause principale de cette augmentation de la volatilité est donc la crise des subprimes qui a eu un effet de contagion sur l’économie mondiale et par conséquent sur les plus grandes places boursières uploads/Finance/ theorie-de-portefeuille-220212.pdf

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  • Publié le Apv 05, 2021
  • Catégorie Business / Finance
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