Traduction du Surya-Siddhanta, traite classique de rastronomie indienne TRANSLA

Traduction du Surya-Siddhanta, traite classique de rastronomie indienne TRANSLATION OF THE SuRYA-SlDDHiNTetc. Traduction du Surya- Siddhdnta, traite classique de I'astronomie indienne, avec des notes et an appendice, par le Rev. E. B. Burgess, ancien missionnaire baptiste dans I'hide, avec Vassistance du comite de'publication de la Societe orientale d'Amerique. i vol. in-80 de 355 pages, avec des figures explicatives reparties dans le texte. Imprime a New-Haven, Connecticut, 1860. ARTICLES DE M. J. B. BIOT, S SAVANTS (CAHIERS D'AOUT, OCTOBRE, NOVEMBRE ET DECEMBRE i860). PREMIER ARTICLE. Dans le courant de I'annee derniere, nous avons eu a rendre compte d'un traite pratique d'astronomie indienne, redige dans ITnde d'apres des documents sanscrits, par le reverend M. Hoisington, pour I'ins- truction des eleves de la mission americaine etablie a Ceylan. Quoique les materiaux dont M. Hoisington a fait usage soient de date moderne, on ne peut douter qu'ils ne soient, quant au fond des doctrines, scru- puleusement extraits des traites sanscrits plus anciens, prinPipaiement du Sdrya-Siddhdnta, dont aucun auteur hindou n'oserait s'ecarter, si ce n'est dans quelques details de forme. En consequence, nous avons pro- fite de cette occasion pour presenter a nos lecteurs une idee g^n^rale, et je crois tres-exacte, de la science astronomique des Hindous; non pas telle que Bailly, et d'autres apres lui I'ont revee, mais telle qu'on la voit fixee dans i'ouvrage de M. Hoisington, et telle qu'on la saisit des son etablissement primitif, dans les extraits etendus du Sdrya-Siddhdnta que nous ontdonnes Davis et Colebrooke, en les completant, au besoin, par d'importants passages du meme traite, que M.'A. Regnier ai bien voulu.me traduire du Sanscrit, sur le manuscrit que notre Bibliotheque TRANSLATION OF THE SuRYA-SIDDHdNTA , etc. Traduction du Sdrya- Siddhdnta, traite classique de I'astronomie indienne, avec des notes et un appendice, par le Rev. E. B. Burgess, ancien missionnaire baptiste dans I'hide, avec Vassistance du comite de publication de la Societe orientale d'Amerique. i vol. in-80 de 355 pages., avec des figures explicatives reparties dans le texte. Imprifne a New-Haven, Connecticut, i860. PREMIER ARTICLE. Dans le coureint de I'annee derniere, nous avons eu a rendre compte d'un traite pratique d'astronomie indienne, redige dans I'lnde d'apres des documents sanscrits, par le reverend M. Hoisington, pour I'ins- truction des eleves de la mission americaine etablie a Ceylan. Quoique les materiaux dont M. Hoisington a fait usage soient de date moderne, on ne peut douter qu'ils ne soient, quant au fond des doctrines, scru- puleusement extraits des traites sanscrits plus anciens, principalement du Surya-Siddhdnta, dont aucun auteur hindou n'oserait s'ecarter, si ce n'est dans quelques details de forme. En consequence, nous avons pro- file de cette occasion pour presenter a nos lecteurs une idee gdn^rale; et je crois tres-exacte, de la science astronomique des Hindous; non pas telle que Bailly, et d'autres apres lui Font revee, mais telle qu'on la voit fixee dans I'ouvrage de M. Hoisington, et telle qu'on la saisit des son etablissement primitif, dans les extraits etendus du Surya-Siddhdnta que nous ontdonnes Davis et Colebrooke, en les: compl^tant, au besoin, par d'importants passages du meme traite, que M.* A. Regnier ai bien voulu.me traduire du Sanscrit, sur le manuscrit que notre Bibliotheque — 2 — imperiale possfede, Aujourd'hui, le texte entier du Surya-Siddhanta vient de paraitre imprime en Sanscrit, dans la Bibliotheca indica de Calcutta, par les soins d'un indianiste americain M. Pitz Edward Hall, avec I'assistance du pandit Bapu-Deva-Castrin, professeur de mathema- tiques au Government College de Benares ; et voila quaussitot la Societe orientale d'Amerique public la traduction anglaise du mcnie texte, d'apres un manuscrit identique & rimprime, traduction soigneuse- ment,revisee,par un de ses indianistes les.plus exerces,,le professeur Whitney, avec la precieuse adjonction d'un commentaire scientifique perpetuel, compost pair M. A. Newton, professeur de mathematiques au Yale College de New-Haven^ Ce- noble concours d'erudition, de science positive, et de devouement infatigable a une tache excessive- ment penible, ne nous laisse plus rien a desirer pour la connaissance intime de ce livre mysterieux, oil toute la science astronoraique des Hindous se trouve concentree. Et le service rendu ainsi aux lettres savantes par nos confreres.. d'Amerique, en meme temps qu'il les ho- nore , offre im example eclatant de la rapidite surprenante avec laquelle les Etudes indiennes se sont repandues dans les deux mondes, depuis soixante et quinze ans a peine qu'elles ont commence de s'introduire en Europe, sous la puissante impulsion des orientalistes anglais, qui, en 1784, fonderent la Societe asiatique de Calcutta. Helas! dies auraient pu naitre et.se developper en France bien des annees avant cette epoque, s'il s'etait rencontre alors dans nos acade- mies des esprits; assez clairvoyants pour en apprecier. I'importance, et assez zelespour mettre a profit les circonstances, maintenant oubliees, qui nous en auraient ouvert si aisement faeces. Lorsque, en 1697, la paix.de Riswick cut assure definitivement a la France la possession de Pondichery, et des autres etablissements secondaires quelle avaitformes sur les cotes de I'lnde, Louis XIV voulut etendre a ces contrees le dessein, que lui avait inspire Colbert, de porter dans fextreme Orient la lumiere du christianisme, en s'aidant du prestige des sciences de I'Europe pour la propageF.,La societe des jesuites qui, peu d'annees aupa- ravant, en 1686 , avait deja foumiauroi des hommes, d'un merite dis- tingue pour etre envoyes, dans cette meme intention, a Siam, et a la Chine, fut encore chargee de pourvoir h la nouvelle mission. Connais- sant bien la nature des obstacles qu'on aurait a vaincre, elle choisit, pour commencer cette oeuvre, un petit nombre de ses membres, jeunes, ardents, instruits dans les mathematiques, la physique, fastro- nomie, meme la m^decine, plusieurs exerces aux observations ce- lestes, et tous doues de dispositions speciales pour s'approprier les — 3 — idiomes etrangers. Arrives sur les lieux, apres quelques mois employes a apprendre le tamoul, qui est le langage usite dans la moitie meri- dional c de la peninsule indienne, distinct du Sanscrit dont il derive, ils reconnurent que, pour ne pas s'oter absolument toute possibility de communiquer avec les naturels, surtout avec les brahmes, de I'in- terieur, 11 fallait cacher avec le plus grand soin qu'ils fussent de race europeenne, les Portugais, meme missionnaires, ayant rendu le nom d'europeen odieux et meprisable a la presque universalite de la so- ciety indienne, en se melant indifferemment aux indigenes des castes les plus viles, dont le contact seul imprime une souillure ineffagable. Ils se resolurent done a se couvrir du deguisement qui avait si heureu- sement r^ussi, un siecle auparavant, an celebre missionnaire jesuite italien, le P. De Nobilibus. Comme lui, ils se presenterent sous les pauvres vetements de religieux hindous, se disant Saniassi Romabouri, Religieux romains, et s'assujettissant a toutes les penibles regies de vie pratiquees par les penitents les plus austeres. A-ce titre, leur desinte- ressement, leur charite s'etendant sur toutes les souffrances, ne tar- derent pas a leur obtenir le respect ainsi que le confiant accueil des populations. Ils firent des proselytes, et ils eurent meme lajoie de convertir au christianisme quelques-uns des brahmes avec lesquels ils avaient communique. Ces premiers succes firent progressivement ac- croitre le nombre de leurs collaborateurs; et, apres un petit nombre d'ann^es, au prix de bien des peines, et de persecutions courageusement supportees, ils etaient parvenus a etablir dans beaucoup de provinces de la peninsule, des chretientes ferventes et nombreuses, plusieurs meme avec I'assentiment et sur la demande expresse de princes hindous, a qui la reputation de vertu et de savoir des religieux de la nouvelle croyance avait inspire le desir de les attirer a leur cour. Li ils avaient a disputer avec, les brahmes', sur la religion, ia pliilosdphie, les mathematiques, comme aussi sur I'astronomie, dont ils se vantaient de posseder depuis un temps immemorial les doctrines les plus su- blimes, qui leur etaient transmises par des livres divinement reveles, ecrits dans une langue intelligible pour eux seuls. Mais les missionnaires s'etaient prepares a ces luttes. Apres qu'ils se furent repandus dans llnde , le savant abbe Bignon' (Jean-Paul), alors directeur de la Biblio- theque royale, avait entrepris de s'aider de leur z&le, pour commencer a former dans cet etablissement une collection de livres orientaux; et on les chargea d'acbeter tous ceux des Hindous qu'ils pourraient se procurer. Ils mirent a profit cette occasion de les etudier avec 1'assis- tance des brahmes devenus Chretiens, qui seuls leur en rendaient 1'ac- quisition et rintelligence possibles. Ils reussirent ainsi a apprendre la langue sanscrite, et a obtenir une connaissance complete des doctrines religieuses,; philosophiques, astronomiques, qu'on leur opposait. Un seul exemple, pris parmi beaucoup d'autres, suffira pour montrer a quel point ils s'en etaient rendus maitres. • II m'est fourni par une lettre du pere Pons au pfere Duhalde, que celui-ci nous a heureusement conservee. Elle est datee de Karikal (dans le Madur^) le 2 3 novembre 17/id. Les premieres lignes annoncent I'interet qui va s'y attacher1. «I1 n'est pas, dit le missionnaire, aussi aise qu'on se le figure en «Europe, . d'acqu'^rir une connaissance certaine de la science de ces «peuples gentils au milieu desquels nous vivons, et qui sont I'objet «de uploads/Geographie/ french-jyotish-surya-siddhanta-burgess-french-translation-by-biot-1861.pdf

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