Grille de relecture et d’évaluation d’un mémoire de sciences de l’éducation N.B

Grille de relecture et d’évaluation d’un mémoire de sciences de l’éducation N.B. La présente grille peut être utilisée avant, pendant et après la rédaction du mémoire : - avant pour se donner une représentation de ce qu’est un « mémoire réussi », - pendant pour orienter le travail, - après, pour évaluer le résultats et introduire les corrections et améliorations nécessaires. 1. – L’ARCHITECTURE D’ENSEMBLE DU DOCUMENT 11 - Pouvez-vous formuler, en question simple, sans terme technique, la problématique de votre mémoire ? 12 - Pouvez-vous formuler, tout aussi simplement, la réponse que vous donnez à cette question ? 13 – Chaque type de plan correspond plus particulièrement à un type de question ; pouvez-vous justifier celui-ci par celle-la ? Aidez-vous du tableau suivant : Types de plans Organisation du mémoire Type de questions ANALYTIQUE Les différentes parties s’articulent du plus simple au plus complexe pour permettre l’appréhension d’un ensemble. Quel est le rôle du maître dans la pensée pédagogique de C.Freinet ? DIALECTIQUE Les deux parties examinent successivement deux points de vue contradictoires avant de conclure. Peut-on se passer de la séduction en éducation ? EXPERIMENTAL On pose des hypothèses et on met en place une méthodologie pour les valider. Quel est l’effet, sur les résultats de lecture d’une classe de C.P., de l’introduction systématique d’activités d’encodage ? INDUCTIF Après la description d’une situation, on regroupe les faits pour dégager des constantes ou construire des concepts. Quelles sont les valeurs implicites dans les pratiques pédagogiques d’un centre social ? DEDUCTIF L’on énonce des finalités et des principes généraux avant d’en présenter (d’en inventer) les applications. Quelles pratiques sont- elles susceptibles de développer l’autonomie de l’élève dans le cadre du cours de géographie ? HISTORIQUE L’on présente les différents moments d’une évolution chronologique en s’efforçant de faire ressortir les différentes charnières. Comment est apparue et s’est développée la classe dans le système scolaire français ? N.B. Il est évident qu’il existe d’autres types de plans et que ceux qui sont présentés ci-dessus peuvent être combinés entre eux. 14 – le développement est-il suffisamment convaincant ? Que pourrait dire un adversaire cherchant à démontrer le caractère insuffisant ou erroné de votre thèse ? Ces arguments sont-ils réfutés par votre démonstration ? Où ? Comment ? 2. – LES DIFFERENTS ELEMENTS DU MEMOIRE 21 – l’introduction comporte-t-elle bien - l’explicitation des raisons vous ayant amené à traiter ce sujet ? - la question précise qui est posée ? - la présentation du plan ? 22 – les différentes parties comportent-elles un titre « parlant » et, éventuellement, les sous-titres nécessaires (au moins un sous-titre toutes les trois pages, jamais plus d’un sous-titre par page) ? 23 – la lecture « en continue » des titres et sous-titres donne-t-elle un reflet fidèle de votre mémoire ? 24 – y-a-t-il des synthèses partielles à la fin de chaque partie ou chapitre ? 25 – les citations sont-elles correctement référencées ? 26 – la conclusion comporte-t-elle bien - une synthèse du développement ? - la réponse à la question posée en introduction ? - une ouverture vers d’autres champs, travaux, recherches ? 27 – y-a-t-il une bibliographie ? 28 – y-a-t-il un sommaire correctement paginé ? 3. – L’ECRITURE 31 – PRECISION définissez-vous suffisamment les termes techniques et les concepts ? (VERIFIEZ LE NOMBRE DES « c’est-à-dire… » ET EXPRESSIONS EQUIVALENTES : c’est un bon indicateur !) 32 – RIGUEUR utilisez-vous assez de « mots-outils » ? (VERIFIEZ LE NOMBRE DES MOTS- OUTILS : donc, mais, car, en conséquence, si… alors, en revanche, etc.) 33 – COMPOSITION vos paragraphes correspondent-ils à une unité de sens ? Ne sont-ils pas trop courts ou trop longs ? (En règle générale, ne faites jamais un paragraphe réduit à une phrase, un paragraphe de moins de huit lignes, un paragraphe de plus de vingt lignes.) 34 – CLARTE faites-vous des phrases assez courtes, susceptibles d’être comprises sans retour en arrière ? 35 – FORCE avez-vous quelques « formules-choc » susceptibles de résumer votre pensée et d’être facilement repérables et mémorisées ? (Ce qui ne vous empêche pas d’introduire des nuances par ailleurs.) 36 – ILLUSTRATION dosez-vous correctement les exemples ? 37 – USAGE DES CITATIONS explicitez-vous l’usage que vous faites des citations que vous utilisez ? - argument d’autorité : pour éviter d’avoir à prouver ce que l’on avance en l’attribuant à un auteur célèbre ! « Piaget a bien montré que… »… À manipuler avec précaution ! - formulation pertinente : pour résumer ou exprimer mieux que vous ne sauriez le faire ce que vous venez de démontrer : « C’est ce que Claparède exprime si bien … » - outil d’analyse : quand un auteur vous fournit une grille de lecture ou de compréhension qui permet de structurer votre propre pensée : « En reprenant la typologie proposée par Bourdieu… » - matériaux de travail : dans le cas où l’on travaille sur un auteur ou un courant de pensée que l’on veut analyser : « Si nous regardons de près la position de Rousseau, nous voyons que, après avoir affirmé… » 38 – ELEGANCE avez-vous supprimé les répétitions inutiles ? Une relecture orale ou au magnétophone peut être précieuse pour cela. avez-vous fait une relecture particulière pour la ponctuation : attention aux virgules, leur absence compromet souvent la lecture ! uploads/Litterature/ grilled-ere-lecture.pdf

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