Qu’est-ce qui fa it lien ? C o l e t t e S o l e r Il y a le discours du capita

Qu’est-ce qui fa it lien ? C o l e t t e S o l e r Il y a le discours du capitalisme et il y a c ( lui < !< l in. » » * ♦ » » U m i * lit connaît les effets disruptifs du premic*r sut I * % « «> li. ihm *m» u U # de partout, dans les familles, dans les couple*, « I,i11* . I * n * iii déplore des liens insuffisants et précaires, ou à I'Iim * » • * nu La psychanalyse recueille cette plainte m.ii.s rllt m * U imih tju *m un par un et pour interroger ce qui, du maluUr, n s u tu » I tu» m u# cient. De Freud à Lacan, elle a fait va loi i «pu |>tim I * |miMmi il § a un lien qui manque, et pas par accident, n lui »|«ii I » * 4ti 1 \Êm entre les jouissances des corps sexués. I )'oït h Intitnilt » llMtit Lacan « il n’y a pas de rapport sexuel ». Reste iiIhm à * m im m m M « qui reteint les corps invisiblement» pou t stipplr. » »*um Colette Soler pratique et enseigne la psychanalyse à Paris. Agrégée de l'Université en philosophie, et docteur en psychologie, c est sa rencontre avec Venseignement et la personne de Jacques Lacan qui lui fit choisir la psychanalyse. Elle fu t membre de l'École freudienne de Paris, et après sa dissolution, membre de l'Ecole de la Cause freudienne. À Vorigine du mouvement des Forums, elle est actuellement membre fondateur de Vlnternationale des Forums et de l École de psychanalyse des forums du Champ lacanien. Elle enseigne désormais la psychanalyse dans le cadre des Formations cliniques du Champ lacanien. ( )ui>nn>fi / h u m tH / ! « # # # («M i • l </f>\)H f i , f M# §9M H I h\lOtl f tlliH r . f. gj Put lu , « A * I «lit 1 I* * * ** | ■ I* * > * » » !f I I • r<nrninitlni‘ *<' ttfiàlÜ inspiré* A'mwmm» /«f»# r V#^||É I'.! 1 h, ni *lu t h l • / im o H U tfMt ,* , i f l h h i t f i * 4 f fnychoif, IlMtiMM** t* t É M tim • ( r i f l i t ' I fit , f t , 4 f ‘ * n -4r ■ f ÿ j (l’iU l'iy* It* 1 m im }} 1* 411 # ( ll.H U J* lié » 4 t» U M * M H | • I ituin, / '/ > ....................... r #*Jg| l'ui, Pim n, | * » t nu • I r\ > h l> 4 > m • t 11 f t Mlfiàte S .l I * M t Mtu) I'm I l'«it# «« ii fi ISBN: 978-2-914332-18-7 9H 7 8 2 9 14"3 3 2 187" ( ' 0 I I C » t I I I M t I M i l fe || É d i t i o n s . 1 11 t h * . . . |t i i f f i C o l l e c t i o n É t u d e s Collège clinique de Paris Année 2011-2012 Qu’ est-ce qui fait lien ? Colette Soler I d i r i o n s du C h a m p l a c a n i e n Éditions dirigées par Colette Soler 12 avenue de Lowendal, 75007 Paris Fax : 01 45 56 06 87 ed. champ, lacanien@free.fr 0 0 ? h Z / l o i 3 Colette S o l e r / IS 9 .2 6 M S O L Qu’ est-ce qui fait lien ? cours 2011-2012 Éditions du Champ lacanien fh Collection Études Cette collection accueille des textes consacrés à des thèmes divers, cliniques, politiques, sociaux, abordés à partir des enseignements de la psychanalyse lacanienne. Texte corrigé par Martine Menés & Nicolas Bendrihen Composition réalisée par Marc Autret isbn : 978-2-914332-18-7 Tous droits de reproduction, traduction et adaptation réservés pour tous pays (article L-335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle) S O M M A I R E I. 9 novembre 2 0 11.............................................................. ^ y La déliaison............................................................................... L’universalisation..................................................................................^ 1 ? Jouissance prolétaire................................................................ Mise en cause du lien social.........................................................^ II. 23 novembre 2011...%.....................................................^ Chez Freud..................................................................................^ L’envers de la foule ?................................................................. III. 4 janvier 2012..............................................................^9 1 • 29 Une alternative........................................................................ ai Le transfert.............................................................................. Le lien du désir au désir....................................................................$1 Le sujet suppose savoir....................................................................... ^ L ’ amour du savoir.............................................................................^7 IV. 18 janvier 2012............................................................ 41 Le transfert encore................................................................... ^2 . 4S Un autre groupe ...................................................................... A Q Le lien hystérique.................................................................... V. 1er février 2 0 12........... .................................................^9 Le désir comme lien?............................................................... 50 Le désir à la place du semblant................................................ 54 Amoureuses, socratiques, hystoriques.......................................56 VI. 15 février 20 12.............................................................^1 L’hys-trique............................................................................. Les leçons sexuelles de l’hystérie...............................................67 Le savoir moyen de la jouissance...................................................67 7 7 fi Le symptôme-lien............................................................................... / VIL 14 mars 20 12..............................................................73 Inter-symptomatologie..............................................................73 L’hystérie analysante.................................................................. 76 L’école de l’hystérie...................................................................79 VIII. 28 mars 2 0 12 ........................................................... 83 Exemples.................................................................................... ^4 Le symptôme vérité....................................................................88 Ce qui vient du réel....................................................................90 IX. 11 avril 2012................................................................93 Des réels..................................................................................... 95 Le réel comme cause.................................................................. 96 Le Un du symptôme.................................................................. 99 X. 2 mai 2 0 12 ................................................................1Q1 Le Un de symptôme.................................................................101 La fonction du symptôme.......................................................103 Le Un sinthome....................................................................... 107 XI. 16 mai 2012............................................................... 111 Le dire.................................................................................... Trois effets de sens réels........................................................... H5 Un dire qui répond.................................................................. H8 XII. 6 juin 20 12............................................................123 Symptôme / Sinthome............................................................. 123 Le dire et le lien social............................................................ 126 Portée du dire..........................................................................130 I. 9 novembre 2011 Aujourd’hui, à titre d’introduction, je vais placer d’abord notre question dans son cadre. Qu’est-ce qui fait lien ? C’est notre titre. Pourquoi une telle question aujourd’hui ? Il n’y a pas de question qui ne se fonde de réponse préalable. Elle a déjà été posée par Freud, qui a répondu d’abord : la libido, ou Éros. Puis il s’est aperçu qu’il existait aussi des forces disrup- tives des liens, ce qui a relancé la question. Pour nous aujourd’hui elle se pose pour deux raisons, les unes qui tiennent à l’état du discours de notre civilisation, et les autres à la psychanalyse. Je commence par le cadre civi­ lisationnel de la question avant d’en venir aux raisons psychanalytiques. La déliaison Il est un fait, c’est que l’expérience majeure dans nos sociétés, c’est désormais la déliaison, ou la menace de la déliaison. La déliaison, elle est expérimentée dans le travail, dans la structure familiale, et dans les rela­ tions dites amoureuses. La lucidité semblerait donc conseiller aujourd’hui plus que jamais de ne compter sur aucune promesse de durer. Pour ce qui est de l’amour, on sait depuis toujours combien il n’y a pas d’assurance amour, et combien cet affect si essentiel ne traverse pas l’épreuve du temps. Pour la famille et le travail il n’en fut pas toujours ainsi, c’est plus récent. Dans le travail, la précarité prend une forme évidente avec les licen­ ciements dus aux délocalisations, aux fermetures des usines, et puis à la compétition sauvage pour l’emploi, et à l’horizon il y a la perspective de l’exclusion par le chômage. Et quand la précarité n’est pas expérimentée, 7 QU EST-CE QUI FAIT LIEN ? elle est crainte comme un risque pour soi ou pour sa descendance. Mais il y a plus, il y a les effets des remaniements de la gestion technologique du travail et du management des grandes entreprises. Désormais, ils défont ce que furent les solidarités des équipes professionnelles entre ouvriers ou employés, et aussi Tidentification de ces derniers à leur entreprise. J avais évoqué l’année dernière le petit livre de Richard Sennett, La culture du nouveau capitalisme, (2006, Albin Michel), je vous y renvoie. L’instabilité des familles quant à elle est devenue un thème majeur du discours médiatique, appuyé sur les statistiques qui ne laissent aucun doute. Elle tient à deux facteurs : la réduction des fondements de la famille au couple de l’amour, qui la met à la merci des fluctuations des désirs, des pulsions et des rencontres, soit à ce qu’il y a de plus rebelle aux fidélités et à la dimension du contrat. Le second facteur est autre. C ’est évidemment la possibilité d’émancipation qu’assure le travail des femmes et qui leur donne le moyen de survivre hors du couple. Durkheim déjà en 1893 dans sa Division du travail, pouvait dire ceci : « Faire régresser au-delà d’un certain point, la division du travail sexuel, et la société conjugale s’évanouit, pour ne laisse subsister que des relations sexuelles éminemment éphémères » . La division du travail sexuel, c’était à l’homme l’extérieur, à la femme le soin de la maison, et il est certain qu’elle a assuré la permanence la vie durant de bien des mariages pourtant infernaux. Donc aujourd’hui, c’est uploads/Litterature/ soler-quest-ce-qui-fait-lien.pdf

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