ECOLE SUPERIEURE DES AFFAIRES (ESA) Cours de : MANAGEMENT DES PME/PMI : Entrepr

ECOLE SUPERIEURE DES AFFAIRES (ESA) Cours de : MANAGEMENT DES PME/PMI : Entrepreneuriat et aptitude managériale Licence Professionnelle (Semestres 5 ,6) Année académique : 2O18-2O19 Chargé du cours : M. Grégoire K. DANSOU Formateur en Management et Stratégie des Organisations Contacts : 22.31.12.32/ 9O.44.O2.6O PROGRAMME : Première partie : GENERALITES SUR LES PME-PMI Chapitre 1 : Les PME-PMI Deuxième partie : LOGIQUE ENTREPRENEURIALE Chapitre 2 : Du savoir entreprendre au pourquoi et comment entreprendre Chapitre 3 : Le profil et les motivations du créateur Chapitre 4 : Le processus de création de A à Z Troisième partie : Aptitude managériale Chapitre 5 : Qu’est ce que manager Chapitre 6: Faire du management ou être manager Chapitre 7: Les styles de management Chapitre 8 : Accompagner le développement des compétences Chapitre 9 : Fixer des objectifs à un collaborateur Chapitre 1O : Conduire efficacement une réunion PREMIERE PARTIE : GENERALITES SUR LES PME/PMI CHAPITRE 1 : Les PME –PMI Introduction : La dynamique économique dans presque toutes les économies en ce 21è siècle, est due en grande partie aux Petites et Moyennes Entreprise et Petites et Moyennes Industries. Ce chapitre va nous permettre d’étudier les PME/PMI par rapport à leurs caractéristiques les plus importantes et à leurs forces et faiblesses mais aussi aux rôles importants qu’elles jouent dans l’économie nationale. Nos développements seront toutefois beaucoup plus axés sur les PME que sur les PME. I. Définition de la PME I.1. Définition qualitative Selon la confédération française des PME, la PME : « est l’entreprise dans laquelle le chef assume personnellement et directement les responsabilités juridiques, techniques, sociales et morales de l’affaire dont il est le propriétaire quelque soit la forme juridique de celle-ci » I.2. Définition quantitative Selon les critères quantitatifs, la PME : « est l’entreprise qui emploi un effectif compris entre 11 et 5OO salariés et qui réalise un chiffre d’affaires compris entre 2O et 1OO millions FCFA » II. Les caractéristiques des PME II.1. Les critères qualitatifs II.1.1. La structure interne Il s’agit dans la majorité des cas d’une structure hiérarchique Dans cette structure, le pouvoir de décision est souvent fortement centralisé entre les mains du chef (propriétaire) avec une absence ou rareté de délégation de pouvoir. II.1.2. Les méthodes de gestion De façon habituelle, à quelques exceptions près, on note dans les PME/PMI l’absence ou l’ignorance de méthodes modernes de gestion des entreprises. Ainsi par exemple : - Les pratiques comptables, commerciales ou de gestion des RH sont peu modernes - La production se fait souvent par intuition c’est à par le bon vouloir du propriétaire sans aucune préparation ou programmation préalable. II.2. Les critères quantitatifs II.2.1. Les moyens mis en œuvre - L’effectif : souvent faible (entre 11 et 5OO) - Les capitaux propres : souvent faibles - Les capitaux fixes : souvent modestes ou limités II.2.2. Les performances réalisées Voici ce qu’on peut retenir des performances des PME/PMI : - Chiffre d’affaires : souvent faible. Il varie selon SYSCOHADA en fonction du secteur d’activité - Valeur ajoutée : peu importante d’une manière générale - Capacité d’autofinancement : très limitée habituellement - Bénéfice : généralement faible - Capacité de production : limitée II.3. Les critères du secteur d’activité On retrouve les PME dans les secteurs primaire et tertiaire tant disque les PMI se retrouvent par contre dans le secteur secondaire. III. Les forces et faiblesses des PME III.1. Au niveau de la structure d’organisation Les PME arrivent à adapter rapidement leur structure aux changements de leur environnement afin de pouvoir faire face aux difficultés ou de saisir les opportunités qui s’offrent à elles. III.2. Au niveau hiérarchique : La structure interne étant hiérarchique dans la majorité des cas, on observe un respect de l’autorité et de la hiérarchie. III.3. A u niveau de la motivation des salariés Dans les PME/PMI, le climat social est souvent positif. On note une bonne entente entre le dirigeant et le personnel, mais aussi une bonne ambiance entre le personnel lui-même. Ceci contribue à une forte motivation et implication du personnel dans le travail. III.4. Au niveau de l’environnement L’environnement dans lequel évoluent les PME n’est pas souvent hostile à leurs activités. Elles parviennent grâce à leur souplesse à facilement s’y adapter. IV. Les faiblesses des PME/PMI IV.1. Faiblesses relatives à la taille - Faiblesse des capitaux propres - Faiblesses des capitaux fixes IV.2. Faiblesse relative à l’agressivité des GE Les PME/PMI subissent des pressions des grandes entreprises (GE) sur le marché. IV.3. Faiblesse relative au financement Les PME/PMI ont souvent des difficultés d’accès aux crédits bancaires à cause de la faiblesse de leurs capitaux propres. V. La gouvernance des PME/MPI Dans la majorité des PME/PMI, la gestion est faite par le propriétaire. Les pratiques managériales présentent pas mal d’insuffisances ce qui constitue un handicap non négligeable pour la croissance de ces entreprises. VI. Les raisons d’existence et de prolifération des PME/PMI L’existence des PME/PMI dans l’économie est liée : - A leur souplesse - A leur efficacité - A la qualité de leur production Quant à leur prolifération, elle est due : - A la faiblesse des moyens nécessaires à leur création - A l’existence d’opportunités dans beaucoup de domaines d’activité - Au moins de formalités administratives nécessaires - A la faiblesse des frais de constitution - A la non exigence de grandes infrastructures pour leur implantation - VII. Contribution des PME à l’économie nationale VII.1. Réduction du taux de chômage Par la création d’emplois, les PME/PMI contribuent à la réduction du taux de chômage. VII.2. Contribution au PIB Par leurs activités et la création de richesse, elles contribution au produit intérieur brut. Conclusion Les PME/PMI font aujourd’hui partie des entreprises dont la création doit être encouragée par les gouvernants car leur contribution au développement socio économique, culturel et technologique des nations n’est plus à démontrer. PARTIE 2 : LOGIQUE ENTREPRENEURIALE CHAPITRE 2 : Du savoir entreprendre au pourquoi et comment Entreprendre Introduction : L’entrepreneuriat (plus rarement entreprenariat) est l’action de créer de la richesse et/ou de l’emploi par la création ou la reprise d’une entreprise ; ceci nécessite un savoir faire et s’explique par un certain nombre de raisons de la part du créateur. I. Entreprendre, est-ce un don, un héritage, une démarche ? Dans les années 5O à 6O, il est admis de penser que le savoir entreprendre est un don ou un héritage car à cet époque rares sont ceux qui se mettaient dans la logique de réfléchir pour trouver des solutions aux problèmes que la nature ou l’environnement leur impose. Ainsi, celui qui faisait un exploit dans une invention était qualifié de « génie » ou de « sorcier ». Mais au début des années 7O, les esprits ont évolué avec apparition des centres de formation à la création des entreprises et aux nouvelles méthodes de gestion, ainsi le savoir entreprendre progressivement sera perçu à travers ces formations comme une démarche. Ainsi, la réponse à notre question est sans ambigüité, le savoir entreprendre ne peut être vulgarisé et efficace que s’il est compris comme une démarche accessible et offerte à tous et au service de tous. A ce sujet : F. Peter DRUCKER définit l’esprit d’entreprendre comme : « une invention délibérée, une tâche qui doit être organisée de façon systématique(…) et non un don, un talent, une inspiration ». Herman H. CAKPO a ajouté : « Entreprendre c’est un art, si ce n’est pas un art, c’est une attitude, c’est une conscience, c’est plus qu’un processus ». II. Le savoir entreprendre : Quelle démarche ? Selon l’époque, la démarche entrepreneuriale n’a pas été identique. En fonction du système économique auquel il appartient, l’entrepreneur a adopté un comportement. Ainsi : - Dans un système de l’économie artisanale (XI siècle et fin du XIII siècle) ; les entrepreneurs sont des artisans qui produisent sur commande. Sa démarche était donc profondément marquée par cette « obéissance à la consommation » qui était centré sur les préoccupations biens soignées. - Le XIX siècle correspond au système de l’économie capitaliste libérale : le marché s’élargit entrainant l’apparition du risque économique. Les entrepreneurs travaillent pour une clientèle anonyme mais l’espoir est rarement déçu car la demande reste supérieure à l’offre. La démarche de l’entrepreneur dans ce temps est de savoir produire. L’entrepreneur met tout son effort et toute sa créativité à résoudre les problèmes de la production et très peu sur le problème de la commercialisation. Sa démarche est caractérisée par l’optique de l’offre. - Au XX siècle, on rentre dans un système de l’économie capitaliste dirigée ; caractérisé par des difficultés d’écoulement de biens ou services. La réaction de l’entrepreneur est de rendre plus agressifs les vendeurs qui imposent le produit aux clients à cette époque : entreprendre = savoir forcer le client. - Depuis les années 195O-196O ; les entrepreneurs vont s’intéresser à la demande. Cette démarche à pris deux formes : ● Mieux connaitre la demande pour y adapter la production, il s’agit alors d’un changement réel qui prend en considération la demande et y adapte l’appareil de uploads/Management/management-des-pme-pmi 1 .pdf

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  • Publié le Dec 25, 2022
  • Catégorie Management
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