Les standards corporels ont évolué suivant les époques : les corps athlétiques
Les standards corporels ont évolué suivant les époques : les corps athlétiques des hommes grecs, la peau pâle des femmes de l’Ancien Empire ou encore les « pin-up » aux formes généreuses de l’après-guerre 39/45, l’être humain a toujours plus ou moins pris soin de « coller » aux valeurs esthétiques de son époque et voué une sorte de culte du corps. Cependant les années 60 marquent un tournant dans l’Histoire de notre société occidentale avec ce que l’on a appelé la libération sexuelle et plus précisément la libération de la Femme. Notre corps est aujourd’hui devenu l’une de nos principales préoccupations, nous y accordons une grande attention, parfois même de façon excessive. Le corps serait-il devenu un objet marketing ? Toujours est-il que cette volonté de toujours vouloir « transformer » son corps, profite à de nombreux secteurs économiques. L’Homme aime ensuite parer son être de différents artifices à travers lesquels reflèterait son identité personnelle. Enfin l’ère des réseaux sociaux et certains médias ont fait évoluer l’image que l’Homme avait de lui-même. Autrefois réservé à un cadre éducatif, le sport est devenu un phénomène de société dans les années 60. D’abord pratiqué par les hommes, les femmes ont rapidement adhéré à ce nouveau loisir qui leur permet d’entretenir leur corps. La silhouette à la mode à l’époque est mince et sportive. Les publicités et les magazines féminins font leurs unes avec des corps androgynes. Les cours de gymnastique d’entretien connaissent un succès croissant. Les fédérations de sport se multiplient. L’aérobic fait même son apparition chez les Français à travers le petit écran avec l’émission Gym Tonic de Véronique et Davina dans les années 80. Faire du sport devient donc à la mode et les acteurs économiques du marché du sport voit le bon côté de cette évolution des mentalités. Dans les années 90, les salles de sport ne cessent d’ouvrir et de proposer des programmes de remise en forme. D’après un article de Dominique André-Chaigneau publié sur internet, intitulé « salles de sport : un marché mature au bord de la saturation », on comptait en 2018 près de six millions d’inscrits dans les 4000 salles de sport et de remise en forme en France et un chiffre d’affaires en 2017 de plus de 2.5 milliards d’euros. Le marché est donc très lucratif et la concurrence est vive. Des programmes de coaching personnalisé sont proposés aux adhérents. Aujourd’hui nombreux sont les sportifs qui prennent plaisir à transpirer en s’admirant dans les grands miroirs installés sur les murs de ces salles de sport. En parallèle de toutes ces activités sportives qui sont destinées à sculpter les corps, les programmes de régimes font leur apparition avec par exemple le célèbre Weight Watchers et son système de points crée en 1963, il arrive en France 10 ans plus tard, le régime Montignac dans les années 80 ou encore le régime Dukan dans les années 2000. Modifier et surveiller son régime alimentaire pour être en meilleure santé, devient une manière de vivre et parfois même une obsession pour des millions de personne en occident. Des magazines de cuisine se spécialisent dans ce domaine et mettent en avant les produits sains pour la santé. De grands groupes alimentaires tels que Senoble créent des lignes de plats cuisinés destinés aux adeptes de ces régimes. Aujourd’hui les accros à la cuisine dite « healthy » se multiplient et suivent les nombreux coachs en nutrition qui ont fait leur apparition sur les réseaux sociaux comme Instagram. Le marché du « bio » a également totalement modifié les habitudes des consommateurs, ces derniers n’hésitent plus à payer plus cher si les produits sont meilleurs pour leur santé et donc pour leur corps. Le marché des cosmétiques a bien évidemment suivi cette révolution « du culte du corps » en proposant des produits toujours plus innovants pour faire disparaître les rides ou redessiner l’ovale du visage. Les recettes des crèmes ont également énormément évolué depuis le XXème siècle. En effet les fabricants diversifient leurs produits et proposent désormais des produits bio car les consommateurs qui font attention à ce qu’ils mangent, surveillent aussi de près les cosmétiques qu’ils appliquent sur leur peau. De nos jours, les gammes de cosmétiques sont très larges car la clientèle cible est variée : hommes, femmes, adolescents et de tout âge. Les fabricants en textiles vont même plus loin et proposent désormais des sous-vêtements qui affinent la silhouette, aplatissent le ventre, gomment les hanches. Certaines personnes développent de véritables complexes sur certaines parties de leur corps et là encore le monde économique actuel a trouvé la solution avec la chirurgie esthétique. Se faire opérer pour modifier une poitrine, se faire lifter le visage est maintenant devenu un acte banal dans la société actuelle. Le marché économique lié au culte du corps a donc beaucoup évolué depuis ces dernières années, s’adapte volontiers aux nouvelles demandes des consommateurs et crée même parfois de nouvelles habitudes. A travers cette volonté de transformer son corps avec le sport ou la chirurgie esthétique apparaît également une volonté de se créer une identité propre, soit en se différenciant soit au contraire, en marquant son appartenance à un groupe. Avec la libération des « corps » dans les années 60, les modes vestimentaires connaissent un bouleversement. Toutes les audaces sont permises : des mini-jupes, des pantalons pour les femmes, les couleurs acidulées, des accessoires XXL. Chacun crée son style et s’affirme à travers ses vêtements. Avec le développement des loisirs, des sorties le weekend, les personnes font plus attention à leur allure. Le culte de l’apparence était né et il n’a fait que s’accroître jusqu’à aujourd’hui. La tenue vestimentaire reflète la personnalité de chacun, son appartenance à un groupe social. Certaines personnes deviennent même victime de la mode et n’hésitent pas à porter certains vêtements juste pour ressembler aux stars de cinéma ou de la chanson et en oublient complètement leurs propres goûts. Choisir un look apparait comme un acte de revendication : chacun est libre de s’habiller comme il le souhaite. Certains personnalisent leur apparence dans les moindres détails avec par exemple une coupe ou une couleur de cheveux particulière, ils indiquent ainsi leur volonté de ne pas passer inaperçu, ils souhaitent sortir du lot. Le regard des autres peut être perçu comme un jugement et ainsi impacter certaines personnes dans leurs choix vestimentaires. Les marques corporelles telles que les tatouages ou les piercings ont longtemps marqué une appartenance à des groupes : bikers, punk… et avaient ainsi une connotation négative et effrayante. Puis par l’intermédiaire de la Haute Couture, les tatouages sont devenus un phénomène de mode et on parle même aujourd’hui de phénomène de société. Le tatouage a une valeur identitaire forte, on grave dans la peau une appartenance à un groupe, des préférences religieuses, musicales… Les tatouages ou piercing sont des actes très symboliques réalisés parfois très jeunes et apparaissent comme un rite de passage à l’âge adulte. Le jeune adulte marque sa peau d’une façon définitive et montre ainsi sa volonté de s’affranchir, se démarquer des autres en tant qu’individu. Suivant les emplacements et les motifs choisis pour un tatouage ou un piercing, l’individu le fait pour lui, pour un souci esthétique personnel, une volonté de graver dans sa peau un souvenir ou bien il veut l’exposer aux yeux de tous, crée des réactions, donner des indications sur sa personnalité. Certaines personnes qui ont plusieurs marques corporelles transforment leur corps en une sorte d’œuvre d’art. La peau devient un objet que l’on modifie selon ses envies. On modifie son corps avec des marques comme l’on construit son identité. Le tatouage ou le piercing devient alors une signature corporelle. Le corps sculpté, les vêtements, les tatouages, les gens se forgent une identité propre mais sont parfois influencés par ce qu’ils voient à travers les médias. Le corps est au cœur de toutes les préoccupations car il est au centre des publications des magazines papiers, des publicités à la télévision, des émissions de télé-réalités. Partout les médias donnent une perception du corps idéal et il n’est pas rare pour des hommes ou des femmes de se comparer physiquement aux célébrités qu’ils voient à travers leur petit écran ou sur des pages de papier glacé. Des corps sveltes, des visages jeunes et bronzés, voici l’image du corps idéal que nous renvoie la société à travers les médias. Les images présentées dans les magazines et les publicités sont pour la plupart toujours retouchés, et il est désormais obligatoire de le signaler, mais les consommateurs les plus jeunes et surtout les jeunes femmes se laissent prendre au jeu et veulent ressembler à leurs icônes. Ces images qui nous sont imposées, que l’on voit chaque jour en regardant la télévision ou en lisant un magazine restent cependant un peu de la fiction et cela nous protège un peu en quelque sorte. Les réseaux sociaux eux sont censés présentés la vie des utilisateurs telles qu’elle est, sans artifice ni retouche. Le souci de l’apparence y est de plus en plus important et bien uploads/Marketing/ dissertation 7 .pdf
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- Publié le Jan 16, 2021
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