(https://1000idcg.com)  Rechercher Jouer sa peau, Nassim Taleb | Résumé détail

(https://1000idcg.com)  Rechercher Jouer sa peau, Nassim Taleb | Résumé détaillé Sommaire 1. Jouer sa peau pour filtrer l’erreur 2. Jouer sa peau pour devenir meilleur 3. L’honneur de jouer sa peau 4. Comment jouer sa peau ensemble ? 5. La règle de la minorité intransigeante 6. Jouer sa peau pour être libre 7. Jouer sa peau plutôt que parler 8. Le riche doit toujours jouer sa peau 9. L’effet Lindy 10. Jouer sa peau pour découvrir la vérité 11. Jouer sa peau pour conquérir la compétence 12. Comment jouer sa peau amène à la simplicité 13. La cohérence des paroles et des actes 14. Jouer sa peau rend vertueux 15. Le croyant doit jouer sa peau 16. Le véritable sens de la religion 17. Jouer sa peau… jusqu’à un certain point 18. Commentaires ⌃ – Nassim Taleb, Jouer sa peau Le risque est nécessaire. Presque partout. Mais il l’est surtout pour comprendre le monde : il explique l’incertitude du savoir, la symétrie dans les affaires humaines, l’échange d’information, et la rationalité au sens large. Le contact avec la réalité (https:/ /1000idcg.com/principe-de-plaisir-realite-freud/) dont découle l’expérience du risque est la pierre de touche du vrai savoir. « Ce qui a été souffert a été appris » (pathemata mathemata), dit le proverbe grec. “ Le savoir obtenu en bricolant, écrit Nassim Nicholas Taleb, par essai et erreur, par l’expérience, et le travail du temps, en d’autres termes, le contact avec la terre, est largement supérieur à celui obtenu par le raisonnement, ce que les institutions ne servant qu’elles-mêmes ont été bien occupées à nous cacher. Le risque réduit plus précisément la divergence entre la parole et l’action, l’intention et la conséquence, la théorie et la pratique. Il est lié à la justice, à l’honneur et au sacrifice, qui sont cruciaux dans les sociétés humaines. Il a donc une dimension profondément morale. La meilleure preuve en est la condamnation unanime de l’aléa moral (https:/ /1000idcg.com/alea-moral-adam- smith/) : « Si on reçoit les bénéfices, alors on doit aussi porter certains des risques, et non pas laisser les autres payer le prix de nos erreurs ». Par exemple, ce ne sont pas les décideurs occidentaux qui ont à subir les conséquences dramatiques des interventions en Irak et en Libye, mais les populations locales. D’après Nassim Taleb, le raisonnement « interventionniste » est foncièrement erroné pour trois raisons : 1. il est statique, or « chaque paysan en Mongolie, chaque serveur à Madrid, chaque voiturier à San Francisco sait que la vie réelle se trouve avoir des secondes, troisièmes, quatrièmes, nièmes étapes » ; 2. il n’est pas multidimensionnel ; 3. il conçoit la réalité en termes d’actions, et non pas d’interactions. [1] Toute intervention devrait, au contraire, être fondée sur l’adage médical Primum non nocere (« D’abord ne pas nuire »). Tout décideur devrait, au contraire, assumer le risque. Historiquement, les sociétés ont été gouvernées par des gens qui prennent des risques – moins d’un tiers des empereurs romains sont morts dans leur lit – pas par des gens qui les transfèrent. La bureaucratie (https:/ /1000idcg.com/bureaucratie-max-weber/) se définit, elle, par l’aléa moral. La centralisation favorise le mensonge à cause de l’éloignement de l’administrateur et de l’administré ; mais son inefficacité la voue à l’explosion, après quoi une certaine efficacité est restaurée par la décentralisation. Nassim Taleb illustre l’aléa moral par l’enrichissement de Robert Rubin, qui a perçu, en dix ans, plus de 120 millions de dollars de la banque Citigroup avant qu’elle ne soit sauvée par l’État américain en 2008. Vous n'avez pas besoin de passer votre vie dans les livres. Découvrez les 5 secrets des personnes les plus cultivées. Prénom Adresse e-mail Étudiant Non-étudiant – Nassim Taleb, Jouer sa peau Jouer sa peau pour filtrer l’erreur C’est le risque qui filtre l’erreur. “ Vous ne convaincrez jamais quelqu’un qu’il a tort ; seule la réalité le peut. En réalité, les gens n’apprennent pas de leurs erreurs ; les systèmes sélectionnent ceux qui en commettent le moins, et progressent ainsi d’expérience, par filtrage. Seulement, cela n’est plus possible si l’acteur est déconnecté du risque. Le processus de filtrage était pourtant présent dans les règles de la tradition. Le Code de Hammurabi (https:/ /fr.wikipedia.org/wiki/Code_de_Hammurabi) (XVIIIème siècle av. J.-C.), dont est issue la loi du Talion, repose sur la nécessité de l’équivalence de la sanction et de la faute ; dans le Lévitique, la règle d’or, ou principe de bienfaisance, consiste à traiter autrui de la manière dont on souhaiterait qu’il nous traite. La règle d’argent, ou principe de non-malfaisance (ne pas faire aux autres ce que l’on ne veut pas qu’ils nous fassent), lui est cependant supérieure, parce qu’on améliore un système non pas en y ajoutant des choses, mais en retirant ce qui est mauvais. Socrate (https:/ /1000idcg.com/blog/socrate/) a notamment appliqué ces règles d’empathie à la famille – que les parents traitent leurs enfants en se mettant à leur place – et aux relations internationales – que les États forts n’abusent pas des États faibles. Pour Nassim Taleb, la symétrie morale est le fondement de la liberté, tandis que l’universalisme – celui de l’impératif catégorique de Kant (https:/ /1000idcg.com/critique-raison-pratique-kant/), par exemple – produit des conséquences désastreuses. Jouer sa peau pour devenir meilleur DÉCOUVRIR LES 5 SECRETS – Nassim Taleb, Jouer sa peau “ Ne prenez pas conseil auprès de quelqu’un qui gagne sa vie en vendant ses conseils, sauf s’il peut être sanctionné pour ses conseils. Des disciplines entières, comme l’économie (https:/ /1000idcg.com/blog/qui-comprend-economie/) , deviennent charlatanesques par absence de risque, alors que dans la vie quotidienne, la plupart des gens paient le prix de leurs erreurs. De ce point de vue, la véritable rationalité se définit comme l’intelligence du temps : dans le monde intellectuel, ce qui fait ses preuves en survivant à la critique ne peut pas être stupide ; dans le monde matériel, les comportements qui ont rendu possible la survie collective – notamment la résistance aux cygnes noirs (https:/ /1000idcg.com/cygne-noir-taleb/) – sont, à cet égard, rationnels. Or, les producteurs de savoir n’acceptent pas ce processus. [2] – Nassim Taleb, Jouer sa peau – Nassim Taleb, Jouer sa peau Mettant dans le même sac l’intellectualisme (les approches top-down) et le scientisme, Nassim Taleb invite, avec Sextus Empiricus (https:/ /1000idcg.com/sextus-empiricus-scepticisme/) (Contre les professeurs), ceux qui parlent à faire, et ceux qui font à parler. L’énergie est trop souvent gaspillée dans des voies où la vertu du risque est absente. Les employés des centres de désintoxication disent par exemple que si les drogués consacraient la moitié de l’énergie qu’ils dépensent à obtenir leur dose à s’enrichir, ils deviendraient tous millionnaires. “ Si vous trouvez une force exceptionnelle pour soulever une voiture et ainsi sauver un enfant, la force gagnée restera après que les choses se calment. Contrairement au drogué qui perd son ingéniosité, ce que vous apprenez de l’intensité et de la concentration que vous aviez quand vous étiez sous l’influence du risque reste avec vous. La prise de risque rend plus fort. Nassim Taleb affirme que ce sont les risques qu’il a pris en tant que trader qui l’ont rendu très bon en mathématiques. À l’inverse, la volonté de supprimer le risque fait empirer les choses. La régulation est certes nécessaire dans certaines situations, mais globalement, elle complique les choses et engendre des parasites qui entravent la liberté. “ Les choses imaginées par des personnes qui ne prennent pas de risque tendent à devenir de plus en plus compliquées (avant leur disparition finale). L’honneur de jouer sa peau Le risque sépare l’homme de l’animal et hiérarchise les hommes entre eux. L’individu qui a réussi en prenant des risques peut mener une vie honorable, caractérisée par l’indépendance morale. En termes de profession, le risque sépare l’entrepreneur (https:/ /1000idcg.com/entrepreneur-schumpeter/) de l’artisan. L’artisanat ne se définit pas par la prise de risque, car : les motifs financiers ne priment pas ; l’activité comporte une dimension artistique ; l’artisan met son âme dans son travail. Nassim Taleb prend en exemple les tentatives infructueuses de transformer l’écriture (https:/ /1000idcg.com/devenir-ecrivain-conseils/) en une entreprise purement économique : l’insertion de publicité dans des livres gratuits n’a pas fonctionné ; sauf exception , les auteurs qui utilisent des nègres perdent la plupart du temps leur lectorat. L’entrepreneuriat, en revanche, se définit par le risque. C’est pourquoi les startuppers qui ont pour projet de vendre l’entreprise, ou d’ouvrir le capital au public – c’est-à-dire de transférer le risque – ne méritent pas d’être qualifiés d’« entrepreneurs ». À l’autre extrême, donner à l’entreprise ou au produit le nom du fondateur (ou du propriétaire) est un bon signe d’engagement. Bref, il faut assumer le risque ; il faut avoir le courage de s’engager totalement, à l’image de Nassim Taleb qui a pris la nationalité américaine malgré la taxation universelle. [3] Or, ce courage ne s’apprend pas dans les livres, il ne se tire pas d’une quelconque théorie : « Par quelque phénomène mental mystérieux, les gens n’arrivent pas à comprendre que la chose principale qu’on peut apprendre d’un professeur est comment devenir un professeur – uploads/Philosophie/ jouer-sa-peau-nassim-taleb-re-sume-de-taille-1000-ide-es-de-culture-ge-ne-rale.pdf

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