AVERTISSEMENT Cette traduction a été faite à partir de la transcription d’un do

AVERTISSEMENT Cette traduction a été faite à partir de la transcription d’un document oral. Pour faciliter la lecture et la compréhension de certains passages et pour éviter trop de répétitions, certaines phrases ont été retranchées ou adaptées en langage écrit. L’orthographe de certains mots est celui que l’on retrouve dans « L’enseignement du Dalaï Lama » éd. Albin-Michel et « Dictionnaire de la Sagesse Orientale » éd. Robert Laffont, coll. Bouquins. Transcription de L’INITIATION D’AVALOKITESHVARA Telle qu’enseignée par SA SAINTETÉ LE DALAÏ LAMA Montréal, Québec, les 24 et 25 juin 1993 Traduite du tibétain par Geshe Sangye Samdup Transcrite et adaptée par Eric Anderson Avec la participation de M. Lobsang Lalungpa L’INITIATION D’AVALOKITESHVARA par Sa Sainteté le Dalaï Lama Montréal, Québec 24 et 25 juin 1993 Le 24 juin Un grand nombre de frères et sœ urs se sont réunis ici aujourd’hui pour entendre les enseignements et aujourd’hui l’enseignement principal consistera en une cérémonie ayant pour but le développement de Bodhichitta, qui est pour tout être sentant l’aspiration suprême à atteindre la bouddhéité. Demain, nous procéderons à la cérémonie d’initiation d’Avalokiteshvara, Avalokiteshvara-aux-mille-bras, selon la tradition du pandit indien Atîsha. Comme les rituels ou cérémonies d’aujourd’hui et de demain seront assez courts, nous disposerons d’un peu de temps que j’aimerais employer à donner des enseignements plus explicites sur le bouddhisme. Aujourd’hui, je commencerai par un bref exposé du sentier Bouddhiste et demain, avant l’initiation, je donnerai une introduction de base au bouddhisme tantrique Vajrayâna. Ceux qui parmi l’audience se considèrent comme des bouddhistes pratiquants peuvent participer à la cérémonie en la considérant comme une cérémonie religieuse. Ceux qui parmi vous ne se voient pas comme des bouddhistes pratiquants n’ont pas à le faire. L’important est que les enseignements que je donnerai aujourd’hui et demain sont des enseignements que tous peuvent écouter attentivement et sur lesquels tous peuvent réfléchir. L’enseignement sera précédé de certaines récitations; une récitation pour rendre hommage à l’atrishia pour le Dharma et la Sangha suivi d’une récitation de certains sûtra et nous terminerons par la récitation du sûtra du cœ ur cherit nimbo. Ceux qui connaissent ces textes par cœ ur peuvent se joindre à la récitation tandis que ceux qui ne les connaissent pas peuvent méditer sur les qualités du Dharma, du Bouddha et de la Sangha. Je diviserai les enseignements en deux séances. La première prendra fin à quatorze heures quinze et la deuxième ira de quatorze heures trente à seize heures. Il serait bien qu’au début de la deuxième séance nous ayons des questions de l’assistance concernant la première partie. Pour faciliter les choses, vous pouvez écrire vos questions sur un bout de papier que vous remettrez à une personne ici en avant. Je procéderai de la même manière demain matin. Nous sommes tous égaux dans notre désir inné d’atteindre le bonheur et d’éviter la souffrance, et tous, nous cherchons un moyen pour arriver à combler cette aspiration fondamentale, un moyen que nous jugerons comme étant celui qui nous convient le mieux. Notre expérience individuelle mais aussi celle des gens qui vivent autour de nous, nous démontre que ce que nous considérons comme étant le bonheur, la souffrance ou la joie et la douleur, sont si étroitement liés à notre état d’esprit et aux attitudes que nous adoptons, à notre façon de penser, qu’il devient clair que si nous pouvions trouver un moyen, adopter une méthode qui puisse amener une transformation au sein même de notre esprit, alors peut- être que nous serions en mesure de trouver un moyen ou une meilleure méthode pour arriver à réaliser cette aspiration fondamentale vers laquelle nous tendons tous, c’est-à -dire être heureux et mettre fin à la souffrance. Il existe beaucoup de disciplines ou méthodes modernes qui visent à opérer ce changement ou cette transformation au sein de l’esprit, des disciplines ou entraînements de l’esprit. Et il y a aussi les grandes religions du monde entier qui sont basées sur certains concepts, certaines approches philosophiques du monde. Toutes ces traditions religieuses majeures du monde fournissent elles aussi des méthodes ou des moyens pour entraîner l’esprit et lui apporter les changements et transformations nécessaires. Un point que j’aimerais soulever ici et sur lequel j’ai insisté à maintes occasions concerne la nécessité d’adopter une attitude prudente devant un phénomène particulier. Nous sommes parvenus à une époque où, grâce au développement de la technologie, l’information concernant une partie du monde peut être très facilement et très rapidement transmise à d’autres parties de ce monde. À cause de cette nature interdépendante, l’information et la connaissance peuvent voyager très rapidement. En de telles circonstances il est très important d’adopter une attitude prudente face aux autres traditions religieuses. Je pense particulièrement à la conversion. Notamment en ce qui concerne les Occidentaux qui, se sentant attirés par le bouddhisme, décident de se convertir et de prendre le bouddhisme pour leur religion personnelle. On peut séparer ces gens en deux catégories : d’abord ceux et celles qui n’avaient pas de religion ou foi particulière avant de prendre le bouddhisme pour religion personnelle. Dans ce cas, il n’y a pas beaucoup de danger parce qu’il s’agit d’un choix individuel et qu’ils ne se sont pas convertis d’une religion à une autre. Puis il y a la deuxième catégorie où les gens avaient déjà une croyance religieuse particulière, qu’elle vienne de leur famille, de leur milieu, etc. et ici, je crois que si une personne ayant déjà une religion particulière décide de se convertir, par exemple au bouddhisme, il est important d’alors de considérer très sérieusement la question de la conversion. La conversion n’est pas une question qu’il faut prendre à la légère. Elle exige une investigation profonde et sérieuse à savoir si ce changement est vraiment approprié et s’il est celui qui vous convient le mieux. Maintenant, une fois que vous aurez soumis à une analyse profonde et rigoureuse le bien-fondé de cette conversion, si vous êtes toujours convaincus des bienfaits et de la valeur de cette conversion et que vous décidez de vous convertir, il reste une chose que vous devrez toujours garder à l’esprit : c’est que parfois, les gens ressentent le besoin de justifier leur conversion, leur choix d’avoir adopté une nouvelle religion, en devenant très critiques à l’endroit de leur religion antérieure. Cette attitude est très mauvaise. Il faut toujours garder à l’esprit que si cette nouvelle religion nous convient, cela ne signifie pas qu’elle convienne à tous. C’est une chose qu’il faut toujours garder à l’esprit. Deuxièmement, chacun doit toujours respecter la diversité de tempérament de chaque être humain. Chaque personne possède un tempérament spécifique et le fait qu’une religion convienne aux besoins d’une personne ne lui donne pas le droit de proclamer que cette foi devrait être celle de tous. Chaque individu a le droit de choisir sa religion, c’est un droit individuel et chaque individu doit respecter celui des autres à choisir la leur. La personne qui se convertit doit toujours se rappeler que toutes les principales religions du monde ont su, dans le passé et encore aujourd’hui, répondre aux besoins et aux aspirations spirituelles de millions de gens. N’oublions pas que nous sommes à une époque où l’harmonie, le dialogue et la compréhension mutuelle entre les différentes croyances religieuses sont cruciaux. Dans la diversité des traditions religieuses du monde, qui sont toutes basées sur de riches traditions philosophiques, on peut parler de deux grands groupes : celui des religions théistes, qui basent leur vision du monde et leur philosophie sur le principe de l’existence d’un dieu créateur, puis un second groupe qui n’admet pas l’existence d’un dieu créateur, un créateur extérieur, mais qui considère que chaque individu est son propre créateur. C’est la croyance dans l’auto-création. C’est dans cette deuxième catégorie que nous rangeons le bouddhisme, le Jaï nisme et certaines divisions de l’ancienne tradition indienne du Sakya. Aujourd’hui, la tradition religieuse ou philosophique dont nous parlerons concerne le bouddhisme. À l’intérieur du bouddhisme, de façon générale, on distingue deux principales traditions, deux véhicules : le Petit Véhicule, dit le Hînayâna, aussi souvent appelé la Theravâda et le Grand Véhicule, le Mahâyâna, qui est la Voie du bodhisattva ou bodhisattvayana. On parle également du Véhicule des Tantra, les Tantra bouddhistes, et ce véhicule fait aussi partie du Mahâyâna. La tradition bouddhique qui s’est répandue au Tibet est une forme de bouddhisme qui comprend tous ces véhicules, le Petit et le Grand et la sous-catégorie des Tantra. Ces trois Véhicules se trouvent rassemblés dans le bouddhisme tibétain. Bien qu’il existe des différences dans la manière de percevoir la nature de la bouddhéité, selon que les écoles de pensée bouddhiques acceptent ou non la doctrine des trois kâyâs - par exemple le bodhisattvayana accepte cette doctrine alors que le système du Theravâda la réfute -, le point commun aux deux traditions, Bodhisatvayana et Theravâda, est que les deux s’entendent pour dire que le bouddhisme tel qu’on le connaît maintenant a été fondé il y a plus de 2500 ans par le grand maître, le Bouddha Shâkyamuni. Maintenant, si toutes les traditions uploads/Religion/ initiation-avalokiteshvara.pdf

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  • Publié le Jui 08, 2022
  • Catégorie Religion
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