R. P. Nathan La lecture juive de la Bible L’Alephbeit 1995. 1996 2 Alephbeit hé

R. P. Nathan La lecture juive de la Bible L’Alephbeit 1995. 1996 2 Alephbeit hébreu 3 Les chiffres 16 Troisième étape : l’interprétation targumique des mots 18 Sens métaphorique et sens moral midrashique 19 La Bible commence par un Beit 33 Annexe 1 : Lecture littérale et informatique : les Codes secrets 40 Annexe 2 : Kabbalah et infaillibilité 45 Annexe 3 : Exégèse phénoménologique de Jean-Paul II sur la Genèse 49 Annexe 4 : S’approcher du « O » (cercle parfait représentant la Révélation) 51 Annexe 5 : Alefbeit et les 21 manières de prier 53 Annexe 6 : Alefbeit et Création de Dieu 60 Tableaux récapitulatifs de l’Alephbeit 63 Lexique : noms et mots principaux 66 3 Alephbeit hébreu Maintenant nous allons regarder et approfondir de manière très élémentaire, les lettres. Nous allons mickäeliser chaque lettre de l’alefbet. Au départ, je ne connais pas ces lettres. Chaque lettre vient de Dieu. C’est Dieu qui lettre après lettre, a communiqué la Torah à Moïse sur le Sinaï, comme l’indique la tradition absolue du judaïsme : celui qui ne dit pas cela n’est plus juif. L’exégèse historico-critique va vous dire au contraire : ‘‘Mais pas du tout ! Il y a des traditions chaldéennes où l’on voit que les schèmes de ces lettres correspondent à peu près aux schèmes hiéroglyphiques de l’alphabet hébreu’’… A supposer même que ces signes existaient quelque part, Dieu a pu reprendre chacun de ces signes pour leur redonner une nouvelle forme, exactement comme Il le fit pour créer l’homme et la femme à partir du limon. La Genèse dit que Dieu a modelé une nouvelle forme, et puis créé et insufflé une âme spirituelle. L’homme n’est pas venu à partir de rien dans l’Acte créateur de Dieu. Dieu prend quelque chose qui existe déjà, Il modèle une forme morphologique différente, puis Il donne un souffle spirituel, et Il le lève, Il le fait vivre. Il y a trois interventions divines dans l’Acte créateur concernant l’homme. Nous allons donc considérer chacune de ces lettres, puis : ‘‘qui est comme Dieu’’ : nous allons entrer à leur découverte dans une certaine admiration, dans un climat d’attente, nous les reçevons, nous les recueillons toutes ensemble, nous les mémoriserons pour les conserver en nous jusqu’à notre mémoire d’origine. Je prends le A, pas le A de notre vie courante, mais le Aleph de l’Ecriture. Chaque lettre de l’alphabet peut être interprétée : targumisée, haggadisée, mashalisée, midrashée, halakisée, kabbalisée. Je vais apprendre, réapprendre, les lettres données directement de Dieu sur le Mont Horeb, et transmises à Moïse. Nous savons aujourd’hui que nous ne pouvons pas enlever ni altérer une seule lettre de la Torah…. Jésus dit que celui qui enlève une seule apostrophe à toute la bible, sera considéré comme le plus petit dans le Royaume des Cieux, le dernier des derniers. L’alphabet : Il se compose de vingt-deux consonnes. Dans le texte biblique de la Torah, il n’y a pas de voyelles, il n’y a pas d’espace vide, ni de point, ni de virgule. Ni de passé ni de futur : cela n’existe pas en hébreu. De ce fait, le texte de l’Ecriture pris isolément est absolument illisible, même pour un hébraïste chevronné. On ne repère pas les mots, on ne repère pas les voyelles, donc on ne sait pas en faire l’interprétation littérale sans la signification traditionnelle midrashique. La Sainte Ecriture n’est rien sans la tradition interprétative infaillible. Nous dresserons ensemble un tableau à plusieurs colonnes : lettre, traduction du mot, sens littéral, sens métaphorique [Mashal], sens moral [Midrash], sens mystique [Kabalah]. Nous allons voir la différence entre le Kaf et le Qof. La troisième Kabale, formalisée entre le huitième et le douzième siècle, s’écrit avec un ‘K’, mais la première cabale de l’époque du Christ s’écrit avec un ‘Q’. La kabale avec un ‘K’ modifie la tradition de Moïse totalement orientée vers le Messie. Elle détourne l’interprétation messianique concernant le Christ Jésus. La kabale magique profondément dévoyée et idolatre s’écarte tant de la Qabalah et même des transcriptions Talmudiques qu’on la désignera comme Kabbalah inversée, troisième kabale. Chaque lettre, dans cet hébreu très archaïque de l’époque, a une certaine signification (je reçois en moi quelque chose d’archaïque), chaque lettre a un sens biblique, un sens métaphorique, un sens moral, et un sens mystique. Il faudrait qu’avec chaque lettre, nous puissions déjà nous laisser pénétrer de la Parole de Dieu. Cet apprentissage divin est donné à l’enfant juif, je vous l’ai déjà dit. Le premier mot que prononce un enfant juif est Shm’a (Shin, Meym, Aïn). Il ne doit pas dire Abba, papa, ni Imma, maman, mais il doit dire Shm’a : « Ecoute ! ». La première phrase qu’il doit prononcer, à l’âge de trois ans, c’est : ‘‘Shm’a Israël, Adonaï Elohenou Adonaï Erhad’’ : « Ecoute, Israël, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est Un » (Deutéronome). A l’âge de quatre ans, il le chante. A l’âge cinq ans, il commence à écrire chaque lettre de l’alphabet, et il doit savoir, pour chaque lettre de l’alphabet, quel est son poids numérique, sa signification archaïque et sa signification biblique. A l’âge de huit ans, l’enfant d’Israël doit être capable de lire les textes de la Torah par lui-même et il doit être capable de targumiser tout seul les versets de la Torah. Il passe quatre ans à faire cela. A l’âge de douze ans, il a appris à les mashaliser, à les haggadiser, à les midrasher. Etant capable à son tour de midrasher l’Ecriture, il rentre dans la Bar Mitsva, fait sa communion solennelle. Ce n’est pas une fête comme nos 4 communions solennelles, uniquement pour avoir des dragées. Il est capable de participer de manière autonome à l’enseignement de la Synagogue, avec la grâce de Dieu : il peut apporter quelque chose de nouveau à la communauté ; dès ce moment, il fait partie de la communauté. La Bar Mitsva du Christ origine le cinquième mystère joyeux : Il est un fils, Bar, de l’invitation, Mitsva. Les Mitsvot sont les dix Commandements de Dieu, les Invitations. Mi est un terme pour cristalliser le Tsadé, le Vav et le Aleph, nous verrons tout cela. Dieu l’a invité, il est venu et il peut inviter tous ses frères. Il fait partie de la Synagogue, il peut parler dans la Synagogue pour le partage de la Torah entre adultes et sages. Régressons au degré de l’intelligence d’un enfant de quatre ans, ne soyons pas ambitieux. Nous ne voulons quand même pas avoir la prétention de rivaliser immédiatement avec le petit enfant juif de sept ans (qui, à l’âge de douze ans, est capable de le communiquer aux autres, et d’en discuter à égal avec Gamaliel et Hillel...). Nous allons regarder chaque lettre et découvrir des choses extraordinaires. A partir d’icelles, nous ferons jaillir de chaque nom, de chaque mot sa signification intime : Yeshwah, Mitsvot (les commandements), etc… Lettre après lettre, nous allons comprendre petit à petit et découvrir à quel point il est juste de dire que tout cela ne peut être que de Dieu, que Dieu inspire chaque lettre. Nous allons avoir un respect vis-à-vis de l’Ecriture immense, sensibles aux altérations cachées si souvent dans les traductions françaises ; si éveillés à cet apprentissage que nous allons sentir le fond révélé de l’Ecriture : connaissant l’alephbeit hébraïque, il nous suffira à lui tout seul pour entrer librement dans la Bible, pour avoir la porte d’entrée à l’inspiration de l’Esprit Saint à chaque traduction, et deviner avec Lui l’inspiration et la lettre. Les cinq premières lettres : Aleph Beit Gimmel Dalèt Hè Ces cinq lettres sont primordiales. Nous n’aurons aucune difficulté à comprendre qu’il y a une correspondance entre chaque lettre et chaque chiffre. Les chiffres arabes sont apparus chez nous à partir du XIIème siècle après Jésus Christ. Avant on se servait des lettres pour désigner un chiffre. Or, nous apprendrons que si chaque lettre a une signification profonde extraordinaire, chaque chiffre correspondant cache également une signification profonde extraordinaire. Cela nous choque aujourd’hui parce que nous sommes dans une civilisation mathématique. Nous avons complètement oublié que c’est une invention arabe que de séparer la Kabbala du Targum. Luther n’acceptait pas la métaphysique, donc il s’interdisait tous les autres aspects de la dynamique de l’exégèse globale. Pour les Protestants, il reste le Targum et la Haggadah. La théologie protestante se limite à la théologie biblique et la théologie fondamentale : il n’y a aucune théologie scientifique, aucune théologie mystique, aucune théologie de la tradition, aucune théologie de la grâce sanctifiante et de l’union transformante. Vous pouvez analyser toute l’histoire des petites barques du Christianisme, c’est à dire les différentes Eglises, en fonction de notre cercle de tout à l’heure. Aleph 1 Beit 2 Gimmel 3 Nous, nous disons A B C D E, mais dans l’Alephbeit hébreu, on dit Ame, Bêtise, Garage (chaque lettre correspond à un mot), mot renvoyant à sa signification matérielle. L’Aleph est ‘le Bœuf’ dans l’hébreu très ancien. Aleph Bœuf Beit Demeure, Maison uploads/Religion/ lecture-ju-ive-del-a-bible-2.pdf

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  • Publié le Fev 18, 2022
  • Catégorie Religion
  • Langue French
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