Asselineau baudelaire BAUDELAIRE Sa Vie et o ?'M rfe CHARLES PAR ASSELINEAU PARIS ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR f'ASSACECHOISEUL M UCCC LXtX Ctmp SaJnton CDeEsine par B dehire t t mp A SaJm CM v pa B B Cp ? Cjt'ain et Gt'ayepM' Ma ttst tR bnp A Sajmon C Ci t-v

BAUDELAIRE Sa Vie et o ?'M rfe CHARLES PAR ASSELINEAU PARIS ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR f'ASSACECHOISEUL M UCCC LXtX Ctmp SaJnton CDeEsine par B dehire t t mp A SaJm CM v pa B B Cp ? Cjt'ain et Gt'ayepM' Ma ttst tR bnp A Sajmon C Ci t-v-p f Ma ' Et' Cf imp A M ir C L'HOMME ET L' ? UVRE Avie de Baudelaire méritait d'être écrite parce qu'elle eft le commentaire le complément de fon oeuvre Il n'était pas de ces écrivains at? idus réguliers dont toute la vie fe pane devant leur pupitre delquels le livre fermé il n'y a plus rien à dire Son oeuvre on l'a dit fouvent c t bien luimême mais il n'y eH pas tout entier Derrière l'oeuvre écrite publiée il y a toute Cgcneic Au rebours du commun des hommes qui tra- vaillent avant de vivre pour qui l'action eft la récréation après le travail Baudelaire vivait d'abord Curieux contemplateur analyieur il promenait fa penfée de fpectacle en ipectacle de cauferie en cauferie Il la nourri ?ait des ob- jets extérieurs l'éprouvait par la contradiction l'oeuvre était ain ? le réfumé de la vie ou plutôt en était la eur Son procédé était la concentration ce qui explique l'intenûté d'e ?et qu'il obtenait dans des proportions reftreintes dans une demi-page de profs ou dans un fonnet Amû s'explique encore fon goût panionné des méthodes de compo ?tiôn fon amour du plan de la conftruction dans les ouvrages de l'etprit fon étude contante des combinaifons des procédés Il y avait en lui quelque chofe de la curio ?té na? ve de l'enfant qui ca ? e fesjoujoux pour voir comment ils font faits fe délectait à la lecture de l'article o? Edgar Po? fon héros fon ma? tre envié chéri expofe Cmoyens venu à produire un e ?et d'épouvante de délire dans fon po? me du Cor M Baudelaire n'était certainement pas dupe du charlatanifme de cette genèfe à o er r il l'approuvait même l'admirait comme un bon piège tendu à la badauderie bourgeoise Mais en pareil cas lui j'en fuis fûr il eût été de bonne foi C'eft très-? erieulement qu'il croyait aux miracles préparés à la pouibilité d'éveiller chez le lecteur depropos délibéré avec certitude telle ou telle ienfation Cette convic- tion chez lui n'était qu'un corollaire de l'axiome célèbre de Théophile Gautier Un écrivain qu'une idée quelconque tombant du ciel comme un aérolithe trouve à court de termes pour l'exprimer n'eft pas un écrivain véritable ? Baudelaire eût dit volontiers Tout po? te qui ne fait pas être à volonté brillant fublime ou terrible ou grotesque ne mérite pas le nom de po? te ? II s'eit vanté plus d'une fois de tenir école de poéue de rendre en vingt leçonsle premier venu capable de faire convenablement des vers épiques ou lyriques H prétendait d'ailleurs qu'il exine des Cfupérieur qui juge fa propre force qui imagine que ce qui lui réunit réunirait à tout autre M en

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