NICE Albrecht DÜRER, Collections de Nuremberg Dans le cadre du jubilé du jumela
NICE Albrecht DÜRER, Collections de Nuremberg Dans le cadre du jubilé du jumelage Nice/Nuremberg 1954- 2004 Musée des Beaux-Arts Exposition du 18 septembre au 12 décembre 2004 Dossier de presse Jeune couple et la mort, vers 1497-1498 Gravure sur cuivre, 195 x 121 mm ________________________________________________________________________________ Chargée de communication : Martine RUDIN Tél : 04 97 13 34 98 / fax 04 93 80 70 87 E-mail : martine.rudin@ville-nice.fr MR/29/06/04 Communiqué Albrecht DÜRER, Collections de Nuremberg Musée des beaux-arts de Nice Exposition du 18 septembre au 12 décembre 2004 ___________________________________________________________________________ C’est une exposition exceptionnelle qu’accueille le musée des beaux-arts de Nice, pour commémorer le cinquantenaire du pacte de jumelage signé entre Nice et Nuremberg (20 octobre 1954), le jumelage le plus ancien parmi les nombreux pactes ratifiés par la Ville de Nice. Près de cent gravures sur cuivre et bois, signées du Maître de la Renaissance Allemande, Albrecht DÜRER (1471-1528) gracieusement prêtées pour la plupart, par la Ville de Nuremberg, mais également par le Germanisches National Museum, sont rassemblées à Nice. L’ensemble comprend notamment deux des Trois grands livres d’Albrecht DÜRER (oeuvres graphiques réunies et éditées en 1511 sous forme de livre) : La Grande Passion, suite de douze gravures sur bois décrivant les souffrances du Christ, et La Vie de Marie, description de la vie de la Vierge, empruntée aux Apocryphes. Quatre planches isolées de l’Apocalypse qui fut le premier grand livre édité par Dürer ainsi que des planches de la Passion gravée sur cuivre et de la Petite Passion, complètent cet ensemble. Dürer a joui de son vivant d’une réputation immense, surtout comme graveur, technique dans laquelle il a atteint une perfection sans précédent. Il était capable de donner à ses gravures un très grand effet de modélisation pittoresque et une plasticité corporelle. Avant lui, il convient de citer parmi les plus grands graveurs sur cuivre, le maître du Haut-Rhin, Martin Schongauer (1445-1491) et l’italien Andrea Mantegna (1431-1506), dont les réalisations techniques et les influences stylistiques l’ont inspiré. L’exposition est réalisée en collaboration avec la ville de Nuremberg -Dr Jutta-Tschoeke, directrice de la Maison Dürer de Nuremberg, Dr. Rainer Schoch, responsable de la collection graphique du musée national germanique- et le Musée des Beaux-Arts de Nice -Béatrice Debrabandère-Descamps, conservateur-. Un catalogue de l’exposition sera publié Par les éditions Prestel. … / … Autour de l’exposition Visites-conférences - 21/09/04 à 15h • Dürer et l’Art religieux - 05/10/04 à 15h • Dürer : influence de l’art gothique et de la Renaissance - 14/10/04 à 15h • Les techniques de la gravure à l’époque de Dürer - 18/11/04 à 15h • Les gravures de Dürer : la Passion du Christ et la vie de Marie Tarif : 3 euros - réduit 1,5 euro Musée des Beaux-Arts 33, avenue des Baumettes – 06000 Nice - Tél. 04 92 15 28 28 / fax 04 93 97 67 07 Tous les jours sauf lundi de 10h à 18h - Entrée : tarif : 4 euros - réduit : 2,50 euros __________________________________________________________________________________________ Chargée de communication : Martine RUDIN Tél : 04 97 13 34 98 / fax 04 93 80 70 87 E-mail : martine.rudin@ville-nice.fr Albrecht DÜRER, Collections de Nuremberg La primauté de la Renaissance italienne aux XVe et XVIe siècles en Europe Au début du XVIe siècle, l'Italie a atteint, grâce à ses grands maîtres tels Giotto (1226), Léonard de Vinci, Raphaël et Michel-Ange (XVe siècle), une place si prééminente dans le domaine de l'art, qu'elle en déterminera tout le développement en Europe pour plusieurs siècles. Ni la France, ni l'Angleterre, ni l'Allemagne ne pouvaient alors lui opposer une production d'une valeur équivalente. Il faudra plus d'un siècle avant que la primauté passe de l'Italie aux Pays-Bas, grâce en particulier à Rubens (1577) et à Rembrandt (1630), -pour peu de temps il est vrai- à l'Espagne, avec Bartolomé Bermejo, et vers le milieu du XVIe siècle avec l'arrivée de Diégo de Siloé, à Grenade. Léonard de Vinci dominait la scène artistique en France et Van Dyck en Angleterre. A la fin du XVe siècle l'Allemagne donne le jour à un maître : Albrecht Dürer (1471- 1528) Son œuvre n'apparaît pas comme ayant dès l'abord le même éclat et la même puissance de séduction que celle de ses contemporains italiens, son charme opère plus lentement, d'une manière moins apparente, son génie avance sur la voie tracée avec rigueur et réglée jusqu'aux moindres détails par une tradition de métier manuel. Dürer, conscient de la lutte à laquelle il se prépare, et travaillant de façon appliquée et rigoureuse, jour après jour, s'élève par la seule force de sa volonté, se révélant brusquement, vers sa vingt-septième année, comme le Maître de Nuremberg, auteur de l' Apocalypse (ensemble de gravures sur bois), avec qui aucun autre artiste allemand n'ose plus se mesurer. Dürer : fils de Nuremberg *Comme beaucoup de graveurs du XVe siècle, Dürer apprend d’abord l’orfèvrerie, avec son père Albrecht l’Ancien établi Nuremberg, ce qui le familiarise avec le burin dès son adolescence. Il est élevé dans le culte et la tradition de la peinture européenne moderne (Jan Van Eyck et Rogier Van Der Weyden). Il sera le premier graveur à Nuremberg. Un voyage de formation le porte de 1490 à 1494 aux Pays-Bas, en Alsace et en Allemagne (Colmar, Strasbourg, Bâle) au cours duquel il vit de ses dessins et gravures sur bois et ses illustrations de livres. De retour à Nuremberg, il se marie avec Agnès Frey dont il n’eut pas d’enfant. Il mène une vie intellectuelle brillante fréquentant évêques, patriciens (dont l’humaniste Willibald Pirckheimer) et seigneurs de la ville. Par la suite, il effectue un premier voyage en Italie (1494-1495) à Padoue, Mantoue et Venise où il découvre Mantegna et Bellini. De retour à Nuremberg, où il s’établit en 1495, le jeune Dürer produit une grande collection de gravures qui lui assure un revenu indépendant de ses commandes de peinture (60 gravures sur bois et cuivre), de différents thèmes et formats. Il obtient ses premiers grands succès d’édition en gravure sur bois avec l’Apocalypse de Saint Jean et la vie de Marie . Après un deuxième voyage en Italie (1505-1507), Dürer mène une carrière florissante à Nuremberg grâce aux commandes publiques de peintures et gravures. La gravure sur cuivre et la gravure sur bois qui n’étaient alors que des techniques peu abouties, utilisées pour l’illustration ont été portées au rang d’arts majeurs par Dürer, particulièrement pour le cuivre qu’il transcenda. source : Albrecht Dürer et la gravure allemande, chefs-d’œuvres graphiques du musée Condé à Chantilly L’étude des proportions *Attiré par le travail du peintre vénitien Jacopo de Barbari et influencé par le modèle antique de Vitruve, Dürer se consacre à partir de 1500 à l’étude systématique des proportions humaines en étudiant le travail des artistes de la Renaissance, tels Donatello et Léonard de Vinci (d’autres études similaires et intensives ont porté sur le cheval). Il fait un second voyage en Italie de 1505 à 1507 pour fuir la peste et rencontrer les savants et artistes travaillant sur le problème de la perspective. Ses propres recherches sur la perspective et un grand nombre d’études de nus précèdent la création en 1507 de Adam et Eve ( Madrid, Prado), premiers nus grandeur nature de la peinture allemande. Dürer a rassemblé dans un livre ses études des proportions, qui ont duré plus de dix ans. Les quatre livres des proportions du corps humain ont parus en 1528, année de la mort de l’artiste. Il publie aussi un traité de géométrie Instruction pour mesurer à la règle et au compas en 1525 et un Traité sur les fortifications, en 1527. *source : Albrecht Dürer et la gravure allemande, chefs-d’œuvres graphiques du musée Condé à Chantilly Dr Jutta Tschoeke- responsable de la collection graphique des musées de la ville de Nuremberg, *L’époque des « gravures de maître » des XVe et XVIe siècles L’art de la gravure sur cuivre est né en Allemagne vers 1430, les premiers graveurs ne signaient pas encore de leur nom ; aussi les historiens les ont nommés en fonction de leur style (le Maître aux banderoles) ou d’après le titre de leur œuvre principale (le Maître du livre de raison). Progressivement les artistes se mirent à signer de leur monogramme ( Martin Schongauer), mais beaucoup de gravures de l’époque sont restées anonymes. La gravure sur bois ou taille d’épargne est la technique d’impression en relief du Moyen-âge (les surfaces saillantes obtenues par évidage du bois sont encrées et impriment le papier sous l’action d’une presse), au contraire de la gravure sur métal qui est un procédé d’impression en creux (le papier humidifié va chercher l’encre dans les creux lors de la presse, le trait est imprimé en léger relief). Entre 1515 et 1518, il est le premier à tester la gravure à l’eau-forte sur fer, méthode de gravure utilisée dans la fabrication d’armures. La pointe sèche (plaque de métal griffée superficiellement à l’aide d’une pointe effilée) est une étape vers l’élaboration de la gravure à l’eau forte, technique apparue vers 1510. La plaque uploads/s3/ albrecht-durer.pdf
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- Publié le Mai 23, 2021
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