LES REPÈRES DE L’AVISE LES ÉCOLES DES ARTS DU CIRQUE Création, consolidation, d
LES REPÈRES DE L’AVISE LES ÉCOLES DES ARTS DU CIRQUE Création, consolidation, développement de l’activité et de l’emploi CULTURE N °8 A V R I L 2 0 1 2 Réalisé par : N°8 – LES ECOLES DES ARTS DU CIRQUE 2 ■ Les arts du cirque : présentation et contexte d’évolution 3 Un art au croisement de plusieurs disciplines 3 L’essor de la pratique des arts du cirque 3 Une reconnaissance accrue des institutions 4 ■ Les arts du cirque : structuration du secteur 6 La fédération française des écoles de cirque 6 Les syndicats 7 Les regroupements professionnels 8 Les réseaux de niveau européen 8 ■ Les écoles des arts du cirque : organisation et offre de services 9 Les écoles amateurs 9 Les écoles professionnelles 9 Typologie des publics accueillis 10 Les différents services proposés 11 Organisation des ressources humaines 12 Contexte réglementaire 14 Le matériel et les locaux 14 ■ Les écoles des arts du cirque : données financières 15 Différentes catégories de budget 15 Plusieurs partenaires financiers 15 Deux exemples de budgets 15 ■ Les écoles des arts du cirque : besoins d’accompagnement 17 Principales difficultés rencontrées 17 Typologie des besoins d’accompagnement 18 ■ En savoir plus 19 ■ Glossaire 20 Sommaire N°8 – LES ECOLES DES ARTS DU CIRQUE 3 Art en perpétuel mouvement, le cirque se nourrit des héritages classiques et des innovations contemporaines. Tout en conservant le public familial qui a toujours fait son succès, il a ainsi su séduire au fil des dernières décennies de nouveaux publics. ■ Un art au croisement de plusieurs disciplines Après-guerre, profitant du développement de nouvelles technologies qui permettaient le déplacement de chapiteaux itinérants, les cirques se mirent à fleurir partout en France. Ils proposaient alors un spectacle populaire par excellence, qui allait à la rencontre des gens pour leur apporter rêve, exaltation et exotisme – la fonction éducative des ménageries était alors prépondérante. A partir des années 60, le monde des entreprises de cirque connaît une profonde crise artistique et économique, suivie par de nombreuses faillites tout le long des années 70. Des difficultés à renouveler les numéros, la désaffection croissante du public – la télévision se généralise –, des normes de plus en plus contraignantes sont les causes principales de cette crise. Au début des années 80, une nouvelle génération d’artistes, issus du théâtre, de la danse ou des arts de la rue commence à s’approprier et à détourner les codes traditionnels (le chapiteau, le cercle, l’exploit). Délaissant les numéros classiques, notamment ceux avec les fauves et autres pachydermes, des précurseurs (Gosh, le Cirque Plume, Archaos…) explorent les croisements entre disciplines, soignent particulièrement la mise en scène, quittent la piste circulaire pour aller jouer sur des scènes frontales ou bien à ciel ouvert. Ils affirment ainsi des démarches artistiques originales, donnant naissance à ce qui est convenu aujourd’hui d’appeler le « cirque de création ». Peu à peu, les anciens, au départ réfractaires à ce courant qui bousculait la tradition, prirent conscience de la nécessité d’évoluer et se mirent eux aussi à faire appel à des metteurs en scène, des chorégraphes… ■ L’essor de la pratique des arts du cirque A partir des années 70, quelques professionnels (dont Gruss, Fratellini…) entreprirent d’enseigner leur métier à des personnes non issues de familles circassiennes. Pour la première fois, le cirque devenait accessible et pouvait s’apprendre en dehors de la transmission générationnelle. A partir des années 80, ateliers et écoles de cirque vont se multiplier. Plusieurs raisons expliquent ce succès : Une pratique avec un triple enjeu dont s’empare la majorité des écoles de cirque : - enjeu corporel par le biais des apprentissages moteurs ; - enjeu artistique par un travail d’expression, de créativité et par les rencontres avec le monde du spectacle (activités proposées par la majorité des écoles de cirque) ; - enjeu éducatif : par ses formes pédagogiques (essai/échec/réussite), par les rapports à l’autre (son partenaire, le public). La pratique des arts du cirque véhicule des notions d’effort, de dépassement de soi, de socialisation, de coopération (absence de compétition)…. Un art pluridisciplinaire Par le nombre des activités à disposition (trapèze, porters acrobatiques, jonglage), le cirque Les arts du cirque Présentation et contexte d’évolution N°8 – LES ECOLES DES ARTS DU CIRQUE 4 s’adresse à un large public où chacun peut trouver son terrain de jeu : adresse, force, tonicité, souplesse, goût du risque… A partir de 2007, on constate plusieurs phénomènes concomitants : Un ralentissement du rythme de croissance des nouveaux inscrits dans les écoles de cirque Le développement de formes spontanées, pratiquées hors cadre : jonglerie, monocycle, slack1 Un essor vigoureux des activités proposées envers des publics spécifiques : petite enfance, public handicapé, seniors… ■ Une reconnaissance accrue des institutions2 Amorcée à la fin des années 70, la reconnaissance du ministère de la Culture en faveur de ce qu’on nomme désormais « les arts du cirque » s’est renforcée significativement en 2001. Les débuts de la reconnaissance (1980/2000) A cette période, la politique publique cherche à remédier à deux problèmes essentiels du cirque : le risque économique et la relève artistique. 1978 : Le cirque quitte la tutelle du ministère de l’Agriculture (auquel il était rattaché en raison de la présence d’animaux) pour rejoindre le ministère de la Culture aux côtés des autres arts vivants (musique, théâtre, danse). 1 Sangle élastique s’accrochant entre deux points fixes (arbres, poteaux…) 2 Source Hors les Murs, centre de ressources national sur les arts de la rue et le cirque Début des années 80 : Création de l’ANDAC, Association nationale pour le développement des arts du cirque, chargée de récolter et redistribuer un fonds financier, alimenté par des subventions du ministère et des apports provenant des recettes de billetterie versées par les cirques adhérents à l’association. 1986 : Inauguration du Centre national des arts du cirque délivrant un diplôme des métiers des arts du cirque. 1995 : Mission d’information, de promotion et de développement du secteur des arts de la piste confiée à l’association Hors les Murs. Lancement de « Arts de la Piste », première revue institutionnelle sur les arts du cirque. 1998 : Ouverture des dispositifs consacrés au théâtre aux compagnies d’arts du cirque : conventionnement, aides à la production dramatique. 1999 : Accord-cadre entre le ministère de la Culture et le ministère de la Jeunesse et des Sports instituant la Chartre de Qualité établie par la Fédération française des écoles de cirque comme texte de référence pour la pratique amateur des arts du cirque (cf. page 7). L’année des arts du cirque (2001/2002) L’année des arts du cirque marque le renforcement des politiques publiques en faveur du cirque et vise à soutenir globalement le secteur : Renforcement des aides pour la création (opération Jeunes Talents Cirque), la diffusion, l’enseignement. Nouvelles mesures d’aides attribuées par la Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (DMDTS) : l’aide à l’itinérance (pour les cirques travaillant sous chapiteau) et l’aide à la résidence (attribuée aux théâtres, Les arts du cirque Présentation et contexte d’évolution N°8 – LES ECOLES DES ARTS DU CIRQUE 5 centres culturels (...) accueillant des compagnies pour des périodes de création). Identification de pôles pour le cirque en région (au nombre de 11 aujourd’hui) avec pour mission de soutenir la création (via des résidences), de programmer des spectacles, de sensibiliser les publics, d’accompagner la structuration de la profession. Les pôles pour le cirque en région Ces lieux bénéficient de conventions pluriannuelles avec l’État et les collectivités territoriales. Aides à l’investissement, programmation d’événements spécifiques (1, 2, 3 cirque…). Signature d’une Charte pour l’accueil des cirques dans les communes par le ministère de la Culture, les trois syndicats du cirque, l’Association des maires de France et la Fédération nationale des collectivités pour la culture (une centaine de communes adhérentes). Financement d’une importante collection d’ouvrages consacrés au cirque avec le soutien du CNL (Centre national du livre). Depuis cette période, le nombre de compagnies conventionnées a triplé, les pôles se sont affirmés comme des lieux référents, les écoles sont de plus en plus nombreuses, cependant la reconnaissance des arts du cirque n’est pas encore « au niveau » des autres disciplines du spectacle vivant. Les arts du cirque Présentation et contexte d’évolution Les 11 pôles pour le cirque en région Le Cirque municipal Jules Verne à Amiens La Verrerie à Alès Circa à Auch L’Agora à Boulazac La Cascade à Bourg Saint-Andéol La Brèche à Cherbourg Le Cirque-Théâtre d’Elbeuf Le Carré Magique à Lannion Le Prato à Lille Le Théâtre Firmin Gémier à Antony Le Sirque à Nexon Le Théâtre Europe à la Seyne/ Mer N°8 – LES ECOLES DES ARTS DU CIRQUE 6 Le secteur des arts du cirque s’organise autour de fédérations, syndicats et regroupements couvrant les champs de la création/production, de la diffusion, de la formation, pour le cirque contemporain et/ou traditionnel. ■ uploads/s3/ ecoles-des-arts-du-cirque 1 .pdf
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- Publié le Fev 05, 2021
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