EXPLICATION DE LA PIERRE CUBIQUE, 1806. EXPLICATION DE LA PIERRE CUBIQUE. ( Voy

EXPLICATION DE LA PIERRE CUBIQUE, 1806. EXPLICATION DE LA PIERRE CUBIQUE. ( Voyez la Gravure ) Par le F. CHÉREAU Officier-hono- raire duG. O de France Membre du Souv.: Chap."> et de la des CheVs» de la Croixs O ••• de .Paris. Officier général de l'Ordre d'Orient. MM. CC. FF. DANS les hauts grades on doit donner le développement de la science maçonique, dont les principes sont indiqués dans les trois grades simboliques t Mais cette pre- mière école ne s'expliquantpas suffisament, nous allons entrer dans les plus grands détails, en parcourant les différens tracés qui sont sur la pierre, apèllée cubique; cette pierre angulaire est une des bases. essentielles de l'art royal ellen'est qu'étau- chée dans le aeinB. grade de la Maçonnerie bleuie. Il aurait fallu que cette pierre eut été tracée en caractères hicrn<>lipliiques selon la rigueur des lois maçonniques; alors le Gr. Or •. dp France auroit senti la uéces- sité de donner la clef de nos caractères selon l'exemple qui est tracé dans le chapi- teau du côté gauche. Dans le bas qui forme un carré, est une division de 100 cases 26 contiennent les hiérogliphes 26 autres les lettres itali- ques 4 en hiérogliphes composés et 4 aussi en lettres composées 1 2 en ponc- tuations hiérogliphiques 12 en caractères vulgaires et 16 remplies avec les chiffres depuis i jusqu'à 70. Tel est le contenu du côté gauche de cette pierre que le Gr. Or. n'a pas songé à remplir. Il était donc essentiel pour l'art royal, qu'un ouvrier zélé voulut s'en occuper pour l'instruction de ses FF/ et pour leur apprendre à connaître les lettres, afin de pouvoir lire les mots mistérieux de notre art. Les deux niveaux que vous voyez dans le, haut du chapiteau. vous annoncent que les connaissances rendent les hommes égaux, et que les talens élèvent l'homme d'u iip classe ordinaire au niveau des grands de la terre. Maintenant que nous connaissons les caractères ijOus allons apprendre à con- naître la f.lce de cette pierre cette face est un chef-d'œuvre du Giv. Or. de Fran- ce, puisqu'elle renferme dans sa composi- tion une division de 81 cases qui forment le carré de 9, oit totrs les mots mîstëriem; se trouvent renfermés depuis le premier grade jusqu'à celui-ci en y ajoutant les j6 du chapiteau qui contiennent un seul mot sacré composé de trois paroles. Pour lire ce que contient ce carré. on commence par le T qui est au bas sur la premièr e ligne à gauche, ensuite la lettre U au dessus du T, dans la 1 re. case de la 2-e. ligne ce qui forme la première sillabe du mot de passe d'Apprentif; puis vous prenez le B de la amB. case de la 1 re. ligne, après un A, dans la. première case da la 5-e. ligne en montant vous descen- drez en biais jusqu'à la lettre L qui forme la ame: sillabe du mot précité ainsi du reste des mots qive vous lirez en biaisant de g«Uohe à droite en descendant'jusqu'à la dernière case en haut à droite, dans laquelle vous trouverez deux lettres TH, en opposition avec la lettre T, parlaquelle vous avez commencé. Les 16 cases triangulairesdu chapiteau forment ensemble un grand triangle ou Delta emblème de la Divinité selon les Egyptiens. C'est dans ces cases qu'est placé le mot sacré du présent grade, le Tetra- grammaton, la parole inominale du grand Jehoya, qui était toujours tracée dans un Delta, Vous remarquerez que le Gr. Or. de France dans sa sagesse a crû devoir placer dans ce chapiteautriangulaire le grand mot de ce sublime grade. Les chérubins qui sont placés sur ce chapiteau, et qui accompagnent ce triangle vous annoncent que tout est divin dans les cérémonies de ce grade, qu'il est l'annonce de la doctrine des Maçons; ils adorent un Dieu unique, et ne le perdent jamais de vue dans toutes leurs actions. Maintenant que nous avons épuisé les deuxfacesde cette pierre nous allonsentrer dans d'autves détails qui tiennent aux sciencesdont on vous aparlé dans les grades simboliques et surtout la géométrie, laquelle vous conduit naturellement aux connaissances les plus abstraites tels sont les systèmes du monde etc. etc, Les anciensinitiés auxmistères du Sacer- doce nous ont transmis la science de& calculs. Cette science conduit naturellement à Ia géométrie dans le compagnonage on en parle souvent cette science commence par la connaissance des chiffres dont la clefnousvient des égyptiens. Elle est tracée dans le côté droit de la pierre. Cette clef se compose d'un carré parfait coupé en 4 parties égales., par une ligne perpendiculaireet une horisontale, ensuite par deux autres lignes diagonales d'angle en angle, qui divisent ce car ré en 8 parties triangulaires c'e&t dans ce tracé que vous trouverez les figures des zo chiffres depuis i jusqu'à, zéro, Le est une Iigne perpendiculaire, 1. Le a est pris dans un carré et forme un zede Z. Le 3 se prend par la moitié du grand carré duquel vous tirez une ligne jusqu'au coin, ensuite une autre jusqu'au centre puis en reculant jusqu'au coin d'en bas et une horisontale jusqu'à la ligne perpen- diculfire du milieu, 2 Le 4 se trace par une perpendiculaire à droite. On prend le milieu de cette ligne, on en tire une horisontale jusqu'au centre du grand carré et on remonte par une diagonale, jusqu'à l'angle d'en haut àdroite, ce qui forme un 4 parfait Le 5 se fait par une ligne qui part de l'angle d'en haut à droite en descendant par une diagonalejusqu'au centre ensuite vous tirez une ligne horisontale, à droite jusqu'à moitié de cette perpendiculaire du côté droit après vous descendez jus- qu'au bas, et retournez en arrière jusqu'à la perpendiculaire du milieu Le 6 se fait en traçant une ligne diago- nale, de l'angle droit d'en haut, à l'angle gauche d'eu bas de là une horisontale en bas, jusqu'à celle du milieuque vous tracez en remontant jusqu'aupoint du centre, /J'. Le 7 se prend depuis la ligne du milieu d'en haut en traçant une ligne horisontale jusqu'àl'angleà droite, puis vous descendez une diagonale jusqu'au coin opposé du grand carré à gauche en bas 7. Lo 8 se fait en traçant une croix de St. André, c'est-à-dire deux lignes croisèes fermées par une ligne horisontale en haut et en bas Le 9 se fait en partant du centre, en remontant la ligne perpendiculaire puis une horisontale jusqu'à l'angle à droite et descendant par une diagonale jusqu'à l'angle à gauche, V. Le o est le carré D Vous voyezque lesanciens chiffresétaient tous angulaires. A mesure que les peuples se policèrent, ils donnèrent à leurs carac- teres des formes plus agréables, arrondirent les lignes de leurs premiers chiffres, qui sont ceux que nous avons actuellement, et qu'improprement nous nommons chiffres arabes. La connaissance de la géométrie, con- duisit nos ancêtres à l'étude du monde habité et bientôt ils surent approfondir ce dédale de l'immensité et percer la voûte azurée. L'homme se livra à l'étude des mathé- matiques, science sublime seulement connue des initiés dans les mystères du aroe. ordre cette science les conduisit à développerà peu prèsl'organisationde toute la nature, en observant le cours du soleil et celui de la lune, ainsi que l'ordre pério- dique des saisons. Le carré du côté droit de la pierre nous représente cet ancien sistême. Les 4 cercles sont les 4 régions présu- mées autour de la terre, on découvrit par le cours du soleil les quatre points cardi- naux, orient, occident, midi et nord; les quatre carrés servirent d'angles de division pour les saisons, en donnant le quart de l'année solaire de gi jours environ ce qui procurait pour l'année entière 364 jours auxquels on ajoutait une ou deux journées de plus à la fin d'une période déterminée. Les Mages considérèrent avec attention la nature entière. L'étudeles portaitvouloir en connaitrel'essence dans sa composition; ^immensitédu fluide aërien rempli de ces feux, qu'ils prirent pour autant de petits soleils qui furent par la suite nommés étoiles la puissance de l'air sur toutes les substances et J'unité d'accord des lois organiques ce qui les porta à l'admiration des merveilles de la nature, et aiguillonna leur curiosité pour faire de plus grandes recherches, et pour parvenir à connaître le principevivifiant, enfin l'âme de l'univers Ils reconnurentpar leur travail, la divinité seul principe de la conservation et de l'organisation universelle ils adorèrent l'être suprême dans toutes les productions de la terre comme étant son ouvrage; ils cachèrent aux peuples les vérités qu'ils avoient découvertes en donnant un sens différent aux emblèmes qu'ils exposaient aux regards du public. Ils décomposèrentl'air et la matière. Le sel, le souffre et le mercme leur parurent en être les principes constituants de ces trois parties, ils formèrent un triangle qui devint avec plus de raison encore un prin- cipe de eulte comme étant l'emblème du grand moteur des êtres animés qui fut nommé Dieu. Les hébreux le nommèrent Jehova on la véritable ame de la nature ils placèrent ce triangle au centre de divers cercles et carrés, uploads/s3/ explication-de-la-pierre-cubique-chereau-1806.pdf

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