LA CHAÎNE GRAPHIQUE Laurent OLIVER GRETA Touraine Laurent OLIVER GRETA Touraine

LA CHAÎNE GRAPHIQUE Laurent OLIVER GRETA Touraine Laurent OLIVER GRETA Touraine La chaîne graphique La conception .............................................................................................. 1 La maquette assistée par ordinateur _______________________________________ 2 Les modes d’affichage ____________________________________________________ 2 Les éléments du devis _____________________________________________________ 3 Le déroulement d’un travail _______________________________________________ 4 La composition ............................................................................................ 5 La photogravure ......................................................................................... 7 L’impression ............................................................................................... 12 La typographie _________________________________________________________ 12 L’offset ________________________________________________________________ 14 La flexographie _________________________________________________________ 18 L’héliogravure __________________________________________________________ 19 La sérigraphie __________________________________________________________ 21 La tampographie _______________________________________________________ 23 La finition .................................................................................................. 24 Les décalages de filets ____________________________________________________ 1 La maquette _____________________________________________________________ 2 Les supports d’impression ........................................................................ 26 Les papiers _____________________________________________________________ 26 Les cartons _____________________________________________________________ 27 Les synthétiques ________________________________________________________ 27 Les complexes __________________________________________________________ 28 Les adhésifs ____________________________________________________________ 28 Les métalisés ___________________________________________________________ 29 Lexique ...................................................................................................... 30 Sommaire Laurent OLIVER GRETA Touraine La chaîne graphique page 1 Réaliser un imprimé en couleur, (que ce soit une pla­ quette, une affiche, une annonce presse... ) mêlant des photos, des textes, des schémas et des illustra­ tions, passe nécessairement par une première phase de définition du « projet ». Il convient de définir à qui est destiné le document (la cible), les messages et les images que l’on veut donner de soi ou de ses produits (le positionnement). Cette réflexion doit tenir compte de la stratégie de communication de l’entreprise afin d’avoir une cohé­ rence entre les outils de communication et les objec­ tifs à atteindre. Il faut envisager l’illustration du document, soit par des photos (noir et blanc ou couleur), soit par des dessins, des schémas ou des tableaux... Cette réflexion sur le fond est primordiale. C’est elle qui conditionne la forme finale du document : son format, le nombre de pages et de couleurs. Cette étape se réalise lors d’une ou plusieurs réunions entre le client et le maître d’oeuvre (selon la complexité du travail). Néanmoins, il est préférable d’impliquer l’encadre­ ment, car une politique globale de communication ou une action ponctuelle engage l’ensemble de l’en­ treprise. Réaliser un tour de table permet, en effet, de déterminer plus finement les messages délivrer et de bénéficier de l’expérience du terrain et de la cul­ ture d’entreprise des différents participants. C’est un bon moyen d’informer les membres de l’encadrement , qui constituent les premiers vecteurs de la commu­ nication de l’entreprise à l’intérieur et l’extérieur. On peut ainsi les faire adhérer au projet, connaître les raisons de leurs réserves ou de leurs objections. Une fois les idées rassemblées, il faut envisager plu­ sieurs questions d’ordre graphique : 1) Si l’entreprise possède une charte graphi­ que. souhaite-t-elle la conserver ou la faire évoluer ? La charte graphique définit les codes de couleur, de lettrage, de mise en page, à respecter pour garantir la cohésion et l’homogénéité de tous les documents imprimés d’une entreprise. Elle évite de se disperser dans l’aspect visuel des documents. 2) S’il n’existe pas de charte graphique, il faut retenir les éléments existants (logo, lettrage, couleur) et voir s’il existe une homogénéité de présentation sur d’autres documents pour s’en inspirer, le cas échéant. L’analyse de ces points, réalisée par le maître d’oeuvre en collaboration avec le responsable de création, débouche sur la conception graphique de l’imprimé : c’est l’élaboration de la maquette. LES METIERS DE LA CONCEPTION A ce stade et avant la réalisation de la maquette, le directeur artistique, le rédacteur concepteur et le ou les graphistes créatifs se réunissent afin de trouver l’idée originale qui présentera le mieux le produit, l’entreprise ou les services, aussi bien au niveau de l’image que du texte. En fonction des structures (agences, studios, impri­ meurs... ) et des budgets, les postes de directeur artis­ tique, de rédacteur concepteur et de graphiste sont occupés par une ou plusieurs personnes et n’ont pas forcement la même dénomination. Le directeur artistique, souvent graphiste lui-même, possède des connaissances approfondies sur toutes les techniques de création. Le rédacteur concepteur est charge de rédiger les textes et de trouver le slo­ gan des campagnes ; il doit avoir une bonne culture et posséder des connaissances tant psychologiques, publicitaires que commerciales. LA CONCEPTION LE CONSEIL Laurent OLIVER GRETA Touraine La chaîne graphique page 2 De plus en plus d’agences ou studios graphiques tra­ vaillent en PAO (publication assistée par ordinateur) ; ainsi, la maquette réalisée sur un micro-ordinateur intègre l’écran, textes et images, grâce au logiciel de mise en page. Les logiciels de plus en plus performants permettent la composition, la réalisation des gabarits*, la mise en page, la création d’illustrations, la création de lettrages, la mise en couleur de textes, de schémas, la séparation des couleurs en vue de l’impression, la création en volume, l’animation d’objets. Cette technique a de nombreux intérêts au niveau de la maquette, elle permet : • d’intégrer, pour les stations les plus com­ plètes, tous les éléments en couleur du projet final : photographies, illustrations, dessins, texte et filets, • de présenter des projets proches de la réalité, aussi bien sur écran que sur sortie noir et blanc ou couleur en fonction de l’imprimante, • de corriger ou modifier quasi instantané­ ment aussi bien la taille des lettrages que la mise en page, le choix des caractères, la mise en couleur, la taille des photogra­ phies ou le recadrage de celles-ci, • de ne plus effectuer, une fois la maquette réalisée et acceptée, le travail d’exécution indispensable si la maquette est manuelle, puisque tous les éléments sont contenus, mis en page et sauvegardées dans l’ordi­ nateur, • d’éviter la répétition des mêmes tâches car il est possible de sauvegarder, coller, copier, dupliquer. * On entend par « gabarit » la grille de fond qui définit l’ensemble des données répétitives à chaque page : nombre de colonnes, marge (haut, bas, gau­ che, droite), format des colonnes, folio, emplace­ ment des photos. Ce gabarit est indispensable pour avoir au fil des pages une présentation graphique et visuelle continue. LE MODE VECTORIEL Le mode Vectoriel est un systè­ me de définition des contours d’un objet, grâce à l’emploi de techniques mathématiciennes. L’image est traitée suivant des modèles géométriques, telles les courbes de Bézier inventées par le Français Pierre Bézier, qui permettent de décrire tous types de tracés par des arcs de cercle, des segments de droite. Ainsi, dans l’absolu, le dessin peut être agrandi l’infini sans avoir d’effets d’escalier (sa seule limite tant l’affichage écran qui se fait en Bitmap, c’est-à- dire point par point) ; de plus, il occupe beaucoup moins de place sur le disque. LE MODE BITMAP Le mode Bitmap est un système de définition d’un caractère ou d’une illustration par un ensemble de carrés indépendants les uns des autres, appelés « Pixels » ; il est donc possible en mode Bitmap d’agir sur chaque pixel représenté sur l’écran. Pour la même raison, on recon­ naît si le logiciel fonctionne en Bitmap de deux manières : • lorsque l’on agrandit le con­ tour d’un objet, c’est la taille du pixel qui va grossir. Ainsi, en raison de la forme carre du pixel, on aura vite un contour en forme d’escalier • les logiciels Bitmap possèdent comme outil la gomme. LA MAQUETTE ASSISTÉE PAR ORDINATEUR LES MODES D’AFFICHAGE Laurent OLIVER GRETA Touraine La chaîne graphique page 3 Quelle que soit la technique utilisée, la conception graphique débouche sur une maquette chiffrée par le maître d’œuvre, en fonction de paramètres techniques, temporels, artistiques et extérieurs. PARAMETRES TECHNIQUES • le format • le nombre de pages • la qualité et le grammage du papier • la quantité • la finition désirée • le nombre de couleurs. PARAMETRES TEMPORELS • le temps consacré aux réunions de travail • le temps nécessaire à la recherche graphique (création) • le temps lié à la confection de la maquette de présentation (temps de studio) • le temps estimé de suivi technique et commercial du maître d’œuvre, du début de la fabrication jusqu’à la livraison. PARAMETRES ARTISTIQUES La valeur ajoutée artistique liée au talent des différents intervenants dans l’élaboration et la création du projet. PARAMETRES EXTERIEURS Le coût de réalisation des photos et/ou des illustrations. Ces deux postes qui n’appartiennent pas aux sta­ des de la chaîne graphique sont considérées comme des paramètres extérieurs, même s’ils sont souvent indispensables à la fabrication d’un imprimé. Le client qui souhaite une brochure, un catalogue, une affiche... mais qui n’a pas tissé encore de relations avec une agence conseil ou un studio graphique, est con­ fronté au problème du choix de son intervenant. La pratique consiste appeler 2 ou 3 (voire plus) agences ou studios graphiques et de leur demander un pro­ jet et un devis gratuitement (mise en concours). Si la méthodologie semble a priori la plus adaptée et la plus logique, elle est toutefois limitée et n’encourage pas les structures les plus professionnelles. En effet, comme nous l’avons vu, la maquette et le devis sont l’aboutissement d’un travail long sur le fond et sur la forme, nécessitant un investissement en temps très important. Cet investissement est le garant d’une analyse fouillée et d’un résultat qui répondront aux objectifs du client. Or, en analysant le processus, on se rend uploads/s3/ chaine-graphique 1 .pdf

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