BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE ET COMMENTEE TIM BURTON Mars 2012 © Bibliothèque du fil

BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE ET COMMENTEE TIM BURTON Mars 2012 © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, mars 2012 2 SOMMAIRE AVANT- PROPOS……………………….……………………………..…...3 OUVRAGES ……………….….…………………………………6 OUVRAGES GENERAUX ………………………………………..…6 Ressources documentaires……………………………………….. . 6 Ouvrages de Tim Burton……………………………………………..6 Biographies……………………………..……………………........…. 7 Entretiens ....……….………………………………….……………..7 Monographies sur l’œuvre……...…………….…………………….. 8 Catalogues d’expositions…….……….. …………………. ……..….9 Chapitres ou parties d’ouvrages sur Tim Burton ou sur les films.10 OUVRAGES SUR LES FILMS ………… .….….….……………...10 ARTICLES DE PERIODIQUES ………………………….16 Articles généraux sur l’œuvre ……………………..………….....16 Articles sur les films …..………………….………………….……..17 SITES INTERNET .……………………………………………..36 FILMOGRAPHIE VIDEOGRAPHIE . ……..…………....37 © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, mars 2012 3 AVANT-PROPOS A l’occasion de l’exposition et de la rétrospective Tim Burton organisées à la Cinémathèque française du 7 mars au 5 août 2012, la Bibliothèque du film propose une bibliographie sélective et commentée des ressources documentaires sur le cinéaste disponibles et consultables à la bibliothèque. La lecture de ces écrits permet de mesurer l’aura dont bénéficie Tim Burton, qui incarne l’image d’un cinéaste singulier, à l’univers féérique et coloré, à l’imaginaire foisonnant, et qui a su instaurer une indéniable connivence avec son public. De Pee-Wee’s Big Adventure (1985) à Alice au pays des merveilles (2010), en passant par Batman, Edward aux mains d’argent ou Ed Wood, Tim Burton est passé du statut de révélation du cinéma contemporain à celui de metteur en scène majeur et visionnaire, voire à celui de marque déposée, comme le note non sans humour Mark Salisbury, pour qui « le terme « burtonien » s’applique désormais à tout réalisateur dont l’univers est soit sombre, soit tranché, soit bizarroïde, soit les trois à la fois »1. Pourtant, si aujourd’hui l’œuvre de celui qui a commencé sa carrière dans l’animation chez Disney dans les années 80 est unanimement acclamée, quelques uns des nombreux écrits présents dans cette bibliographie témoignent du fait que la réception critique et publique de ses films a parfois été mitigée. Mais plutôt que l’accueil tiède réservé par les critiques à Pee- Wee’s Big Adventure, ou le relatif échec public de La Planète des singes, la postérité retiendra le respect acquis par le succès de Batman, et la consécration que représenta Edward aux mains d’argent. A la lecture des différentes études consacrées au cinéma de Tim Burton, aussi bien dans les ouvrages que dans les articles de périodiques, on peut remarquer que l’un des aspects les plus soulignés concerne ses rapports avec le système hollywoodien et le statut particulier qu’il a su imposer au fil de sa carrière. Ce statut est fondé sur le paradoxe apparent qui consiste à exercer au sein des studios hollywoodiens tout en préservant sa créativité propre. Œuvrant successivement chez Disney, Warner Bros., Paramount, Tim Burton a su rester plus indépendant que beaucoup de cinéastes. L’inventeur d'Edward aux mains d'argent est donc reconnu pour avoir su allier art et industrie, jusqu’à être considéré parfois comme un artisan tout en ne cessant pas « de passer d’étranges pactes avec la techno-industrie américaine qui façonne nos imaginaires et ceux des spectateurs du monde entier », pour reprendre une formule de Thierry Jousse. La réussite de cette démarche s’est trouvée validée par les succès commerciaux rencontrés par la plupart de ses films. Car non content d’opérer de l’intérieur, avec une stratégie de contrebandier, comme l’ont noté de nombreux critiques, Tim Burton est l’un des très rares cinéastes à pouvoir rassembler tous les publics, des adolescents à la critique, ou encore des cinéphiles aux artistes conceptuels. 1 SALISBURY, Mark, Tim Burton : entretiens avec Mark Salisbury, préface de Johnny Depp, traduit de l'anglais par Bernard Achour, Paris : Sonatine éditions, Nouvelle édition revue et augmentée, 2009. © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, mars 2012 4 Si Tim Burton réalise une œuvre que tout le monde s’accorde à qualifier de personnelle, c’est tout en se référant fréquemment à l’histoire du cinéma, du gothique au fantastique, de l’expressionnisme à Roger Corman, en passant par Fellini. En effet, son cinéma est celui d’un cinéphile précoce, inspiré par les films d’horreur, les films de la Hammer, de Mario Bava…Les différentes études qui lui sont consacrées font état de ses sources (parmi lesquelles on relèvera aussi le fantastique, la satire sociale, le burlesque, le cinéma d’animation de Ray Harryhausen), ainsi que de ses modes de narration fétiches, le conte de fées ou la fable. Les écrits mettent également en avant le fait que Tim Burton travaille toujours à partir d’un matériau préexistant, pas seulement cinématographique, mais fréquemment issu de formes et de récits populaires : ses films sont des adaptations de comic-books (Batman), de fables, de contes (Sleepy Hollow), biopics (Ed Wood), sequels et remakes (La planète des singes, Mars Attacks !),… La lecture des ouvrages et des périodiques nous renseigne par ailleurs sur les thèmes et les typologies de personnages récurrents dans l’œuvre. Les personnages créés par le cinéaste de Burbank sont souvent des marginaux incompris et mal perçus, des laissés-pour-compte, des êtres inadaptés au monde tel qu’il est, et sont des personnages composites, littéralement couturés, suturés. Vincent, Edward, Jack, le Pingouin, toutes ces créatures nées de son imagination semblent liées, et tissent des correspondances de film en film, que les critiques ne manquent pas de déceler. De même, certains motifs prépondérants de l’œuvre se dégagent, tels que la question de la normalité opposée à la monstruosité chère à Tim Burton et qui sous-tend souvent une réflexion sur la violence et la société. En effet, l’aspect subversif de ses films est latent, avec une vision sarcastique des conformismes américains. Pour certains, c’est la face cachée de l’Amérique que filme Tim Burton, et c’est ainsi que Thierry Jousse voit Edward aux mains d’argent, comme « un essai mi-pictural mi-social à propos des banlieues petites-bourgeoises ». L’opposition dialectique est également très présente, que ce soit dans l’esthétique ou dans la narration, entre le haut et le bas (mouvements de caméra verticaux dans Batman), ou encore chez les personnages qui rencontrent leur contraire (Orson Welles et Ed Wood, le richissime Wonka le pauvre Charlie, etc.). De manière formelle les motifs de la greffe, des collages et assemblages se font omniprésents, jusqu’à opérer sur l’œuvre entière: les films se répondent les uns les autres par objets ou figures interposés. Le thème de la filiation est ainsi filé tout au long de la filmographie burtonienne et suit une évolution, des tensions (Edward, Batman) à la réconciliation avec le père dans Big Fish, et aussi, dans une moindre mesure, dans Charlie et la chocolaterie. Dès les débuts, quelques critiques ont décelé dans les films de Tim Burton un discours réflexif sur le cinéma, à l’instar de Marion Poirson-Dechonne, qui indique : « Tim Burton pratique l’intertexte, la citation, produit des adaptations et des remakes, procédés qui manifestent une réflexion sur le cinéma. Son œuvre même quand elle parle d’autre chose, met en abyme le cinéma »2. Et c’est peut être de cela que procède aussi le goût du cinéaste pour les génériques, auxquels il donne toute l’importance d’un film en soi, et qui fonctionnent comme une signature.3 2 COLLECTIF, Tim Burton, Eclipses n° 47, 2010. 3 voir l’ouvrage : COLLECTIF, dirigé par Alexandre Tylski, Les cinéastes et leurs génériques, Paris : L'Harmattan, 2008, qui consacre un chapitre aux génériques burtoniens. © Bibliothèque du film de la Cinémathèque française, mars 2012 5 Différentes publications se font l’écho de l’intérêt manifeste du cinéaste pour la technique et ses évolutions (la revue technique American Cinematographer offre par exemple des dossiers conséquents sur le sujet). De sa prédilection originelle pour l’animation en stop- motion, Tim Burton a su évoluer vers les techniques les plus modernes, mélangeant parfois au sein d’un même film techniques traditionnelles et techniques numériques, et allant jusqu’à accompagner les tendances en s’essayant à la 3D avec Alice. Et c’est là encore une des particularités mises en avant par les critiques, Tim Burton est l’un des très rares cinéastes à réaliser des films aussi bien en prise de vue réelle qu’en animation, qui se caractérisent tous par un style, une esthétique propre et identifiable. Cette esthétique passe par un travail sur les décors, les couleurs, qui fait l’objet de quelques analyses et de nombreux entretiens, où il est fréquemment question des collaborations de longue durée avec les chefs opérateurs ou les décorateurs. Cette fidélité s’illustre aussi dans la relation qu’entretient Burton avec Johnny Depp, sorte d’alter ego à l’écran du cinéaste (Edward, Ed Wood, Sleepy Hollow, Charlie et la chocolaterie, Sweeney Todd) : Burton avoue apprécier sa capacité de renouvellement. Même si quelques réminiscences des rôles passés demeurent, les interprétations du comédien ont toujours quelque chose d’inédit. La collaboration avec le compositeur Danny Elfman est aussi régulièrement évoquée. L’ensemble de ces publications diverses permet de mettre à jour ces différents traits caractéristiques de l’œuvre du cinéaste de Burbank, dont la réception critique en France a été assez rapidement élogieuse : la revue Positif soutient le cinéaste de manière inconditionnelle depuis les débuts, tandis que Les Cahiers du cinéma lui reconnaissent le statut d’auteur au moment où ils consacrent à Batman leur couverture de rentrée. Pour autant, on peut considérer uploads/s3/ biblio-tim-burton 1 .pdf

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