De l'unité spirituelle, ou De la société et de son but au delà du temps (2e éd.

De l'unité spirituelle, ou De la société et de son but au delà du temps (2e éd.) par Ant. Blanc St Bonnet Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France Blanc de Saint-Bonnet, Antoine (1815-1880). De l'unité spirituelle, ou De la société et de son but au delà du temps (2e éd.) par Ant. Blanc St Bonnet. 1845. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : *La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. *La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. 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Sint unum sicut et nos. PAR ANT. BLANC ST-BONNET. DEUXIÈME ÉDITION. III. PARIS. LANGLOIS ET LECLERCQ, RUE DE LA HARPE, ALGER. DUBOS FRÈRES. LEIPZIC. LÉOPOLD MICHELSEN. M. DCCC XLV. LIVRE TROISIEME. DES CONDITIONS DE L'EXISTENCE DE L'HOMME. 83 DES CONDITIONS DE L'EXISTENCE DE L'HOMME. I. Quelle est, dans le temps , la condition de l'existence de l'homme, comme être doué d'un corps ? De la culture du globe. Nous avons vu dans le Livre précédent quels sont les éléments de la nature de l'homme ; nous allons voir dans celui-ci quelles sont les conditions de son existence. Puisque la matière est le lieu où, par suite de la créa- tion , l'homme a été déporté en dehors de l'absolu pour réaliser son oeuvre; puisque la causalité, toute spirituelle, ne peut se présenter et avoir une action sur cette sphère matérielle, sans un instrument qui la mette en relation 988 LIV. III. — DES CONDITIONS avec elle ; puisque , sans cet instrument de relation , l'homme n'existerait pas plus pour le temps qu'il n'exis- terait, pour l'absolu sans la raison et sans la causalité; puisque enfin l'homme ne peut apparaîlre ici-bas sans un corps, et qu'il disparait de ce monde aussitôt que le corps lui est ravi, il faut donc commencer par chercher quelles sont les conditions de l'existence de ce corps. Si l'homme est déposé sur la terre avec un corps , pour le service de sa causalité, l'état où il sera le mieux pour remplir sa destination , comme être doué d'un corps , ne sera-t-ilpas nécessairement celui qui offrira le mieux toutes les conditions de l'entretien et de l'exercice de cet indis- pensable instrument ? Si donc il est un état sur la terre où le corps de l'homme reçoive tout à la fois 1° la vie physi- que, 2° les soins qui la conservent, 3° les biens qui l'amé- liorent, ce sera assurément là son état naturel. Ce sera bien là son état naturel, puisque loin d'y avoir à souffrir de sa nature d'être doué d'un corps , tout se trouvera au contraire organisé pour veiller à la conservation de ce corps , à supposer qu'il n'en prît pas soin lui-même. LORSQUE l'homme a été déposé sur cette terre , elle était loin de présenter le même aspect que de nos jours. In principio Deus creavit ccelum et terrain; terra autem erat inanis et vacu a. Au commence- ment , comme nous l'apprend aussi l'Histoire naturelle , les eaux ont couvert les continents jusqu'à quinze cents DE L'EXISTENCE DE L'HOMME. 989 ou deux mille toises au-dessus du niveau des mers ac- tuelles ; dans les Alpes et dans les Pyrénées on retrouve jusqu'à cette même hauteur des coquilles et d'autres pro- ductions marines ; dans les montagnes de l'Amérique on en retrouve aussi à deux mille toises d'élévation. S'il y a quelque chose de constaté en géologie , dit Cuvier , c'est que la surface du globe a été couverte par les eaux, et que c'est depuis qu'elle a été mise à sec pour la dernière fois, que les hommes se sont répandus sur les terrains dont la nature l'a permis. Les traditions nous rapportent que ce fut au Troisième jour de la Genèse que s'opéra la séparation des mers et des continents ; mais le retrait des eaux n'était point en- core achevé. Les océans , en se retirant dans leur lit , laissèrent au milieu des plaines et de leurs cavités , des eaux qui n'avaient pas encore pris leur écoulement par les fleuves. Du reste , des pluies abondantes remplaçaient a mesure ce que l'évaporation ou les écoulements pouvaient enlever , et continuaient de former des lacs dans tous les bassins , des étangs dans toutes les plaines , et des ruis- seaux sur toutes les pentes. Mais ces eaux , de partout re- tenues , ne s'échappaient que lorsqu'il arrivait des crues extraordinaires ; leur écoulement n'étant point régulier et continuel, les fleuves et les rivières ne s'étaient pas encore creusé de lit. Les effluves par lesquels ces immenses lacs se déchar- geaient, allaient inonder ou former des mares considérables dans les terrains inférieurs. Comme un liquide versé à terre, les cours d'eau s'écartaient à chaque obstacle et, se répan- dant sur des surfaces planes étendues sous leur passage , 990 LIV. III. — DES CONDITIONS donnaient naissance à des marais , au lieu de se former un lit et. de prendre un courant définitif. Il a fallu bien long- temps avant qu'en passant par les mêmes lieux ces torrents finissent par y creuser un ravin qui pût contenir une partie de leurs eaux, et par là donner naissance à un fleuve. Mais nous verrons qui a pu aider la nature dans ces travaux, et qui était chargé d'achever l'oeuvre du Troisième jour. La terre n'a présenté longtemps, dans sa plus grande étendue , d'autre fond que la vase , et d'autre surface que des bois aquatiques , des savanes noyées et jonchées de débris ; c'est ainsi qu'on voit encore aujourd'hui les terres nouvellement formées par les dépôts du Mississipi et des Amazones , les vastes plaines de la Guyane , et les con- trées , à peine abandonnées par la mer, qui s'étendent depuis le Surinam jusqu'aux. Cordillières du nord. Les lieux d'où les eaux se retiraient un peu se couvraient in- sensiblement de lataniers , de palétuviers , de cornons et de tous les bois mous qui, comme l'observe Buffon , ne croissent pas tout-à-fait dans l'eau , mais dans les terrains bourbeux auxquels aboutissent des savanes noyées. Car c'est à mesure que les terres s'élèvent en pente douce, qu'elles marquent pour ainsi dire leur élévation par la so- lidité des bois qu'elles produisent. Ceux que nous con- naissons aujourd'hui , tels que le chêne, le châtaignier, le hêtre , le cèdre et le sapin , ne se sont répandus que bien longtemps après, sur des terrains plus consolidés et en même temps plus engraissés par les feuilles et les débris des bois antérieurs. Or tous ces bois pouvaient être l'empire tranquille et as- suré des animaux, mais ce n'était point celui de l'homme. DE L'EXISTENCE DE L'HOMME. 991 Les landes marécageuses étaient peuplées à leur tour par des myriades d'insectes , d'amphibies et de reptiles, qui rendaient l'air et le sol également inhabitables. Enfin dans cet état de choses, des pluies, des grêles et des froids con- tinuels, des brouillards épais , une uploads/S4/ de-la-societe-et-de-son-but-au-dela-du-temps.pdf

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  • Publié le Jui 12, 2021
  • Catégorie Law / Droit
  • Langue French
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