Cantillon est le premier à s'intéresser à la progressivité de l'inflation. Il é
Cantillon est le premier à s'intéresser à la progressivité de l'inflation. Il étudie la grande inflation du XVIe siècle due à l'introduction en Europe de l'or des conquêtes espagnoles d'Amérique du Sud (Essai sur la nature du commerce en général, 1755). Cantillon montre que l’inflation apparaît de manière progressive, en démarrant auprès des fournisseurs du roi d'Espagne qui voient leurs prix augmenter. L'inflation se déplace en cercles concentriques, à partir d'un petit noyau de personnes (les riches et les puissants) vers un groupe de plus en plus large d'individus qui en sont affectés. On appelle depuis "effet Cantillon" ce caractère progressif de transmission de l'inflation. L’École autrichienne a généralisé ce principe pour expliquer la transmission de la création monétaire dans l'économie : « La quantité de monnaie supplémentaire ne vient pas se mettre initialement dans les poches de tous les individus : ceux qui en bénéficient en premier ne reçoivent pas tous le même montant et tous les individus ne réagissent pas de la même façon face à la même quantité supplémentaire de monnaie. Les premiers à en bénéficier — les propriétaires de mines dans le cas de l'or, le Trésor dans le cas du papier-monnaie gouvernemental — disposent dès lors d'encaisses plus élevées et sont en position d'offrir davantage de monnaie sur le marché pour se procurer les biens et les services qu'ils désirent acheter. Le montant additionnel de monnaie qu'ils offrent sur le marché fait monter les prix et les salaires. Mais tous les prix et salaires n'augmentent pas, et ceux qui augmentent ne le font pas tous dans la même proportion. » — Ludwig von Mises, Monnaie, méthode et marché, La non-neutralité de la monnaie Au XXI e siècle , l'effet Cantillon se constate avec la formation de bulles sur les marchés boursiers, et l'enrichissement continu des plus riches. L'action des banques centrales enrichit une ploutocratie, par "ruissellement" du nouvel argent sur les personnes les mieux placées pour en bénéficier. S. Nakamoto : "The root problem with conventional currency is all the trust that's required to make it work. The central bank must be trusted not to debase the currency, but the history of fiat currencies is full of breaches of that trust. Banks must be trusted to hold our money and transfer it electronically, but they lend it out in waves of credit bubbles with barely a fraction in reserve" (Nakamoto, 2009, P2P Foundation) L’article L54-10-1 du CMF en donne la définition suivante : « c’est toute représentation numérique d’une valeur qui n’est pas émise ou garantie par une banque centrale ou par une autorité publique qui n’est pas nécessairement attachée à une monnaie ayant cours légal, mais qui est acceptée par des personnes physiques ou morales comme un moyen d’échange et qui peut être transférée, stockée ou échangée électroniquement ». L’ancienne Présidente de la Banque Centrale Américaine (FED) Janet Yellen a déclaré dans une interview publiée par le New York Time le 23 Février que la cryptomonnaie Bitcoin était « un actif hautement spéculatif » et qu’elle s’inquiétait « des pertes potentielles que les investisseurs pourraient subir » [2]. Elle poursuit dans le Business Insider en disant « qu’elle ne pensait pas que le Bitcoin soit largement utilisé comme mécanisme de transaction dans la mesure où il est souvent utilisé pour le financement illicite. C’est une façon extrêmement inefficace de mener des transactions et la quantité d’énergie consommée pour traiter ces transactions est stupéfiante ». uploads/Finance/ cantillon-est-le-premier-a-s 1 .pdf
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- Publié le Jan 07, 2021
- Catégorie Business / Finance
- Langue French
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