N°6756 - Vingt-troisième année - Prix : Algérie : 15 DA. France : 1€. USA : 2,1

N°6756 - Vingt-troisième année - Prix : Algérie : 15 DA. France : 1€. USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com PHOTO : DR PUBLICITÉ AZOUAOU MEHMEL PDG D’ALGÉRIE TÉLÉCOM ■ Les trois diplomates algériens demandent une intervention du président Boutefl ika ■ La vidéo des trois otages a été diffusée hier matin par l’agence d’information mauritanienne Al Akhbar.info ■ Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères réagit et réaffi rme «la mobilisation de l’Etat pour la libération des diplomates enlevés à Gao». ● La décision d’augmenter les tarifs des transports par les pouvoirs publics jure avec le peu de cas fait à l’endroit de la mission du service public dont doivent s’acquitter, obligatoirement, les transporteurs privés notamment. RETROUVEZ VOTRE SUPPLÉMENT VOYAGES & LOISIRS EN PAGES 15, 16 ET 17 U n communiqué du ministère des Transports, rendu public le lundi 31 décembre, indique que «pour le transport collectif urbain de voyageurs, le ministère a fi xé les tarifs du ramassage à 20 DA pour un rayon de 10 km ; 30 DA (20 km) et 35 DA (30 km)». Mehdi Bsikri (Suite page 5) LIRE L’ARTICLE DE MADJID MAKEDHI EN PAGE 3 El Watan LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Jeudi 3 janvier 2013 ■ OUARGLA Affrontements entre manifestants et policiers LIRE L’ARTICLE DE M. A. O. EN PAGE 3 ÉDITION DU CENTRE NOUVELLE VIDÉO DES OTAGES ALGÉRIENS DÉTENUS AU MALI Les trois diplomates en appellent à Boutefl ika L’AUTRE CALVAIRE DES TRANSPORTS EN COMMUN L’AUGMENTATION DES PRIX DÉCRIÉE Le PDG d’AT revient sur les dernières décisions du Conseil des ministres concernant le redéploiement des TIC. M. Mehmel annonce des mesures pour réadapter l’entreprise au nouvel environnement et un programme d’investissement, de création de nouveaux centraux téléphoniques, notamment à Alger, pour désencombrer les grands sites tel celui de la Grande-Poste. «Le haut débit doit devenir une obligation» LIRE L’ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ZHOR HADJAM EN PAGE 8 U ne nouvelle année commence, mais est-ce une nouvelle ère pour l’Algérie ? Sans jouer les rabat-joie ni les oiseaux de mau- vais augure, la situation actuelle nous pousse à opter pour la lucidité et la vigilance plutôt que de céder au chant des sirènes et encore moins au charme des couleurs chatoyantes des décora- tions festives. 2012 aura préparé les scellés pour 2013. Une année qu’on veut bloquée et sans perspective. En somme, une année passerelle pour accéder à une autre. Une passerelle préparée à la bonne sauce dans les obscurs laboratoires du pouvoir. Trois élections ont eu lieu en 2012 (législatives, locales et sénato- riale) qui ont consacré encore une fois la mise sous tutelle des institutions de l’Etat par le pouvoir. On remet le couple FLN-RND au goût du jour en l’assaisonnant d’une noria de petites formations douteusement politiques pour faire croire à une évolution qui n’en est pas une. On réduit la scène politique en terrain de manœuvres et de traquenards pour maintenir la clientèle du pouvoir en piste et casser les partis de l’oppo- sition qu’on occupe à faire face aux tentatives de putsch. L ’action politique est en elle-même discréditée, dénigrée et réduite à des kermesses électorales ou à des querelles de chiffonniers par journaux interposés. L ’enjeu étant de contrôler la vie poli- tique et écarter le plus possible les citoyens de ce qui doit les intéresser, c’est-à-dire leur devenir en tant qu’in- dividus, société et nation. Comment prétendre que l’Algérie a connu son printemps lorsque le régime en poste depuis 1962 continue de sévir et de se manifester à travers ses partis, le FLN et le RND ? Comment espérer entrevoir un quelconque changement lorsqu’on n’offre à l’Algérien que le choix de céder aux objectifs des maîtres du moment qui obstruent la vue de toute autre alternative en dehors de leurs calculs bassement op- portunistes ? Contrairement à l’année 2011 où le régime avait difficilement fait barrage au vent du changement soufflant dans le voisinage, l’année 2012 aura été, pour lui, celle de la for- tification de ses fondations pour éviter d’éventuelles tempêtes et garantir encore une fois sa survie et celle de sa clientèle. Le calendrier électoral était venu à point nommé pour le régime qui a mis encore une fois à l’œuvre ses manœuvres dilatoires afin de faire barrage au changement par les urnes, et donc au changement pacifique. Du sac de «réformes» proposées en avril 2011, aucune n’a apporté à la vie des Algériens un quelconque changement ou évolution. Le statu quo est bel et bien maintenu contre la volonté de tous et pour la pérennité d’un système qui tend à contenter des puissances étrangères pour assurer son salut au prix de la souveraineté nationale. Cette «année-pont», qu’on veut impo- ser comme telle aux Algériens, ne sera, dit-on, qu’un chapitre précédant la grande kermesse de 2014. «Réajus- tements et raccordements de dernière minute», ceci peut être le titre qu’on voudra donner à ce chapitre qui mettra sans nul doute en scène tout le «savoir- faire» des officines. Gargarisés par les propos élogieux du président français et d’autres, les tenants du pouvoir mettront tout en œuvre pour passer le pont 2013 comme calculé par leurs soins, en se souciant peu des attentes des Algé- riens. La révision de la Constitution qui interviendra cette année, pour laquelle le FLN et le RND ont été mo- bilisés afin de la faire passer comme une lettre à la poste au niveau des ins- titutions électives, ne sera finalement qu’un détail de plus dans les calculs de survie du régime. Le calendrier établi par ce dernier depuis 2011 est un savant maquillage de la vie politique, vendant par-ci de fausses réformes, servant par-là une prétendue ouverture politique qui n’a d’ouvert que les mallettes d’argent destinées à acheter des voix et des soutiens. Mais l’année qui débute, même si on veut minimiser de son importance dans la vie politique du pays, sera sans doute charnière et riche en rebondissements et évène- ments tant elle décidera de ce que sera 2014. Lièvres et autres démêlés de clans se manifesteront. «Et le peuple dans tout ça ?» sommes-nous tentés de nous interroger. La réponse, nous la connaissons depuis 50 ans, le pont qu’empruntera le peuple est autre que celui du régime. La destinée de l’un n’est pas liée à celle de l’autre. Ceci, le régime l’a bien compris, il est temps que le peuple le comprenne à son tour. Nadjia Bouaricha L’APN, un tremplin pour faire passer les lois PHOTO : H. LYÈS L ’ A C T U A L I T É El Watan - Jeudi 3 janvier 2013 - 2 LE POUVOIR MAINTIENT LE STATU QUO ET SE MET EN MODE SURVIE Passer le pont 2013 DES MAIRES INSTALLÉS SUR FOND DE CONTESTATION À TIZI OUZOU Les APC de la discorde ● ● L’installation de l’exécutif communal a été contestée dans certaines municipalités de la wilaya de Tizi Ouzou ● A M’kira, des protestataires ont muré la porte du bureau du président de l’APC avec des briques pour en bloquer l’accès ● ● Les élus qui ont piétiné les protocoles d’accord paraphés dans le cadre des alliances ont été exclus par leurs partis respectifs. L ’installation de l’exécutif com- munal issu des élections locales du 29 novembre dernier a eu lieu sur fond de contestation dans plu- sieurs localités de la wilaya de Tizi Ouzou. Des citoyens ont carrément empêché les cérémonies d’investiture des nouveaux maires. Ce fut le cas, d’ailleurs, de l’APC de M’kira, daïra de Tizi Ghennif, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de la wilaya, qui a connu une vive tension après une alliance entre le RCD, le FLN et les in- dépendants qui a abouti à l’isolement du FFS, qui avait obtenu une majorité relative des suffrages exprimés. Dès lors, des partisans de la formation d’Aït Ahmed n’arrivent pas à accepter cette «décision» et empêchent l’instal- lation du nouveau maire FLN. «C’est vraiment une injustice de voir le parti qui a obtenu moins de sièges que les autres prendre la présidence de l’APC», clame un citoyen de la loca- lité, qui rappelle que le FFS est sorti en tête avec 6 sièges alors que le RCD en a eu 4, le FLN 2 et les indépendants 3. La colère s’est emparée des jeunes contestataires qui ont fermé la mairie pendant des semaines, paralysant tous les services. Les deux tentatives d’ins- taller le président de l’APC ont échoué ; il a fallu organiser la cérémonie d’in- vestiture du nouveau maire de M’kira au siège de la wilaya. Mais cela n’a aucunement abouti au règlement de la crise. Les protestataires reviennent à la charge et murent carrément la porte du bureau du P/APC en briques pour en empêcher l’accès au nouveau maire. La mairie de M’kira a été incendiée, dans la nuit de lundi à mardi, où le bu- reau du président de l’APC et celui du service technique ont été pris par les flammes ver 3h. Des archives et des micro-ordinateurs ont été ravagés par le feu. «On ne sait pas si l’incendie uploads/Geographie/ 20130103.pdf

  • 30
  • 0
  • 0
Afficher les détails des licences
Licence et utilisation
Gratuit pour un usage personnel Attribution requise
Partager