122 Grammaire et compétences linguistiques 1 À quel temps sont les verbes de la

122 Grammaire et compétences linguistiques 1 À quel temps sont les verbes de la première phrase ? Justifiez leur emploi. (2 points) Les verbes de la première phrase sont au présent. C’est un présent d’habitude. 2 « Il les a traversés dans tous les sens et de toutes les manières possibles » (l. 2-3). a) Quelle est la fonction du pronom personnel en gras ? Quel mot remplace-t-il ? (2 points) « les » est COD du verbe « a traversés » ; il remplace « secteurs ». b) Justifiez l’accord du participe passé « traversés ». (2 points) Utilisé avec l’auxiliaire « avoir », « traversés » s’accorde avec le COD « les » placé avant le verbe. c) Indiquez la classe grammaticale des mots soulignés. (1 point) Les mots soulignés sont des déterminants indéfinis. 3 « les dédales insoupçonnables » (l. 11). a) Comment est formé le mot souligné ? Quelle est sa classe grammaticale ? (2 points) Le mot est formé du préfixe négatif « in- », du radical « soupçon » et du suffixe d’adjectif « -able ». C’est un adjectif qualificatif. Thibault, médecin à Paris, travaille pour un service d’urgences à domicile. Il passe ses journées dans sa voiture à parcourir les rues de la capitale. Depuis toujours, Thibault s’attache à changer de secteur quand il demande ses gardes. Il les a traversés dans tous les sens et de toutes les manières possibles, il connaît leur rythme et leur géométrie, il connaît les squats et les hôtels particuliers, les maisons recouvertes de lierre, le nom des cités HLM, les numéros des cages d’escalier, les tours vieillissantes et les résidences flambant neuves aux airs d’appartements témoins. Il a longtemps cru que la ville lui appartenait. Sous prétexte qu’il en connaissait la moindre rue, la plus petite impasse, les dédales insoupçonnables, le nom des nouvelles artères, les passages sans lumière, et ces quartiers surgis de nulle part aux abords de la Seine. Il a plongé ses mains dans le ventre de la cité, au plus profond. Il connaît les battements de son cœur, ses douleurs anciennes que l’humidité réveille, ses états d’âme et ses pathologies. Il connaît la couleur de ses hématomes1 et le vertige de sa vitesse, ses sécrétions putrides2 et ses fausses pudeurs, ses soirs de liesse3 et ses lendemains de fête. Il connaît ses princes et ses mendiants. Il vit au-dessus d’une place, il ne ferme jamais les rideaux. Il voulait la lumière, le bruit. Ce mouvement circulaire qui ne s’arrête jamais. Il a longtemps cru que la ville et lui battaient au même rythme, ne faisaient qu’un. Mais aujourd’hui, après dix ans passés au volant de sa Clio blanche, dix ans d’embouteillages, de feux rouges, de souterrains, de sens uniques, de stationnement en double file, il lui semble parfois que la ville lui échappe, qu’elle lui est devenue hostile. Il lui semble qu’à force de promiscuité, et parce qu’il connaît mieux que quiconque son haleine empesée, la ville attend son heure pour le vomir ou le recracher, comme un corps étranger. Delphine de Vigan, Les Heures souterraines (2009) © Jean-Claude Lattès. 1. Bleus, ecchymoses. 2. Écoulements dégageant une odeur de pourriture. 3. Grande joie. SUJET de Brevet 1 5 10 15 20 25 30 Questions sur le texte et l’image 1 h 10 (50 points) Guillaume Zuili, À la terrasse d’un café à Paris (27 janvier 2015), photographie. 123 Rédaction 1 h 30 (40 points) Vous traiterez au choix le sujet d’imagination ou le sujet de réflexion. [sujet d’imagination À votre tour, en vous inspirant du texte, évoquez un lieu que vous aimez particulièrement et où vous vous sentez bien. [sujet de réflexion Pour vous, la ville est-elle un lieu de vie idéal ou au contraire un univers hostile ? Vous répondrez en vous appuyant sur le texte, vos lectures et votre expérience personnelle. Dictée 0 h 20 (10 points) Votre professeur vous dictera le texte. Dictée téléchargeable sur www.editions-hatier.fr b) Comment peut-on qualifier le lien qui unit Thibault à la ville ? (3 points) On peut qualifier le lien qui unit Thibault à la ville de lien fusionnel : il se sent en accord total avec elle, comme avec une personne que l’on aime. 8 « Il a plongé… lendemains de fête » (l. 14 à 19). À quoi la ville et Thibault sont-ils assimilés dans ce passage ? Justifiez votre réponse en vous appuyant sur le vocabulaire. (6 points) La ville est assimilée à une personne malade avec ses soucis et ses douleurs, et Thibault à son médecin qui la connaît parfaitement. Le vocabulaire utilisé : « battements de son cœur », « douleurs », « pathologies », « hématomes »… appartient au champ lexical de la médecine. 9 À votre avis, pourquoi les sentiments de Thibault pour Paris ont-ils changé ? Que ressent-il ? Comment la ville est-elle présentée à la fin du texte ? (6 points) À mon avis, les sentiments de Thibault pour Paris ont changé parce qu’à force d’en subir les inconvénients (embouteillages, difficultés de stationnement), il ne s’y sent plus bien, il se sent en milieu « hostile ». À la fin du texte, la ville est présentée comme un monstre qui le rejette. Le vocabulaire utilisé (« vomir », « recracher », « corps étranger ») met bien en valeur ce sentiment de rejet. 10 Quel lien peut-on faire entre le personnage de la photographie et Thibault ? Ce document illustre-t-il bien le texte ? Justifiez votre réponse. (6 points) Le personnage représenté sur la photo semble très seul, or, à la fin du texte, Thibault lui aussi se sent rejeté, la ville lui semble hostile, il se sent donc isolé. Je trouve que ce document est une bonne illustration de la fin du texte où Thibault se sent mal dans Paris. En revanche, l’illustration ne correspond pas au début du texte, où la ville apparaît comme un lieu de vie et de diversité où Thibault se sent parfaitement chez lui. b) Quel est son sens ? Proposez deux autres mots formés de la même façon. (2 points) Ce mot signifie : « que l’on ne peut soupçonner ». « Inratable » et « improbable » sont deux adjectifs formés de la même façon. 4 « Il a longtemps cru que la ville et lui… est devenue hostile » (l. 24 à 30). Réécrivez ce passage en remplaçant « il » par « je » et « la ville » par « ce lieu ». (8 points) J’ai longtemps cru que ce lieu et moi battions au même rythme, ne faisions qu’un. Mais aujourd’hui, après dix ans passés au volant de ma Clio blanche, dix ans d’embouteillages, de feux rouges, de souterrains, de sens uniques, de stationnement en double file, il me semble parfois que ce lieu m’échappe, qu’il m’est devenu hostile. 5 a) Quels sont la classe grammaticale et le sens de « Mais » (l. 26) ? (1 point) C’est une conjonction de coordination qui exprime l’opposition. b) Par quel autre mot invariable pourrait-on le remplacer ? (1 point) On pourrait le remplacer par « pourtant » ou « cependant ». Compréhension et compétences d’interprétation 6 Quelle vision de Paris est donnée dans les lignes 1 à 8 ? Appuyez-vous sur le vocabulaire. (5 points) Dans les lignes 1 à 8, Paris apparaît comme une ville de contrastes : les vieux quartiers voisinent avec les quartiers neufs, la richesse côtoie la pauvreté. On remarque plusieurs antonymes : « squats » / « hôtels particuliers », « vieillissantes » / « flambant neuves » qui soulignent ces contrastes. 7 « Il a longtemps cru que la ville lui appartenait » (l. 9). a) Comment comprenez-vous cette phrase ? (3 points) Pour moi, cette phrase signifie que, comme Thibault connaît très bien Paris, il a l’impression d’en être propriétaire, il s’y sent chez lui. Questions sur le texte et l’image 1 h 10 (50 points) 124 Grammaire et compétences linguistiques 1 « Les deux hommes… presque à sa fin » (l. 1 à 8). a) Quels sont les deux temps utilisés dans ce passage ? (1 point) Les deux temps utilisés dans ce passage sont le passé simple et l’imparfait. b) Justifiez leurs emplois. (2 points) Le passé simple s’applique aux actions principales des personnages du récit : « remontèrent », « reprit vaguement conscience ». L’imparfait est utilisé pour décrire la situation d’Albert (« il était bien de retour », « il ne pouvait pas encore ») ou la situation militaire (« touchait à sa fin »). 2 « Cette cote 113 avait été gagnée assez facilement » (l. 8-9). « Lorsque les brancardiers l’avaient ramassé sur le champ de bataille » (l. 15-16). a) Pour chaque proposition, indiquez si elle est à la forme active ou passive. (1 point) La première est à la forme passive et la deuxième à la forme active. b) Réécrivez chacune à la forme inverse. (4 points) Les phrases réécrites sont : « On avait gagné assez facilement uploads/Geographie/ corrige-sujet-de-brevet-1-a-4-manuel-hachette-3e-me.pdf

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