REFLEXION & DISCUSSION DOCUMENT 2018 COMPÉTITIVITÉ DU SECTEUR SIDÉRURGIQUE : L’

REFLEXION & DISCUSSION DOCUMENT 2018 COMPÉTITIVITÉ DU SECTEUR SIDÉRURGIQUE : L’ÉNERGIE AU COEUR DES ENJEUX DE DEMAIN NOTE D’INFORMATION Un « Réflexion and Discussion Document » (RDD) a pour objectif de synthétiser la perception des parties prenantes consultées dans le cadre d’une consultation publique. La philosophie est de retranscrire une photographie, à un moment donné et dans un contexte déterminé, les avis, opinions et recommandations des parties prenantes. Les idées retranscrites dans le RDD représentent une vision strictement subjective. Elle permet d’ouvrir le débat et de s’inscrire dans une logique de réflexion dynamique et évolutive. SOMMAIRE Préambule Remerciements 04 08 Cadre méthodologique 09 Qui sommes-nous ? 10 Principales Recommandations Ce qu’en pensent les médias Le séminaire stratégique en photos Steel Impulse en quelques chiffres 22 24 25 28 Éléments de réflexion 12 EDITO « Toutes mes félicitations à Monsieur le Président et à toutes les personnes qui ont travaillé dur pour la réalisation de ce séminaire de qualité. Je vous remercie également pour cette invitation. Nous sommes la aujourd’hui pour partager avec vous la discussion autour du secteur industriel, précisément celui de l’acier. Nous devons en tant que gouvernement être à l’écoute des personnes qui produisent de la richesse et nous devons les aider à produire plus de richesse. […] SM le Roi m’a fait l’honneur de m’attribuer ce poste stratégique. Et comme vous le savez, SM y attribue une attention particulière puisqu’il s’agit avec l’eau, des secteurs les plus importants. Je souhaiterais également qu’on sorte du discours à l’échelle macro et stratégique pour être plus pratique. Ainsi, avec les dirigeants des entreprises privées et ceux des institutions de ce secteur tel que Monsieur Mouline présent avec nous, nous nous sommes mis d’accord qu’au lieu de parler du secteur de transport ou de l’industrie, nous nous focaliserons sur des niches dans lesquelles nous trouverons des détails qui sont en relation avec le secteur de l’énergie. Je suis heureux Monsieur le Président d’être parmi vous aujourd’hui en présence de mon frère et ami Monsieur le Directeur de l’ANAPEC qui a une mission historique, à savoir apporter un réel changement au niveau de l’ANAPEC pour qu’il y ai un très bon matching entre l’offre et la demande. En effet, cette question relève d’un grand défi auquel notre pays fait face. Mesdames et Messieurs, je me demande parfois et vous vous demandez également, pourquoi le volume des investissements étrangers augmente dans notre pays depuis ces dernières années ? En effet une augmentation de plus de 25% par an, parfois de 20% et je pense que cette année, selon les estimations, nous pourrons atteindre un deuxième record, à savoir 33 Milliards d’IDE après un premier record de 34 Milliards en 2013. Et je demande toujours aux responsables de PRÉAMBULE L’énergie n’est pas seulement une consommation mais une économie complète. M. Aziz Rabbah Ministre de l’Energie, des Mines et du Développement Durable PAGE 4 PAGE 5 l’Investissement de répertorier les investissements nationaux qui sont importants. Votre secteur également connait des investissements considérables. J’ai eu l’occasion hier de retrouver la délégation belge et de discuter des investissements des deux pays dans les secteurs des mines, de la chimie et de ce qui les avoisinent. Nous demeurons un pays moyen si ce n’est moins que moyen en termes de ressources et de capacité. Néanmoins, Je souhaiterais qu’on prête attention à plusieurs choses qui ont fait que notre pays soit relativement exceptionnel dans un environnement de turbulence. Dans un contexte où le pays est entouré de pays Africains, de pays Arabes, et des pays de la Méditerranée, nous vivons aujourd’hui une turbulence économique et politique et personne ne peut prédire ce qui arrivera dans le futur [...] Je n’énumérerai pas tous nos pays partenaires ni les changements relatifs à l’instabilité des politiques publiques. En effet, il est possible qu’un nouveau gouvernement soit élu et change les grandes orientations politiques d’un pays. Ce n’est heureusement pas le cas au Maroc qui a une monarchie qui préserve les grandes orientations et ceci est une décision stratégique [...] Ainsi, cette instabilité des politiques publiques, cette turbulence économique et politique chez nos partenaires, de cette région dans laquelle on vit et à laquelle on appartient, cette région arabo- musulmane, ce continent de turbulence, le Maroc arrive à sortir de cette turbulence avec le moins de dégâts possible et avec le plus de gains. Les raisons de cela sont les suivantes : Premièrement, une grande confiance règne entre Marocains malgré ce qui peut se dire. Aujourd’hui entre le secteur public et le secteur privé existe une confiance que nous devons consolider. Cela exige de nous qu’on refasse l’organisation de l’investissement; ce que nous sommes entrain de réviser. En effet, cela nécessite la révision de la charte d’investissement et la réalisation d’écosystèmes en partenariat avec vous, repenser l’organisation des impôts et de celle des secteurs prioritaires, faire d’importants partenariats avec les grandes entreprises pour qu’elles jouent un rôle de locomotive et propulsent avec elles des milliers de petites entreprises; une structure pyramidale dont on a besoin pour l’économie nationale est importante. Refaisons l’organisation de la formation professionnelle et de celle de l’employabilité. Et aussi, nous pouvons en effet donner de la visibilité à l’investisseur, ce qui est très important. Car qu’est-ce qu’un investisseur cherche ? Il est à la quête de stabilité. Il se demandera si, PAGE 6 aujourd’hui un contrat est signé, est ce qu’un autre ministre ne viendra pas plus tard et annulera le contrat précédemment conclu. Par ailleurs, les deux questions récurrentes posées sont l’état de la stabilité politique et celui de la stabilité des contrats. Notre pays se démarque positivement concernant ce sujet et c’est ce qui a créé cette confiance que les Marocains investissent malgré qu’ils aient un peu peur, que les étrangers investissent également et qu’aujourd’hui le défi que nous avons tous est l’épargne qui est dans les coffres, petite ou grande, doit être sortie, déposée dans la structure d’investissement et la protégée pour investir. J’ai lu les chiffres de ce secteur important et je vous félicite car ce dernier, conjointement aux secteurs industriels, du transport et celui de la construction sont ceux qui utilisent le plus d’énergie. Nous parlons de 22% voire 32% à 38%, et le secteur de l’acier est celui qui consomme en grande partie l’énergie. Que pouvons-nous faire aujourd’hui concernant la relation entre l’énergie et l’industrie ? Premièrement, d’ici 2030, notre pays ne peut pas investir uniquement dans les secteurs publics mais aussi dans le secteur privé. Nous prévoyons approximativement 40 Milliards de MAD et je suis convaincu que nous pouvons aller au delà de ça. Surtout que SM le Roi a demandé durant la dernière réunion qu’on revoie à la hausse les ambitions de notre pays [...] Plusieurs orientations ont été faites notamment se tourner plus vers les énergies renouvelables tel que la biomasse, l’hydrogène etc. Les 40 Milliards seront investi dans le secteur privé et dont une partie dans le secteur public. Les prévisions entre 2017 et 2021 sont comme suit : 130 milliards de MAD d’investissement dans le secteur de l’énergie dont 13 Milliards pour l’électricité pour qu’elle puisse accueillir les énergies renouvelables et couvrir d’autres régions où nous devons y faire parvenir l’accès à l’énergie. Est-ce qu’il n y a pas moyen, et je m’adresse au secteur de l’acier car c’est celui qui est concerné, de faire une production d’énergie à travers ces investissements ? Nous avons commencé par les éoliennes, les panneaux solaires et nous pouvons entamer d’autres choses, le secteur de l’acier est visé car nous en avons besoin. Le jour où j’ai pris mes responsabilités de Ministre de l’Équipement et du Transport j’ai pris la décision de m’orienter vers la préférence nationale et par là j’insinue que la société peu importe si elle est étrangère ou nationale tant qu’elle est sous droit marocain, qu’on puissent donner à celle-ci la préférence et ceci est fait par de nombreux Etats. J’ai PAGE 7 quelque chose pour les encourager Et aujourd’hui nous généralisons cette préférence nationale. Au-delà de cela nous sommes passés à la compensation industrielle, ce qu’on appelle le contenu local. Nous ne pouvons pas non plus tout importé de l’étranger que ce soit les panneaux ou les supports ou les pierres, c’est impossible. Ceci est indispensable. Les confrères de MASEN peuvent vous relater la chose, nous sommes arrivés à 33% et l’objectif est d’atteindre 60% et si nous produisons nos propres batteries car il y a des composantes intelligentes, nous pouvons atteindre un objectif supérieur à celui-ci. J’aimerai donc dire aux professionnels de l’industrie, le secteur de l’industrie a besoin de vous pour qu’on puisse réfléchir à une production énergétique efficace et efficiente. Nous restons à votre entière disposition. » Mot d’ouverture lors du séminaire stratégique Steel Ipmulse le 27 Novembre 2018 été interpellé par des investisseurs étrangers en me disant pourquoi avez-vous instauré la préférence nationale anti OMC [...] On a eu gain de cause dans le secteur du BTP. Le gouvernement a pris la décision et compte-la généralisée. Nous sommes passés dans le secteur du BTP uploads/Geographie/ etude-sur-le-cout-energitique-du-secteur.pdf

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