Une ville — le milieu urbain — est à la fois un milieu physique et humain où se

Une ville — le milieu urbain — est à la fois un milieu physique et humain où se concentre une population qui organise son espace en fonction du site et de son environnement, en fonction de ses besoins et de ses activités propres et aussi de contingences notamment socio-politiques. La ville est un milieu complexe qui ne peut cependant pas se résumer à une approche physique, car l'espace urbain est aussi la traduction spatiale de l'organisation dans l'espace et dans le temps des hommes et de leurs activités dans un contexte donné. Ce contexte est autant physique, économique, que politique, social ou culturel. L'approche de la ville ne peut être que diachronique et l'histoire des villes, de chaque ville ou agglomération reste un élément d'analyse essentiel. La ville peut être comparée avec un écosystème qui interagit en permanence comme un milieu avec ses hôtes. Les principes qui régissent la structure et l'organisation de la ville sont étudiés par la sociologie urbaine, l'urbanisme ou encore l'économie urbain e. Elle fait partie des villes algériennes qui connaissent un développement civilisé,La ville d'Oran est une ville civilisée et la deuxième ville du pays après Alger, et se caractérise par la prospérité et la diversité de ses activités économiques et abrite un port actif et important. Mais elle connaît des transformations qui ont affecté son environnement urbain Quelles sont les transformations morphologiques et fonctionnelles de l'habitat et leurs effets sur l'environnement urbain de la ville d'Oran ? Entrer jeu 11:00 Vous avez envoyé Oran est le chef-lieu de la wilaya1 du même nom comportant 19 communes d’une superficie globale de 2 114 km² dont 64 km² pour la seule commune d’Oran. 11La ville d’Oran a subi une évolution économique significative au cours des 50 dernières années, cette dernière ayant déclenché une expansion urbaine importante. L’urbanisation a eu lieu principalement au détriment des terres agricoles (Bounoua et al., 2009). 2 RGPH est l’abréviation pour Recensement Général de la Population et de l'Habitat. 12La population totale de la wilaya en 2008 était de 1 454 078 habitants selon le RGPH2 2008 dont 609 940 habitants pour la seule commune d’Oran, soit une densité de 9 531 habitants au km² alors que la moyenne nationale est de 12 habitants au km² (Figure 2). 13L’agglomération d’Oran, qui est le plus peuplé, occupe une position centrale dans la wilaya et réunit les communes d’Oran, Es-Senia, Bir El Djir et Sidi Chahmi. Il s’étend sur 25 057 ha. Entrer Ra الموقع الجغرافي Entrer Vous avez envoyé Nous entamons notre exposé par une présentation d'abord géographique en soulignant certaines particularités passées et présentes. Nous présenterons ensuite la ville d'Oran à travers ses indicateurs socio-économiques d'après les statistiques récentes. Nous ferons ressortir par la suite, et à travers un bref rappel, l'histoire de la ville d'Oran, son importance et son rôle depuis sa fondation ; puis ses ambitions et ses ambiguïtés. SITUATION GÉOGRAPHIQUE DE LA VILLE D'ORAN 1. Ville de l'Afrique du Nord, située à 400 km à l'ouest d'Alger et à moins de 400 km de l'extrémité ouest de la Méditerranée (Ceuta), deuxième ville d'Algérie après Alger, elle est classée au 13ème rang des grandes villes africaines. Ville maritime, agricole et industrielle, les services y sont développés. Elle est à environ une heure de vol de Marseille, Rome, Barcelone au nord, de Casablanca, Tanger à l'ouest et Alger, Annaba à l'est. La ville d'Oran dispose du 2ème aéroport du pays (aéroport de classe internationale de la Sénia), du 2ème port par son importance pour ses capacités d'embarquement et de débarquement de marchandises et de voyageurs à destination des villes portuaires du nord-méditerranéen (France, Espagne, Italie). Ses réseaux auto-routiers et ferroviaires relient le reste de l'Algérie au Maroc à l'ouest, à la Mauritanie et le Mali au sud. 2. Jusqu'à la fin des années cinquante Oran était réputée par son port classé 2ème de France après celui de Marseille, par l'existence de la base navale anti -atomique, la plus importante de la Méditerranée occidentale (la base de Mers El Kebir et de l'OTAN). À cette époque Oran se particularisait par le fait que c'était la seule ville du Maghreb où la population européenne était supérieure à la population autochtone. Ce fut aussi la ville où des dizaines de milliers d'exilés espagnols avaient trouvé refuge pendant la guerre civile d'Espagne Entrer Ra Situation géografique Entrer jeu 11:38 Vous avez envoyé En plus des opérations-carcasse laissées dans la proche périphérie par les Français en 1962 et terminées dans les années 197035, les aménagements du centre-ville souffrent d’inertie pour des questions de procédures, mises à mal par les sempiternelles allégations du vide juridique et de références réglementaires. Concernés par le centre historique, certains de ces projets d’envergure attendent les moyens de leur concrétisation, malgré les études, les expositions et les débats dont ils ont fait l’objet. La rue des Jardins, la place du 1er Novembre 1954, La Calère, l’hôtel du Château-Neuf…, figurent parmi les sujets les plus récurrents dans les discours. 15C’est ainsi que, chaque année, des étudiants en architecture y trouvent matière à réflexion pour présenter leur projet de fin d’études à travers lesquels se distinguent deux démarches opposées : celle qui, préconisant le respect de l’histoire, opte pour des solutions de restauration ; et celle qui, n’entrevoyant pas son intérêt adopte la décision de la tabula rasa. L’argument est basé sur l’exercice de la modernité telle qu’elle est développée dans certains magazines d’architecture internationaux. La problématique ici soulevée, et qui demande à être construite, est de définir le concept de modernité appliquée à un site historique. Le débat aux prises avec les turbulences de l’urgence et, par conséquent, de la courte vue est confronté à l’équivoque d’une réalité de plus en plus difficile à assumer. 36 - Bureau d’études ECOTEC. 37 - Un groupe de recherche composé principalement d’architectes enseignants s’était constitué sous le (...) 38 - Les associations les plus visibles : Bel horizon et Santé Sidi El Houari. 39 - Alors que dans le même périmètre se sont déjà effondrés l’hôtel Martinez, le n° 4 de la Place du (...) 40 - L’historien Soufi Fouad avait déjà signalé le phénomène des eaux souterraines à Oran et les risqu (...) 41 - Visites officielles de ministres suivies d’aides financières, création d’un organe de réflexion : (...) 42 - Durant les cinq dernières années, le Théâtre régional d’Oran a bénéficié d’un budget financé par (...) 16Pour l’heure, Oran s’active à la construction tout azimut de nouveaux ensembles de logements et à quelques opérations de résorption de l’habitat précaire. Le vieux bâti reste, en effet, un lourd fardeau à gérer tant sont multiples les niveaux d’intervention et des compétences à mettre en œuvre. Au regard des cinq dernières années, se remarque une amplification de la dégradation du milieu urbain. Elle se caractérise par des effondrements partiels de bâtiments, affaissements de sols, inondations de caves et démolitions de constructions illicites. Anciens quartiers et nouvelles zones d’habitat en connaissent les vicissitudes, bien que les premières études urbaines engagées dans les années 1970 avaient déjà identifié les quartiers à rénover36. Par la suite et au titre de la recherche se sont mobilisés quelques universitaires37, renforcés dans les années 1990 par le mouvement associatif pour tenter d’inventorier, de sensibiliser voire d’intervenir sur des opérations concises38. Le problème, en fait, est que les actions proclamées et les études entreprises s’arrêtent souvent au niveau du constat et de quelques recommandations sans réel impact. Ce n’est qu’en 2002, avec l’affaissement de la rue des Sœurs-Benslimane amplifiant le risque au centre-ville, qu’un début de diagnostic a évalué les conséquences du phénomène39. Faite par des ingénieurs du génie civil, l’analyse technique met en évidence le rapport à la topographie, les procédés des fondations et des réseaux de drainage40. La prise en charge du dossier nécessite une organisation dans le détail mettant en contribution des spécialistes de la conception, de la réalisation et de la gestion. Qu’a apporté l’audit initié par la Banque mondiale après les déclarations de Rio ? Que tirer des réflexions du Comité national du cadre bâti ? Quel est l’apport des appels à la concurrence internationale en matière d’études urbaines ? Autant d’interrogations à repréciser et à traiter au niveau de la recherche, notamment. Entre-temps les effets de la dégradation s’aggravent (fig. 2 : Les effondrements enregistrés à Oran de 1999 à 2003), malgré les efforts affichés41, mais hélas ponctuels et dispersés42, pour affronter ce type de préoccupation à inscrire au titre des nouvelles considérations à l’égard des héritages culturels. Entrer Ra Objectif Entrer Vous avez envoyé La région oranaise relève d’un climat méditerranéen à dominante semi aride. Plusieurs caractéristiques peuvent en être relevées : Les précipitations sont faibles, moins de 400 mm d’eau par an. Les pluies s’étalent sur un nombre limité de jours : 34, ce qui se traduit par des évènements pluvieux violents, avec fort ruissellement. De fortes disparités intra-annuelles existent donc : il peut ne pas pleuvoir du tout rendant de longues périodes d’été. De fortes variations interannuelles (137 mm en 1981-82 contre 535 en 1971-72).Une uploads/Geographie/ une-ville.pdf

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