Un Peuple‐Un But‐Une Foi UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR INSTITUT NATIONAL
Un Peuple‐Un But‐Une Foi UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR INSTITUT NATIONAL SUPERIEUR DE L’EDUCATION POPULAIRE ET DU SPORT. (INSEPS) MÉMOIRE PRÉSENTÉ PAR : SOUS LA DIRECTION DU : Mr Chérif BAYE Mr. Guibril DIOP 4ème année à l’INSEPS Pr. à l’INSEPS ANNEE ACADEMIQUE 2010 ‐ 2011 THEME : L’importance socioculturelle des danses de la tradition diola (Joola) à Diembéring. ANNEE ACADEMIQUE 2010 ‐ 2011 Dédicace A ma très chère mère feu Madeleine Sandoum, paix et repos à son âme. A mes parents pour l’éducation que j’ai reçue, plus particulièrement à mon oncle Mamadou B. Baye qui a tout mis à ma disposition rien que pour ma réussite. A mes frères, en particulier Essay, mes sœurs et toute la famille. A mon ancien professeur Chantal Diédhiou pour ses conseils. A mon homonyme le vieux Chérif Baye, merci vraiment pour sa contribution et ses conseils. A mes tuteurs Moise Dione et sa femme, merci pour votre soutien. A mes camarades de promotion et aux étudiants de l’INSEPS, plus particulièrement à mon partenaire Mamadou Salif Niang. Au nom du Très Haut, je tiens à exprimer mes très sincères remerciements à mon Directeur de Mémoire M. Guibil Diop pour m’avoir guidé et soutenu jusqu’au terme de mon travail ; sans oublier mon maitre et Professeur de combat M. Djibril Seck. Merci à Jean Guèye (instituteur à Diembéring) pour sa contribution ; mais également à tous le Personnel administratif et technique de l’INSEPS. Mes très sincères remerciements à M. Abel Diakité de m’avoir soutenu financièrement et moralement. Grand merci à Ndiaye Tahirou et Aliou Maïga Je tiens également à exprimer ma gratitude à tous mes amis, en particulier Henry Koné Diatta, César Badji, Alassane Diatta (2Pac) pour l’aide qu’ils m’ont apporté à l’élaboration de ce mémoire. A tous ceux qui de prés ou de loin ont participé à la réalisation de ce Document. ANNEE ACADEMIQUE 2010 ‐ 2011 INTRODUCTION Chapitre I . REVUE DE LITTERATURE I‐1 : DEFINITION DES CONCEPTS A L’ETUDE I‐ 1‐1: La tradition I‐1‐2 : La société I‐1‐3 : La culture I‐1‐4 : L’ethnie I‐1‐5: Le groupe I‐1‐6 : La danse I‐1‐7 : La musique et la danse I‐1‐8 : Le jeu I‐1‐9 :L’activité physique I‐1‐10 : Le sport I‐1‐11 : L’acculturation, le déracinement, la désacralisation et le fétichisme I‐2 : LES FONCTIONS GENERALES DE LA DANSE I‐2‐1 : Les Danses traditionnelles I‐2‐2 : Les Danses Modernes I‐3 : LA DANSE DANS LE MONDE ET AU SENEGAL I‐3‐1 : la danse dans le monde I‐3‐2 : la danse au Sénégal I‐3‐2‐1 : les danses ethniques du reste du Sénégal I‐3‐2‐2 : la danse en milieu Diola Chapitre II . METHODOLOGIE II‐1 : DEMARCHE THEORIQUE II‐2 : POPULATIONS D’ETUDE ET LES INSTRUMENTS DE COLLECTE II‐2‐1 : Populations d’étude II‐2‐2: Les instruments de collecte II‐3 : LES DIFFICULTES RENCONTREES SUR LE TRRAIN Chapitre III. LE CADRE D’ETUDE III‐1 : PRESENTATION DU VILLAGE III‐1‐1 : Situation III‐1‐2 : Historique ANNEE ACADEMIQUE 2010 ‐ 2011 ANNEE ACADEMIQUE 2010 ‐ 2011 III‐2: ACTIVITES ECONOMIQUES III‐2‐1 : la riziculture III‐2‐2 : le maraîchage Chapitre IV: ANALYSE ET CLASSIFICATION DES DANSES A DIEMBERING IV‐1 : ANALYSE ET COMMENTAIRE DES RESULTATS DE L’ENQUETE A DIEMBERING IV‐1‐1: Commentaire général des résultats de l’étude IV‐1‐2 : Commentaire sur les chants associés à la danse IV‐1‐3 : Commentaire sur la musique associée à la danse IV‐2 : CLASSIFICATION DES DANSES A DIEMBERIENG IV‐2‐1 : LES TYPES DE DANSES IV‐2‐1‐1 : Description de quelques danses masculines IV‐2‐1‐1‐1 : Jiketeup IV‐2‐1‐1‐2 : Etakaay IV‐2‐1‐1‐3: la danse de l’initiation « Karam » IV‐2‐1‐1‐4 : Analyse et remarques des danses masculines IV‐2‐1‐2: Description de quelques danses féminines IV‐2‐1‐2‐1: kalundaay IV‐2‐1‐2 ‐2: Eyuuna (“ékhougna”) IV‐2‐1‐2‐3 : Esiba IV‐2‐1‐2‐4 : Analyse et remarques des danses féminines IV‐2‐1‐3 : Quelques Danses mixtes IV‐2‐1‐3‐1 : Efalum IV‐2‐1‐3‐2 : La danse d’Ekonding IV‐2‐1‐3‐3 : Ghéba IV‐2‐1‐3‐4 : Analyse et remarque des danses mixtes IV‐2‐2 : EXPLOIT DES VALEURS PORTEES PAR LES DANSES IV‐2‐2‐1 : Aspects socioculturels IV‐2‐2‐2 : Aspects éducatifs IV‐2‐2‐3 : Aspects mystiques IV‐2‐2‐4 : Aspects religieux IV‐2‐2‐5 : Aspects hédoniques IV‐2‐2‐6 : Aspects physiques Chapitre V. LES PERSPECTIVES V‐1 : Annonce des problèmes V‐2 : Les raisons de la régression des valeurs traditionnelles V‐3 : Les solutions préconisées pour la lutte au déracinement V‐4 : Quelques suggestions CONCLUSION Notre étude sur les valeurs socioculturelles à Diembéring s’inscrit dans le champ social et dans l’éveil du développement psychomoteur de l’être dans une société. En résumé, ce document relate une revue des fonctions indispensables de la danse à travers le monde et au Sénégal. Ainsi on constate que toutes activités physiques d’expression comme la danse est un support d’enseignement qui contribue au développement motrice. Notre démarche méthodologique utilisée fait l’objet d’un entretien direct avec les habitants diola de Diembéring(les vieux, les femmes, les adultes et les jeunes) et une observation des faits. En effet, les résultats de notre recherche montrent que les danses à « juwatt » sont utiles dans les rapports sociaux. La danse nous inspire plus sur les valeurs socioculturelles telles que l’importance du rituel, du culturel, du loisir etc. Cependant deux hypothèses sont sûres: une acculturation des jeunes notée dans la non maîtrise des patrimoines culturels (la langue, les rites) et la désacralisation issue de nouvelles idéologies (la religion, la civilisation …) C’est à cet effet que les sociétés traditionnelles subissent le poids de la pression de l’alternative de la tradition qu’impose la vie moderne. Aujourd’hui certes, les rites anciens accusent une perte progressive : le savoir technique l’emporte sur la sagesse ancestrale, la civilisation de l’écriture détrône le prestige de l’oralité. Il est normal que le changement soit vécu mais il faut aussi prévoir les risques et les solutions afin d’éviter la dégradation complète de nos valeurs. ANNEE ACADEMIQUE 2010 ‐ 2011 ANNEE ACADEMIQUE 2010 ‐ 2011 Lexique « kwatay » Amanen (« amagnèn »): chef ou roi du bois sacré Atambatun =emit : Dieu Awatt : habitant originaire de Juwatt(Diembéring) Ebaj : richesse Ebumbulung : instrument de musique traditionnelle (tamtam téléphonique). Efijen : lieu ou place publique Enuk : animal ou bétail Enuta : constructeurs de maison ; kunut=construction (le fait de faire) Etam : terre Ewagh : sonnaille attachée au mollet lors de la danse d’etakaay Hikinu : village ou quartier Hunak : jour Hussaanum : quelqu’un entouré de biens traditionnels (un richard) Juwatt : village de Diembéring Kaasuumaay : paix, être prêt à faire quelque chose. Kabura : poignard diola, épée (arme à double tranchante). Kaliiken : enseigner, apprendre, essayer quelque chose. Kaakaaraam : plume rouge d’un oiseau très difficile à chasser. Kiagu : petits bâtons utiles et spécifiques pour animer certaines danses Karam : événement de la circoncision Kataf : lance traditionnelle Katoofu : joie, être content ou galant. Kwataay : langue parlée par les habitants de Diembéring. Nicelingue : instrument traditionnel de fer à main utilisé par les femmes lors de cérémonies rituelles ou danses funéraires. ANNEE ACADEMIQUE 2010 ‐ 2011 PROBLEMATIQUE Depuis quelques années, le Sénégal est progressivement entré dans une nouvelle phase de mondialisation qui a entraîné des bouleversements dans tous les domaines de la vie économique et socioculturelle. Ceci est le reflet du monde et de l’évolution sociale. Ce phénomène a progressivement façonné le dépeuplement du milieu rural. En effet, les sociétés traditionnelles souffrent de perte des valeurs socioculturelles causées par les fortes tendances actuelles de migration des campagnes vers les centres urbains. Ceci pour la recherche d’emploi, de confort ou pour les études etc. Nous notons aussi un individualisme au détriment du social. Le plus grand malheur est que les qualités traditionnelles d’éducation et de socialisation baissent au fils du temps. En générale, nous avons tendance à négliger les pratiques anciennes pour nous pencher, plus, sur l’évolution actuelle des événements ou des disciplines professionnelles. L’effet de la tradition ou des cultures ethniques diversifiées est moins pris en compte par les étudiants chercheurs et penseurs. La danse traditionnelle est un cas social, artistique et physique très utile à l’épanouissement de l’être humain. Le village de Diembering de la Basse Casamance n’échappe pas à ces spécificités. Développer les fonctions qu’engendre la danse justifie le choix de ce thème : « l’importance socioculturelle des danses de la diola (joola), à Diembéring ». ANNEE ACADEMIQUE 2010 ‐ 2011 INTRODUCTION Dès sa naissance, l’homme s’exprime avec son corps. Il a utilisé la danse pour honorer son créateur ou de multiples divinités. A quel point les danses avaient‐elles un caractère plus ou moins rituel et sacré dans les premiers temps ? En 1988, Germaine Acogny disait que « la danse est un prolongement naturel de la vie et des gestes quotidiens. La danse est un moyen d’expression de la pensée et des sentiments ». Ceci reflète toujours l’image culturelle de l’Afrique par le biais des anciens qui ont beaucoup à nous apprendre, à nous communiquer, à nous léguer afin que leurs connaissances puissent servir et enrichir les générations futures. Avec cette tradition, qui diffère d’un milieu à l’autre, la danse fut une activité corporelle ancestrale que vivaient les sociétés sous plusieurs aspects. La danse uploads/Geographie/importancia-da-danca-tradicional-no-ambito-educacional-senegal.pdf
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- Publié le Aoû 14, 2022
- Catégorie Geography / Geogra...
- Langue French
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