Du même auteur • (avec Kris et Maël), Entre Histoire et Fiction. Autour de la b

Du même auteur • (avec Kris et Maël), Entre Histoire et Fiction. Autour de la bande dessinée Notre Mère la Guerre de Kris et Maël, catalogue de l’exposition présentée par les Archives départementales de l’Aude, février-avril 2015, Conseil général de l’Aude, 2015. • La camaraderie au front 1914-1918, Paris, Armand Colin, avril 2014. • (avec Colin Miège), Une guerre d’hommes et de machines. Désiré Sic, un photographe du génie dans la guerre, Toulouse, Privat, 2014. • Collectif/CRID14-18, Un ouvrier-artisan en guerre. Les témoignages de Gaston Mourlot 1914-1919, Moyenmoutier, Edhisto, 2012, 560 p. • (dir. avec Christian Amalvi et Céline Piot), Le Midi, les Midis dans la III République (1870-1940), Actes du colloque de Nérac, 13 mai 2011, Nérac, Éditions d’Albret, 2012, 337 p. • (dir. avec David Mastin et Céline Piot), Mémoire(s), Histoire(s) de la Grande Guerre, Actes du colloque d’Agen-Nérac, Nérac, Éditions d’Albret, 2009, 432 p. e Conception de couverture : Hokus Pokus créations Illustration de couverture : Femmes travaillant dans une usine d’armement à Lyon pendant la Première Guerre mondiale Photographie Paris, collection particulière © Akg-images © Armand Colin, 2016 Internet : http://www.armand-colin.com Armand Colin est une marque de Dunod Éditeur, 11 rue Paul Bert, 92247 Malakoff ISBN : 978-2-200-61650-2 Table des matières Couverture Page de titre Copyright Introduction 1 La France d’avant la guerre 1. La République installée ? 1.1 Des citoyens investis 1.2 La chose militaire omniprésente 2. Les grands repères partagés ? 2.1 Un paysage républicanisé 2.2 Le retour de la France comme grande puissance 2.3 D’autres points de repères : temps et lieux de socialisation partagés 2.4 Des lignes de fractures persistantes 3. La société française en mutation : démographie, économie, groupes sociaux 3.1 Une France malthusienne 3.2 Croissance économique et inégalités persistantes 2 L’entrée dans la « campagne contre l’Allemagne » (1914) 1. La mobilisation : entre résignation et élan collectif 1.1 L’entrée en guerre 1.2 La mobilisation des hommes 1.3 La réaction des Français 1.4 L’Union sacrée sur le terrain politique et social 2. Les premiers engagements et le spectre de la défaite : « le feu tue » 2.1 L’épreuve du feu 2.2 Les soldats et l’entrée en guerre 2.3 Les signes tangibles du passage du temps de paix au temps de guerre 3. La Marne et ses lendemains : les tranchées comme horizon ? 3.1 La grande bataille 3.2 Automne-hiver 1914-1915 : les caractéristiques générales de la guerre longue de position s’installent 3 Une guerre qui dure (1915-1916) 1. Tenir et percer les fronts 1.1 Le combat 1.2 Ouverture de nouveaux fronts 2. Modification des doctrines et de l’univers guerrier 2.1 Attaquer 2.2 Se protéger 2.3 Soigner : le Service de Santé 3. Identités et expériences combattantes 3.1 L’expérience des tranchées 3.2 S’adapter à la guerre de siège 3.3 Contrôler le moral et l’image des soldats dans la guerre 3.4 La France et les batailles de 1916 3.5 Le mythe de Verdun dès 1916 3.6 La bataille de la Somme ou l’internationalisation du champ de bataille 3.7 Mobilisation et récupération des hommes 4. Totalisation de la guerre : mobilisation profonde de l’État et de la société civile 4.1 La volonté des politiques de reprendre en main la conduite de la guerre 4.2 Le soutien de l’État aux combattants et à leurs familles 4.3 Discours sur la guerre : l’école, les intellectuels et les artistes 4.4 Poursuivre le contrôle de l’information 5. Économie et main-d’œuvre 5.1 Financer un conflit qui dure 5.2 Mobiliser et réorienter l’économie nationale 5.3 Gestion de la main-d’œuvre 6. La vie des Français 6.1 Poursuivre les activités : les profits de guerre 6.2 Gérer l’absence 6.3 Actions de soutien et de mobilisation 6.4 La ville, creuset de l’adaptation à la guerre 6.5 Les civils au front 6.6 Le contrôle des populations en région envahie 6.7 Le quotidien de l’occupation 4 Lassitude, remobilisation et victoire (1917-1918) 1. Remobilisation et échec autour de l’offensive dite du Chemin des Dames 1.1 Au front, de l’illusion à la désillusion 1.2 Mutineries : les hommes contre 1.3 Le quotidien des soldats 1.4 Un front intérieur sous tension 1.5 L’Union sacrée en question 1.6 Un horizon pacifiste ? 2. Au bord du gouffre ? 2.1 L’offensive allemande du printemps 1918 2.2 Le spectre de 1914 2.3 Pénurie et difficultés sur le front intérieur ? 3. Vers la victoire ? 3.1 Le maintien de l’effort de guerre 3.2 La reprise de l’initiative des Alliés 3.3 L’armée française de 1918 3.4 Le dénouement : arrêter la guerre 3.5 La fin de la guerre : signer la paix 3.6 Sortir de la guerre Conclusion-bilan 1. Face aux stigmates visibles et plus profonds : la place de l’État et la solidarité nationale 2. L’ancien front en reconstruction 3. La société française de l’après-guerre Épilogue L’événement et ses mémoires 1. Conserver les traces, construire des lieux de mémoire 2. Le monde combattant en première ligne 3. Revitalisation mémorielle de la Grande Guerre 4. Un Centenaire qui vient d’en bas Références bibliographiques Index Introduction La Grande Guerre vécue par les Français entre 1914 et 1918 fut assurément une guerre d’un nouveau genre. Durant plus de quatre années, elle mobilisa l’ensemble de la société et des ressources de la France et de son empire colonial. Elle marqua durablement la France, ses paysages, ses frontières, les mémoires individuelles familiales et collectives. Elle fut donc la Grande Guerre des Français qu’ils subirent en grande partie sur leur territoire. Comme principaux champs de bataille de la guerre mondiale, elle projeta l’Europe mais aussi une partie du monde en France entre 1914 et 1918. Se croisèrent Néo-Zélandais, Indiens, Indochinois ou Canadiens au front comme à l’arrière. Elle conduisit surtout des millions de soldats de tous les continents dans les tranchées du Nord et de l’Est du pays pour l’essentiel. De nombreux soldats français connurent sur d’autres fronts du Vieux Continent, en Afrique au Moyen-Orient ou dans le Pacifique, l’expérience de l’ailleurs. L’Empire colonial, que l’on nomme alors « la plus grande France » et qui représente le second en étendue comme en population, a été mis à contribution dans le cadre d’une mobilisation de l’ensemble des ressources humaines et matérielles du pays. Africains ou Annamites ont été transportés en France ou en Belgique pour se battre ou soutenir l’effort de guerre partagé par toutes les sociétés des pays belligérants. Du Nord au Sud, de la façade atlantique aux rivages de la Méditerranée, la France a été confrontée à un brassage important de populations. Le pays a dû s’adapter aux contraintes nouvelles de la guerre longue. Une large partie Nord et Est du pays a vu passer par deux fois les mouvements de troupes et les combats, dix départements ont été occupés alors que plus de 8 millions de Français allaient être mobilisés sous l’uniforme durant plus de quatre années de guerre. Enfin, un front long de plus de 800 kilomètres et parfois très profond, constitué de tranchées, abris, positions d’artillerie lourde et zones de cantonnement, coupe le pays en deux. Il sépare les « régions envahies » du territoire national. Il détermine une représentation duale du territoire entre front et arrière. Il installe les civils dans une attente constante de la percée qui pourra libérer le pays et offrir la victoire. Ce front, qui ne connut finalement que peu de modifications entre les deux phases de mouvement en 1914 et 1918, place villes, villages et terroirs au cœur du champ de bataille, labourés par une artillerie lourde de plus en plus utilisée par les deux belligérants. Nombre d’entre eux ne pourront se relever après-guerre. Ainsi les contemporains du conflit, conscients de vivre un épisode hors des normes et des représentations connues de la guerre, entrent dans ce qu’ils appellent rapidement la Grande Guerre. L’expression renvoie à l’exceptionnalité attachée au conflit entre 1914 et 1919, date de la signature des traités qui règlent la paix au profit de la France vainqueur de l’Allemagne. Cette dernière date n’en marque pas cependant la fin de l’onde de choc. Il y aurait dans cette appréciation du temps, un avant et un après. L’expression de « Belle Époque », dont les manuels scolaires d’aujourd’hui ont du mal à se défaire, renvoie à cette représentation clivante, idéalisant une société française d’avant-guerre unifiée et partageant un cadre de vie apaisé, marqué d’un net progrès social pour tous. Forgée semble-t-il bien après le conflit, l’expression de Belle Époque conforte l’idée d’une césure chronologique fondamentale et celle d’un événement « matriciel » ouvrant le siècle des violences industrielles de masse. La guerre qui débute à l’été 1914 précipite l’Europe et avec elle successivement une grande partie du monde, dans une période dramatique. L’événement, par son ampleur et sa durée, semble avoir ébranlé l’ensemble des structures sociales, culturelles et politiques de la France. Il aurait surtout mis un point d’arrêt aux mouvements culturels et sociaux enclenchés avant la guerre. Pouvons-nous, encore aujourd’hui, nous inscrire dans cette histoire ? Nous montrerons que la société française, son économie, sa démographie ont été en effet durablement bouleversées. Nous montrerons également que la guerre a aussi accéléré des uploads/Histoire/ alexandre-lafon-la-france-de-la-premiere-guerre-mondiale.pdf

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  • Publié le Nov 23, 2021
  • Catégorie History / Histoire
  • Langue French
  • Taille du fichier 3.4437MB