i #ffs f OIRE nELGIAUE Un pags qui se défend s'inrpase au ' : respe'ct de tous

i #ffs f OIRE nELGIAUE Un pags qui se défend s'inrpase au ' : respe'ct de tous : ce pdgs ne pérît pas, (ÀLFERT lcr. toi des Belgcs, aux Chembrcs, ,q, aoùt tgt4.\ DEUXTÈME ÉOITION Frans VAN KÀ,LKEN PIOFESSEUJ^ -n L'UNryElSTrE UB\E DE OFFICE DE PUBLICITÉ Anciens Ét"bliss. J. LEBÈGUE & Ci", Éditeurs, Société coopérative 36, RUE NEUVE, BRUXELLES | 92+ [rr:y*ù s'ualËilfto;;'d \f r*i"ola'rsA TOUS DROITS DE TRADUCTION RESERVÉS l t I T PREFACE i J'ai écrit la plus grande partie de eet ouvrage alors f,., ùu'autour' de moi un peuple fier supportait avec ' stoïcisme les horreurs de l'oceupation étrangère, alors qu'au loin, par Ies soirs calmes, on entendait gronder le canon de l'Yser. Pour beaucoup d'étrangers, et d'ailleurs pour beaueoup de Belger ",r*-*ê*€s, - $réroïsme des nôtres, de lgl4 à lglg, fut une révé- lion. N'avait-on pas vu, avant la Grande Guerre, lrtains de nos compatriotes, aveuglés par le snobisme I I'esprit de cloeher, prétend*. q*e la Belgique était lhe simple expression géographique, que le terme de Belge désignait un être artifieiel ! Comment ,ees igno- rants, ces s'ceptiques ou ces hommes de mauvaise foi eussent-ils pu avoir eon-fiance dans les vertus de notre peuple, alors qu'ils lui déniaient jusqu,à ses droits à I'existence? Or, pour quiconque avait suivi de près l'évolution de la Belgique à travers les âges, l'attitude des Belges fr.rant la récente crise mondiale ne pouvait provoquer slrprise. Tout notre, passé, en effet, n'est qu'un ehaînement de luttes patientes, tenaees, intrépides, ur la conquête ou le maintien de Ia liberté. Toutes s dominations se sont succédé dans nos provinees ns autres résultats que de rendre toujours plus vivace haine de nos aïeux pour l'oppression, l'injustice, la iolence et l'hypocrisie. Pendant les siècles les plus lmbres, il semble parfois que Ie Belge doive succom- ( vlvre sa vle )). Aussi ai-je cru faire æuvre utile en cherchan répandre dans le public la connaissance de nos rables annales. M'adressant à la jeunesse, &tlx gers et, en général, à tous ""ri* auxquelg la pratidtll àe l'histoire n'est point familière, i'ui rédigé un livre, - illustr é, - tenant le milieu entre le manuel et I'ou- vrage historique détaillé. Je me suis efforcé de mettre en lumière le rôle européen du peuple belge à travers les âges, de caractériser sa physionomie propre' en décrivant les phases de son évolution du point de vue Stliiïi;Jï,ïtË:i:ïiiJ:î:;i:li-"#iT,:'i,{:,t et d.* périodes tranquilles d'organisation, Pendaf Iesquelles ses institutions se développent, t"ir$fril s'affinent et sa part contributive à l'épanou des sciences, des lettres et des arts augmente' Jtai résumé les faits les plus caractéristiques des périodes de crise et j'ai essayé de ressusciter,'par des tableaux aussi compiets, aussi conerets et aussi vivants qu'il m'était possible, nos milieux économiques et sociaux de jadis, an* époques de calme et de progrès dp la civilisation. Ce but étant donné, j'ai pa,ssé rapidement sur I premiers siècles de notre histoire, car, jusqu'à l'époq â"r Croisades, nos annales se confondent singulilr ment avec eelles des peuples voisins. J'ai agi de mê ber; tout espoir de relèvement paraît anéanti en mais son robuste optimisme le guide à travers ténèbres et, dès que luit I'aube de jours meilleur proclame hardiment à la face du 'monde son droi lorsque j'ui parlé du fonctionnement de la socié féodàle, de l'organisation interne des Communes, ( la technique des corporations, bref, lorsque le suj n'avait rièn de spécifiquement belge ou lorsqu'il n paraissait relever plutôt du dbmaine d.çt ouvrag 7 r{FryT .a t ui:, _g-- t spéciaux. D'autre part, je n'ai guère insisté sur l,his- toire de nos diverses prineipautés à l'époque féodale. Les interminables querelles entre leurs princes inté- ressent certes le chroniqueur, mais quoique ayant eu lieu sur notre territoire, elles n'ont pas assez d'impor- tance pour trouver place dans un ouvrage à earac- tère synthétique. Toutefois le leeteur verra que j'ai donné un déve- loppement peut-être inusité aux dernières époques de notre histoire. Je suis en effet profondément con- vaincu que le xvue sièele et Ie xvrrre ont exercé sur Ia Belgique d'aujourd'hui une influence ccinsidérable. Quant au xrxe siècle, je suis d'avis que jamais nous ne pourrions l'étudier d'une r4anière assez approfondie. Me plaçant à un point de vue exclusivement belge, en dehors de toute eonsidération de parti, je me suis efforcé d'écrire un ouvrage impartial et sincère. J'ai glané mes données, passées au crible d'une critique attentive, dans I'abondante littérature que nous pos- sêdons déjà sur l'histoire de Belgiqn". Srns négfiger les archivistes et les éerivains de notre première école historique, les Gaehardo les Juste, les Moke et autres, artisans conseieneieux, peut-être trop oubliés aujour- . d'hui, j'ai puisé ma documentation de préférence dans Ies livres nombreux et sûrs - généraux ou spéciaux - de notre exeellente pléiade.contemporaine. Parmi eux, je citerai surtout les æuvres de ,Léon Vandcr- kindere, de Guillaume Des Marez, de Paul Fredericq, d'Ernest Gossart, d'Eugène Hubert, de Henri Lonchay et de leurs émules. Mais à côté de ces noms iI en est unn celui de Henri Pirenne,,que je prononce avec un respect partieulier. Dans son grand traité d'histoire de Bel- gique, ce maître a développé des théories nouvelles, sagaces, plefnes d'originalité et dont, beaucoup ont acquis la force d'argumentations définitives. Pour tous eeux I'eui s'occupent de notre histoire nationale, . \-; -.t-- Pirenne est et restera longtemps eneore le plus pré' cieux des guides. Le travail que j'ai entrepris était malaisé et je ne me rends que trop compte de ses imperfections. Si je parviens cependant à communiquer à mes lecteurs une part de I'admiration que je profetse à l'égard de nos pères et de leurs annales, je croirai n'avoir pas fait æuvre vaine. Saint-Gilles, le l5 janvier f9p0. PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉOTTTOT.T s, la presse et le public ont bien .rorrftl réserver à cet ouvrage Ie meilleur accueil. Aussi mel suis-je borné, dans la seconde édition, à faire les eor-l rections que m'ont suggérées de bienveillants critiquesn - à augmenter I'illustration et à'retoucher quelques points des dernières pages. Le setrl chapitre entière- ment remanié est celui consaeré à Ia préhistoire. Je me suis inspiré, pour ces transformations, des travaux si clairs et si convaincants du baron de Loë. Saint-Gilles, le 3O décembre 1923. 7 PREMIÈRE PARTIE LA. BELGIQUE DANS L'ANTIQUITÉ (Des originos au milisu du V" siècle.) CHAPITRE PREIVTIER TEMPS PRÉHTSTORTQUES ET PROTO- HISTORIQUES (Des origines à 300 av. J.-C.) Let temps prélyistoriques. Ages de la pierre ou l;ithiques : Ia pértode éohthique (p. g); les trois phases du paléol:ithique ou âge dc Ia pierre taillee (pp. 6 et 7); la période néolithiqu,e ou âge de Ia pierre polie (pp. 7-9). Les tunps protnhistnrigtes. Ages du nÉta,I : XIXe s. au. J-C., âge ù.r bronze; IXe s. aa. J=C., âge du ler (p.9); 600 du; J.-C., l'inaasùon celtique (p. g); 300 aa. J.-C., arriaée de:s Belges (p. g). Les origines et les premiers stades évolutifs des hommes qui peuplèrent Ie territoire de la future Belgique pendant les temps préhi5toriques sont encore fort obscurs. Selon certains paléon- .tologues, il y aurait eu, à l'aube des â$es de la pierre (ou lithiques), une période éolithique (eôs : âuror€ i lithns : pierre), dès l'époque oligocène, seconde phase de l'ère tertiaire. En ces temps fabuleusement reculés, I'homme - ou son pré- décesseur, I'effràyant anthropopithèque - aurait utilisé des éclats de silex,les éollthes, pour déterrer des raeines ou écorcer des,arbres. En fait, on ne sait rien <le eertain quant à cet â$e -_6-- de la pierre éclatée et les éolithes sont peut-être dus à des phénomènes géologiques et météoriques. Il est donc prudent de ne faire' commencer les âges de la ,piene qu'au début des temps quaternaires. On les divise en deux périodes : lo le paléolithique (palaios : a.neien) ou âge de la pierre taillée, contemporain de la première phase du- quaternaire, phase pléistocène, si longue que I'on ne peut en évaluer la durée; 20 le néolithique (neos =: lrotlv€âu) ou âge de la plerre polie, eontemporain de la phase holocène ou seconde du quaternaire, qui dura sept ou huit mille ans. Le patéollthïque comprencl à son tour trois subdivisions : A) Le paléolithique inférieur. Pendant cette période, la mer recouvre le nord et l'ouest de notfe pâ)'s. Le climat est doux et l'atmosphère calme. Abrité <lés rayorrs d'un soleil ardent par <l'épais massifs de verdure, I'homme se nourrit de baies et de racines. Nu, encore stupide, iI pousse des grognements iriarticulés et des cris stridents. Ses grossiers outils de silex ne peuvent le défendre contre le gros gibier : rhinocéros, hippopotames, éléphants, qui infestent son volsinage. ,B) Le paléolithique moyen. Des crucs formidables ont ravagé les forêts de I'Iùurope occi- dentale. Par suite du relèvement de notre sol, la nler a reculé et les fleuves forrnent de larges t6nents. La température s'est refroidie; d'immetrses glaciers se sont constitués, leur bord méridional recouvre le nord des futurs Pays-Bas. 'L'homme de cette époque (homme de Néanderthal ou Spyensis) (f ) est du type lapon, c'est-à-dire très petit, trapu, musclé et brun de coulettr; il marche les jambes arguées. uploads/Histoire/ f-van-kalken-histoire-de-belgique.pdf

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  • Publié le Nov 10, 2021
  • Catégorie History / Histoire
  • Langue French
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