AGENCE DE LA FRANCOPHONIE (ACCT) INSTITUT DE L’ÉNERGIE DES PAYS AYANT EN COMMUN

AGENCE DE LA FRANCOPHONIE (ACCT) INSTITUT DE L’ÉNERGIE DES PAYS AYANT EN COMMUN L’USAGE DU FRANÇAIS (IEPF) LIAISON NUMÉRO 32 - 3e TRIMESTRE 1996 44 FF • 1900 FCFA • 8,00 $ CDN • 250 FB I E P F Énergie-Francophonie ÉNERGIE ET PRODUCTION INDUSTRIELLE ÉNERGIE ET PRODUCTION INDUSTRIELLE LIAISON ÉNERGIE-FRANCOPHONIE • NO 32 / 3e TRIMESTRE 1996 2 2 LIAISON ÉNERGIE-FRANCOPHONIE • NO 32 / 3e TRIMESTRE 1996 DANS CE NUMÉRO Qu’il s’agisse de papetière, de cimenterie ou d’exploitation minière, l’activité industrielle revient toujours à une question de consommation d’énergie, et pas toujours de façon efficace. Le 32e numéro de Liaison Énergie-Francophonie se penche donc sur le problème de l’efficacité énergétique dans la produc- tion industrielle de divers pays ou entreprises. Michel RIGOLA, directeur du service de l’Envi- ronnement et de l’Énergie à l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), montre que le lien étroit qui s’est établi entre le développement, l’industrie et l’énergie depuis la révolution industrielle est encore un élément décisif pour le progrès des pays en développement et des pays en transition. Et ce, d’autant plus qu’aujourd’hui, pour assurer l’avenir des générations futures, un développement durable requiert une industrie écologiquement durable liée à une énergie elle-même écologiquement durable. Abordant un secteur énergétique dominant, Henri BOYE et Simon-Pierre THIERY, de la Direction internationale d’Électricité de France, associent électricité et développement industriel. Si l’électricité est importante pour le développement économique de tous les pays, son importance relative s’accroît encore aujourd’hui, avec les progrès techniques, les nouveaux procédés industriels, les exigences crois- santes en matière de qualité et d’environnement et le rôle accru des PME. À ce propos, les grandes entre- prises ne sont plus les acteurs principaux de la croissance industrielle et le développement écono- mique local est devenu un enjeu essentiel pour les dirigeants politiques. Didier BOSSEBOEUF, économiste à l’Agence française de l’environnement et de l’énergie, s’in- téresse essentiellement à l’analyse de l’intensité énergétique du PIB pour évaluer l’efficacité éner- gétique. M. BOSSEBOEUF, pour qui ce sont aujour- d’hui davantage les préoccupations environnemen- tales qui justifient la poursuite des politiques de maîtrise de l’énergie que les considérations écono- miques, montre que les résultats dépendent de la définition qu’on donne de l’intensité énergétique. Souleymane DIALLO, du Programme Énergie ENDA, s’intéresse quant à lui au secteur manufac- turier, qui représente à peine plus de 10 % du produit intérieur brut du continent africain et occupe environ 13 % de la main-d’œuvre totale. M. DIALLO passe en revue quelques industries (ciment, fer et acier, papier) de ce secteur et montre que les prix des produits énergétiques sont inséparables de l’efficacité des procédés, des technologies et des comportements. Au Québec, les papetières cherchent également à rationaliser leurs dépenses énergétiques, surtout que le marché mondial est de plus en plus compétitif. Ces dépenses représentent 15 à 25 % des coûts de production de l’industrie et plus de 9 % de l’énergie totale utilisée chaque année dans la province. Pierre VÉZINA, de l’Association des industries forestières du Québec, montre que les papetières réduisent leur consommation en modifiant leurs procédés et en recourant à des mesures d’efficacité énergétique, telle l’utilisation de combustibles renouvelables issus de la biomasse, qui comblent aujourd’hui 50 % des besoins en énergie thermique des papetières du Québec. Dans le secteur textile, le cas de l’Île Maurice est étudié par D. SEEBALUCK et K. ELAHEE, de la Faculté d’ingénierie de l’Université de Maurice. Les auteurs, qui traitent entre autres de l’utilisation de la vapeur, montrent que l’industrie textile mauri- cienne, qui crée 80 000 emplois et rapporte au pays près de 60 % de ses revenus d’exportation, a besoin d’une politique définie en matière d’énergie et d’environnement. Pierre REIF, du Groupe Lafarge, traite des éco- nomies d’énergie électrique réalisables dans les cimenteries par un programme de sensibilisation des employés. Alors que la consommation électrique des cimenteries varie de 65 à 130 ou 140 kWh par tonne de ciment produite, la société d’État gabonaise tente de réduire le coût du combustible en modifiant le procédé, en diversifiant les approvisionnements et en améliorant la maîtrise du processus. Il existe, dans la plupart des cimenteries, d’importantes possibilités de réduction de la consommation électrique. En matière d’exploitation minière, André PAQUET et Benoît LÉGARÉ, du ministère des Ressources naturelles du Québec, considèrent l’efficacité énergétique comme un « gage de rentabilité accrue » en général, et dans les mines québécoises en particulier, lesquelles font concurrence à des pays dont les réserves sont plus riches et plus accessibles et où les coûts de production sont moins élevés. Enfin, pour aider à faire face au manque crucial de logements dans les pays en développement, des chercheurs du Centre d’excellence sur la brique artisanale de l’Université de Sherbrooke (Québec), Colette ANSSEAU, Jean-Baptiste KATABARWA, Catherine PALMIER, Pierre-Claude AITCIN et Kenneth JOHNS, présentent la nouvelle technologie de production artisanale de briques d’argile cuite mise au point par leur centre. ÉNERGIE ET PR ÉNERGIE ET PRODUCTION ODUCTION INDUSTRIELLE INDUSTRIELLE LIAISON ÉNERGIE-FRANCOPHONIE • NO 32 / 3e TRIMESTRE 1996 3 LIAISON Énergie-Francophonie Numéro 32, 3e trimestre 1996 est publié trimestriellement par l’Institut de l’énergie des pays ayant en commun l’usage du français (IEPF). 56, rue Saint-Pierre, 3e étage Québec G1K 4A1 Canada Téléphone : 1 (418) 692-5727 Télécopie : 1 (418) 692-5644 Courriel : iepf@iepf.org Directeur de la publication : Jean-Marc de Comarmond Comité éditorial : Jean-Marc de Comarmond Sibi Bonfils Henriette Dumont François Dorlot Dibongué A. Kouo Boufeldja Benabadllah Jean-Pierre Ndoutoum Chef du service Information et Documentation : Henriette Dumont Édition et réalisation graphique : Communications Science-Impact Photo de la page couverture : Usine sucrière du Gol, La Réunion Photo : Jean-Pierre Ndoutoum ISSN 0840-7827 Tirage : 5 000 exemplaires Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada Les textes et les opinions n’engagent que leurs auteurs. Les appellations, les limites, figurant sur les cartes de LEF n’impliquent de la part de l’Institut de l’Énergie aucun jugement quant au statut juridique ou autre d’un territoire quelconque, ni la reconnaissance ou l’acceptation d’une limite particulière. INSTITUT DE L’ÉNERGIE DES PAYS AYANT EN COMMUN L’USAGE DU FRANÇAIS (IEPF) SOMMAIRE ARTICLES ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR LE DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL : L’ÉNERGIE, ÉLÉMENT DÉCISIF DU DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL Miquel RIGOLA Miquel RIGOLA ...................................................................... 4 ÉLECTRICITÉ ET DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL : ENJEUX RÉCENTS ET PERSPECTIVES Henri BO Henri BOYE et Simon-Pier YE et Simon-Pierre eTHIERY ................................. 8 L’INTENSITÉ ÉNERGÉTIQUE : UNE MESURE SIMPLE DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE Didier Didier BOSSEBOEUF BOSSEBOEUF .......................................................... 12 12 EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE DES INDUSTRIES MANUFACTURIÈRES EN AFRIQUE Soule Souleymane ymane DIALLO DIALLO ........................................................... 18 18 LA PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE DES PAPETIÈRES QUÉBÉCOISES Pierre e VÉZINA ...................................................................... 23 23 L’ÉNERGIE ET LE SECTEUR TEXTILE : LE CAS DE L’ÎLE MAURICE D. SEEBALUCK SEEBALUCK et K. et K. ELAHEE ELAHEE ........................................... 26 26 DES ÉCONOMIES D’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE DANS LES CIMENTERIES PAR UN PROGRAMME DE SENSIBILISATION Pierre e REIF ............................................................................ 29 29 L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE DANS LES MINES : UN GAGE DE RENTABILITÉ ACCRUE André André PAQUET QUET et Benoît et Benoît LÉGARÉ LÉGARÉ .................................. 32 32 NOUVELLE TECHNOLOGIE DE PRODUCTION ARTISANALE DE BRIQUES D’ARGILE CUITE Colette ColetteANSSEA ANSSEAU, J Jean-Ba ean-Baptiste KA ptiste KATABARWA, A, Catherine P Catherine PALMIER, ALMIER, Pier Pierre-Claude e-Claude AITCIN AITCIN et K et Kenneth JOHNS enneth JOHNS ............................................................... 36 36 RUBRIQUES L’IEPF A ORGANISÉ .................................................................................. 7 NOUVELLE PARUTION ......................................................................... 11 ACTIVITÉ ENVIRONNEMENTALE ........................................................ 35 LIAISON ÉNERGIE-FRANCOPHONIE • NO 32 / 3e TRIMESTRE 1996 4 Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel L’énergie, élément décisif du développement industriel ÉNERGIE ET DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL Miquel RIGOLA Un lien étroit s’est établi entre le développement, l’industrie et l’énergie depuis la révolution industrielle. Le renforcement de ce lien continue à être un élément décisif pour le progrès des pays en développement et des pays en transition. Miquel RIGOLA est directeur du Service de l’Environnement et de l’Énergie, Division des Secteurs Industriels et de l’Environnement (ONUDI). Aujourd’hui, de surcroît, on reconnaît que ce développement doit être durable, c’est-à-dire que l’avenir des générations futures en dépend. Un développement durable requiert une industrie écologiquement durable liée à une énergie elle-même écologiquement durable. L’Organisation des Nations Unies pour le Déve- loppement Industriel (ONUDI) joue un rôle unique dans le secteur industriel des pays en développement par sa connaissance des besoins acquise sur le terrain, son expérience dans ce secteur et sa neutralité dans l’évaluation des technologies. Pendant trente années, elle a contribué de façon unique à accroître la participation des pays en développement dans la production industrielle et énergétique mondiale. Particulièrement dans le secteur énergétique, l’activité de l’ONUDI consiste à apporter son appui dans les domaines de l’information, de la formation des cadres du gouvernement et de l’industrie, et dans le transfert de technologie pour une utilisation rationnelle de l’énergie et le développement des sous-secteurs tels que le charbon, la biomasse ou les énergies renou- velables, là où les puissantes entreprises liées aux hydrocarbures n’ont montré qu’un intérêt limité. L’ÉNERGIE À L’ORIGINE DE LA RÉVOLUTION INDUSTRIELLE Avant la révolution industrielle, la roue à eau et le moulin à vent étaient les deux seules forces motrices disponibles susceptibles de remplacer uploads/Industriel/ economie-industrielle-111.pdf

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