www.comptoirlitteraire.com présente ‘’The handmaid’s tale’’ ‘’La servante écarl

www.comptoirlitteraire.com présente ‘’The handmaid’s tale’’ ‘’La servante écarlate’’ (1987) roman de Margaret ATWOOD (360 pages) pour lequel on trouve un résumé puis successivement l’examen de : l’intérêt de l’action (page 4) l’intérêt littéraire (page 5) l’intérêt documentaire (page 5) l’intérêt psychologique (page 7) l’intérêt philosophique (page 8) la destinée de l’œuvre (page 9) Bonne lecture ! 1 Résumé À l’aube de l’an 2000, alors qu’a sévi une grave crise économique, que la Terre est polluée par des produits chimiques toxiques et des radiations nucléaires, que sa population a été perturbée par des manipulations génétiques, la plupart des femmes sont devenues stériles, et le taux de natalité a chuté de façon alarmante. L'État laïque qu’étaient les États-Unis a été remplacé par une théocratie monothéiste de droite, la «république chrétienne fasciste de Gilead» où la Constitution a été remplacée par la Bible, où, en réaction à la décadence des moeurs et à la dénatalité, est imposée une vie très sévère, surveillée par «les Yeux», la force de police secrète. Les prisonniers politiques, les gens dangereux, les Noirs, les homosexuels, les chômeurs, les vieux et les autres rebuts improductifs et dégénérés d’une société qui se veut «propre» ont été évacués, déportés dans «les colonies», une sorte de goulag, ou supprimés. L’adultère et le viol sont punis de pendaison publique. Surtout, les femmes n’ont plus aucune liberté : il leur est interdit de détenir toute propriété, de travailler pour une rémunération et même d'avoir de l'argent ; on les assigne à des fonctions aussi précises que restreintes : elles sont des épouses chastes ou, pour celles qui sont fertiles, des porteuses des enfants des autres. Comme il y a encore des classes sociales, les femmes stériles de niveau supérieur ont le droit de se faire aider par ces jeunes femmes en bonne santé qui leur sont fournies par l’État : ce sont les «servantes écarlates», toutes de rouge vêtues, à l'exception des voiles blancs de la cornette. Chacune est à la disposition d'un «commandant» dont l'épouse est infertile pour lui donner des descendants ; si elle y parvient, elle est vénérée, sinon, elle est déclarée «non-femme» et envoyée dans «les colonies». Cette société hautement puritaine justifie par ce passage de la Bible : «Voyant qu’elle ne donnerait pas d’enfant à Jacob, Rachel lui dit : “Voici ma servante, Bliha. Va vers elle et qu’elle enfante sur mes genoux : par elle, j’aurai moi aussi des fils.» (“Genèse”, 30, 1-3) «la cérémonie», un viol rituel qui a lieu chaque mois, au moment le plus propice du cycle menstruel de la servante écarlate : le commandant lit la Bible à toute la maisonnée puis la servante écarlate s’agenouille sur le lit à baldaquin, pose sa tête contre l’entrejambe de la maîtresse de maison, et attend la saillie qui lui est prodiguée mécaniquement par le commandant, sans un mot, sans le moindre baiser, sans le moindre sentiment autre que le dégoût, son corps étant réduit à la fonction de machine-outil, l’existence de son âme étant presque niée ; après, elle doit garder la semence en elle au moins dix minutes, histoire de mettre toutes les chances du côté de sa matrice, de tomber enceinte et d’enfanter. À Boston, qui est devenue site de stockage de déchets nucléaires, la narratrice, «Defred», qui a été terrorisée, dépossédée de son métier, de son mari, de son enfant et maintenant de son corps, est une de ces génétrices attritées de l’État. «Defred» n’est pas son véritable nom : comme toutes les servantes son nom est formé de «De» et du nom de son commandant, «Fred», à la maison duquel elle est assignée. Elle sert ce responsable de la sécurité nationale, et sa femme, Serena Joy, ancienne chanteuse de “gospel” et télévangéliste qui, dans son émission, “L’Évangile pour la formation des jeunes âmes”, racontait la Bible aux enfants et défendait «les valeurs traditionnelles». La liberté de Defred, comme celle de toutes les femmes, est tout à fait restreinte. Elle n’a pas le droit d’écrire, de lire, de fumer une cigarette, d’échanger des confidences avec le reste du personnel de maison, d’éprouver de l’amour. Elle ne peut quitter la maison que pour faire des achats avec une autre «servante écarlate», aller voir un gynécologue, ou se rendre jusqu’au ‘’Mur’’ de ce qui avait été l’université Harvard, où sont pendus les rebelles. Elle est soumise à une très étroite routine, accomplit sa tâche comme une somnambule, et, le soir, regagne sa chambre à l'austérité monacale dont la porte ne peut jamais être complètement fermée. Elle songe alors au temps où les femmes avaient le droit de lire, d'échanger des confidences, de dépenser de l'argent, d'avoir un travail, un nom, des amants. C'était le temps où était au centre de tout l'amour, cette chose si douce, aujourd'hui punie de mort. Elle tient un journal secret où elle raconte sa vie quotidienne, revenant constamment sur des fragments de son passé qui permettent au lecteur de reconstituer les événements qui ont conduit à cette situation. Dans le monde qui a précédé Gilead, elle a eu une liaison avec Luc, un homme marié qui a divorcé, l’a épousée, et lui a fait un enfant. La mère de Defred était une célibataire et une militante féministe. Sa meilleure amie, Moïra, était fièrement indépendante. Mais les concepteurs de Gilead ont 2 commencé leur ascension vers le pouvoir à une époque d’abondante pornographie, de prostitution et de violence contre les femmes, tandis que la pollution et les pilules entraînaient un déclin de la natalité. S’appuyant sur les militaires, ils assassinèrent le président et les membres du Congrès, et déclenchèrent un coup d’État, prétendant qu’ils ne prenaient le pouvoir que temporairement. Ils réduisirent les droits des femmes. Defred et Luc tentèrent de fuir avec leur fille de cinq ans en traversant la frontière du Canada, mais ils furent capturés et séparés l’un de l’autre. Depuis, Defred n’a plus vu ni son mari ni sa fille. Après sa capture, son mariage a été annulé (parce que Luc avait divorcé), et elle fut envoyée au centre de rééducation “Rachel et Léa”, appelé “le Centre Rouge” par ses pensionnaires. Les femmes y sont rééduquées et endoctrinées dans l’idéologie de Gilead par les redoutables «Tantes» de l’«Agence féminine de contrôle», afin de devenir des «servantes écarlates». Tante Lydia les dirigeait, leur faisant des discours exaltant la morale de Gilead selon laquelle les femmes devaient être soumises aux hommes qui faisaient partie des «Fils de Jacob», et seulement vouées à porter des enfants. Elle prétendait aussi qu’un tel ordre social offre ultimement aux femmes plus de respect et de sûreté que l’ancien. Moïra fut amenée au “Centre Rouge”, mais elle s’échappa, et Defred ne sut pas ce qu’il était advenu d’elle. La première brèche dans sa routine survint quand, étant allée chez le médecin qui constata qu’elle n’était toujours pas enceinte, il lui proposa une relation sexuelle en suggérant que son commandant était probablement stérile. Elle refusa parce que cette proposition était trop risquée : elle pouvait être renvoyée si cela était découvert. Après une «cérémonie», le commandant envoya son jardinier et chauffeur, Nick, lui demander de venir le voir dans son bureau la nuit suivante. Elle commença à le voir ainsi régulièrement. Ils jouaient au scrabble (qui était interdit, puisque les femmes étaient censées ne pas savoir lire), et il la laissait regarder de vieux magazines comme “Vogue”. À la fin de ces rencontres secrètes, il lui demandait de l’embrasser. Durant l’une de leurs sorties pour faire des achats, une autre «servante écarlate», Deglen, révéla à Defred qu’elle était membre de ‘’Mayday’’, une organisation clandestine qui voulait renverser Gilead. Defred commença à trouver que, maintenant qu’elle connaissait le commandant, la cérémonie se modifiait, devenait moins impersonnelle. Leurs conversations nocturnes commencèrent à tourner autour du nouvel ordre que le commandant et ses amis au pouvoir avaient établi à Gilead. Mais, quand Defred lui fit savoir à quel point elle était malheureuse, il commenta : «On ne peut pas faire d’omellete sans casser d’oeufs.» Comme elle ne devenait pas enceinte, Serena suggéra qu’elle ait secrètement une relation sexuelle avec Nick, et que l’enfant passe pour celui du commandant. Elle lui promit de lui donner un portrait de sa fille si elle y consentait. Mais, la nuit même où Defred devait coucher avec Nick, le commandant la conduisit secrètement à un club appelé “Chez Jezebel”, où les commandants se mêlaient à des prostituées. Defred y vit Moïra. Elles se retrouvèrent aux toilettes, et Defred apprit que Moïra avait été capturée juste avant de traverser la frontière. Elle avait choisi la vie “Chez Jezebel” plutôt que d’être envoyée dans les colonies. Après cette soirée, Defred n’allait plus jamais revoir Moïra. Le commandant fit monter Defred dans une chambre où ils eurent une relation sexuelle au cours de laquelle elle essaya de feindre la passion. Aussitôt après leur retour, tard dans la nuit, Serena survint pour ordonner à Defred de se rendre dans la chambre de Nick où ils firent l’amour. Et, bientôt, ils couchèrent ensemble fréquemment, à l’insu de tous. uploads/Litterature/ 675-atwood-la-servante-ecarlate.pdf

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