Jean Ray (écrivain) Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (septembre 2
Jean Ray (écrivain) Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (septembre 2009). Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en don- nant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?). Pour les articles homonymes, voir Jean Ray. Pour l’article ayant un titre homophone, voir Jean Rey. Jean Ray Œuvres principales • Série Harry Dickson • Malpertuis Raymond Jean Marie De Kremer[1] est un écrivain belge bilingue, né le 8 juillet 1887 et mort le 17 septembre 1964 à Gand. Il écrit en français sous le pseudonyme Jean Ray et en néerlandais sous le pseudonyme John Flan- ders. Il s’est essentiellement consacré à la littérature fan- tastique. 1 Biographie Jean Ray est né le 8 juillet 1887, à Gand, où il a fait ses études. Selon la légende qu'il a lui-même répandue à travers quelques interviews[2], et qui fut en grande partie entretenue par Henri Vernes, il se serait engagé comme marin et aurait fait le tour du monde, partici- pant à la contrebande d'alcool durant la prohibition aux États-Unis. Cette version d'un Jean Ray bourlingueur et globe-trotter, contrebandier et pirate à bord du Fulmar est remise en cause par plusieurs biographes de l'auteur. En 1927, il est condamné pour « abus de confiance ». Il fait deux ans de prison et se retrouve isolé et abandonné par sa famille et ses amis. Il sort de prison en février 1929. 2 Parcours littéraire et profession- nel En 1925, il fait paraître Les contes du whisky, son pre- mier recueil de nouvelles. Il entame alors une collabo- ration plus ou moins anonyme avec plusieurs journaux et revues. C'est ainsi qu'il crée le pseudonyme de John Flan- ders en 1928. En 1932 paraît son deuxième recueil : La croisière des ombres qui ne connaîtra aucun succès. On peut raisonnablement penser que cet échec est le résultat de la médiatisation autour de son nom en 1927. Toujours en 1932, il s’investit dans la série de fascicules populaires : Harry Dickson ; il n'a pas créé la série à l'origine, il n'a été en fait — au début — que traducteur des aventures d'un « Sherlock Holmes américain », de l'allemand vers le néerlandais (apparition du nom de « Harry Dickson »), puis vers le français. À la longue, il finit par trouver les textes d'origine si médiocres qu'il obtient l'accord de son éditeur pour réécrire les histoires à condition qu'elles res- pectent le titre et le dessin de couverture des recueils ori- ginaux. 103 aventures seront ainsi entièrement de sa main sur les 178 fascicules parus. Parallèlement, il collabore aux Éditions d'Averbode et pu- blie des textes destinés à la jeunesse, aussi bien en fran- çais : Presto-Films qu'en néerlandais : Vlaamse Filmkens. Cette collaboration durera jusqu'à la fin de sa vie. Viennent alors les années de guerre. Il fait partie d'un groupe d'écrivains qui s’associent pour pouvoir publier : « Les auteurs associés » et y publie son plus fameux roman, Malpertuis (1943), mais aussi : Le Grand Noc- turne (1942), Les Cercles de l'épouvante (1943), La Ci- té de l'indicible peur (1943) et Les Derniers Contes de Canterbury (1944). Il ne cessera d'écrire jusqu'à sa mort le 17 septembre 1964, dans sa ville natale de Gand. Au nombre de ses recueils s’ajoute une nouvelle série : Les Contes noirs du golf, série de récits noirs avec pour cadre le monde du golf, écrits pour un journal sportif. Au début des années 1960, Jean Ray annote avec Henri Vernes, le créateur de Bob Morane, un listing de toutes les aventures de Harry Dickson afin de préciser lesquelles étaient de sa plume. Il fait quelques erreurs, mais il garde- ra un excellent souvenir de ces aventures vieilles de trente ans. Jean Ray a aussi été secrétaire de rédaction à l'hebdomadaire Bravo de 1936 à 1940 (cette publi- cation paraissait alors exclusivement en néerlandais). Il y a écrit de nombreux contes ainsi que les scénarios de la série Edmund Bell, mise en images par le grand peintre 1 2 4 ŒUVRES DE JEAN RAY Le centre ville de Gand expressionniste Frits van den Berghe. Après la guerre, il continue d'écrire pour la jeunesse dans plusieurs revues dont l'hebdomadaire Petits Belges. On peut retrouver des nouvelles en français dans le Journal de Mickey. 3 Réception de l'œuvre de Jean Ray Jean Ray occupe la place la plus importante au sein de l'école belge du fantastique. Son œuvre se caractérise sur- tout par des histoires peuplées de fantômes et de créa- tures de l'au-delà. La peur en est le moteur principal, ain- si que ce que cache chaque masque que porte tout indi- vidu et l'idée de la survivance des dieux. Son écriture ba- roque doit beaucoup au roman gothique anglais du XVIIIe siècle. L'œuvre de Dickens a énormément influencé Jean Ray. Dickens est évoqué dans bon nombre de nouvelles ainsi que dans la série des Harry Dickson. Selon Jacques Van Herp et d'autres spécialistes, Jean Ray et Lovecraft ont été influencés par William Hope Hodgson. 4 Œuvres de Jean Ray 4.1 Sous le nom de Jean Ray • 1925 : Les Contes du whisky • 1929-1938 : Les Aventures de Harry Dickson, nou- velles. (Marabout 16 volumes - Librairie des champs Elysées 9 volumes - Intégrale en 21 volumes aux Éditions Néo 1984-1986) • 1932 : Jack de minuit (Lefrancq 1991) illustré par René Follet • 1932 : La Croisière des ombres (Éditions Néo no 106) • 1942 : Le Grand Nocturne • 1943 : Les Cercles de l'épouvante • 1943 : Malpertuis (Présence du futur no 7 1954 - Marabout 1962) • 1943 : La Cité de l'indicible peur (Marabout 1965) (Éditions Néo no 130) • 1944 : Les Derniers Contes de Canterbury (Marabout 1963) (Éditions Néo no 156) • 1947 : Le Livre des fantômes (Éditions Néo no 135) • 1947 : La Gerbe noire (Ed.Néo no 96) anthologie • 1947 : La Choucroute ( Aventure Fantastique ) • 1961 : Les 25 Meilleures Histoires noires et fantas- tiques (Marabout) • 1964 : Saint-Judas-de-la-nuit • 1964 : Les Contes noirs du golf (Marabout 1964) (Éditions Néo no 159) • 1964 : Le Carrousel des maléfices (Marabout 1964) (Éditions Néo no 150) • 1982 : Visages et choses crépusculaires (Ed.Néo no 63) • 1992 : Les Joyeux Contes d'Ingoldsby (Lefrancq) illustré par René Follet • 1996 : Les Histoires étranges de la Biloque (Lefrancq) 4.2 Sous le nom de John Flanders • Bestiaire fantastique (Ed. Marabout no 500) • Visions nocturnes (Ed.Néo no 100) • Visions infernales (Ed.Néo no 103) • La Malédiction de Machrood (Ed.Néo no 122) • La Neuvaine d'épouvante (Ed.Néo no 134) • La Brume verte (Ed.Néo no 151) Également publié sous le titre Le secret des sargasses (10/18 no 960, 1975). • Les Feux follets de Satan (Ed.Néo no 160) • Les Contes du Fulmar (Ed.Néo no 171) • L'Île noire (Ed.Néo no 182) • La Nef des bourreaux (Ed.Néo no 193) • Le Monstre de Borough (Casterman) • 1985 : Edmund Bell : L'Élève invisible (Lefrancq) illustré par René Follet • 1987 : Edmund Bell : L'Ombre rouge (Lefrancq) illustré par René Follet 5.2 Bandes dessinées 3 4.3 Pseudonymes On prête à Jean Ray une bibliographie surabondante ap- prochant 9300 contes et nouvelles et 5000 reportages, chroniques, critiques et textes divers. Les biographes re- connaissent avoir beaucoup de mal à reconnaître l'auteur qui usa largement de nombreux pseudonymes, en voi- ci quelques-uns : Abrosius, Acker, Newton Baralong, B. Bachelor, Alix R. Bantam, Leslie Bram-Westlock, Gé- rard Bryne, Philip Clayson Jr, Martin J. Cross, Alphonse Denouwe, Eustache Gill-Banks, Lizzie Hattle, Telka-G. Haigh, W. Morton Haigh, Larssen Hegel, Warton Hep- burns, Benjamin Herscher, Fritz Ichauson, Sidney Irving, W. W. Kolman, Lower Ritchard, John S. Meril, Marius Motin, Matt O’Monroy, Beryl Orths, William Preston, Werner Price, John M. Ray, John R. Ray, King Ray, Harold D. Raynes, Walt Reeves, Axel Reiss, Baldwin Ross-Marden, Alice Sauton, John Sailor, Sedgemoor, Ri- chard Sherman-Wheel, Harry V. Smiles, J. White Ste- wart, R. M. Temple, S. Tombs, Reginald Turner, J. Ter- rence Vannes, Gustave Vigoureux, Harry D. Whale, Phi- lip Waters Jr, Ethel M. Wright, Albin D. Young... 5 Adaptations Alain Resnais envisage dans les années soixante d'adapter plusieurs aventures d'Harry Dickson. Il rencontre Jean Ray pour discuter de ce projet. Des repérages sont menés à Londres par Resnais et son équipe avant que le projet ne soit finalement abandonné. 5.1 Cinéma • 1964 : La Cité de l'indicible peur par Jean-Pierre Mo- cky, France avec Bourvil et Francis Blanche. • 1965 : L'Homme qui osa de Jean Delire. Avec une apparition de Jacques Brel. • 1966 : La choucroute de Jean Delire • 1967 : La maison des cigognes d'Émile-Georges De Meyst. Avec une apparition de Jacques Brel. • 1967 : Ultra je t'aime de Patrick Ledoux. Avec une uploads/Litterature/ jean-ray-ecrivain.pdf
Documents similaires
-
84
-
0
-
0
Licence et utilisation
Gratuit pour un usage personnel Attribution requise- Détails
- Publié le Aoû 12, 2022
- Catégorie Literature / Litté...
- Langue French
- Taille du fichier 0.5381MB