Lecture linéaire 2 : Baudelaire, L’Horloge Eléments d’intro : Charles Baudelair

Lecture linéaire 2 : Baudelaire, L’Horloge Eléments d’intro : Charles Baudelaire, auteur des Fleurs du Mal présente dans L’Horloge sa vision du Temps. Poète difficilement classable, il est à la confluence du Romantisme, du Symbolisme et du Parnasse. La peur de la fuite du Temps et de la mort qui en découle s’exprime à travers la figure de l’horloge renvoyant ainsi au lecteur cette peur commune à l’humanité. Les trois premiers quatrains sont constitués de la menace effrayante de l’horloge effrayante puis les derniers comportent un conseil philosophique. 1 er mouvement : titre : L’Horloge désignée par un déterminant défini est personnifiée par la majuscule lui conférant ainsi une valeur au-delà de sa fonction d’objet et introduit la thématique tu temps qui passe. vers 1 : reprise du terme horloge mais sans déterminant. Cette personnification suivie de l’exclamative introduit la définition de ce qu’est l’horloge : un dieu. Ce dieu se définit par l’énumération de trois adjectifs : « sinistre », « effrayant » et « impassible » expliquant ainsi la référence à un dieu puisque le temps est invincible. Il est caractérisé ici par sa puissance et la peur qu’il inspire. vers 2 : C’est l’horloge qui parle et non le poète. La métaphore du doigt menaçant renvoie à l’aiguille de l’horloge. Souviens-toi est une injonction de l’aiguille de l’horloge. Cet impératif marque la violence / la prégnance du temps. C’est aussi une référence à la formule latine memento mori. Le poète donne la parole au temps à travers une prosopopée, ce qui renvoie ainsi à l’étymologie du mot horloge : hora signifiant heure et logein signifiant « il dit » en grec vers 3 + 4 : enjambement = alexandrin qui passe de 12 à 24 syllabes = 24 heures d’une journée. Le terme douleur personnifié par la majuscule est placé à la césure et mis en évidence. La comparaison au vers 4 « comme dans une cible » désigne le cœur comme victime des flèches du temps ; le cœur est lui-même personnifié puisqu’il ressent des sentiments : il est « plein d’effroi ». Ainsi, la rime « souviens-toi » / « plein d’effroi » met en évidence la causalité. C’est l’idée du temps qui passe qui provoque ce sentiment déjà exprimé au vers 1. Expression de la certitude absolue : « planteront » vers 5 + 6 : Plaisir personnifié par la majuscule + verbe de mouvement fuir, « vaporeux » indique le côté éphémère de ces plaisirs contrairement à la Douleur et au temps // avec la référence de la Sylphide. Ainsi, le temps apparait sous la forme de cycle (rime horizon/saison). Tout est éphémère. vers 7 + 8 : Champ Lexical du temps, caractérisé par les verbes fuir, dévorer. Dévorer indique une avidité, une rapidité. Tutoiement = l’horloge parle directement au poète uploads/Litterature/ lecture-lineaire-baudelaire-l-x27-horloge.pdf

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