7 2 TRANSCRIPTION Les voyelles longues ﺍ et ﻯ par ā, ﻱ par ī et ﻭ par ū. Arabe
7 2 TRANSCRIPTION Les voyelles longues ﺍ et ﻯ par ā, ﻱ par ī et ﻭ par ū. Arabe Français ﺀ ’ ﺏ b ﺕ t ﺙ th ﺝ j ﺡ h ﺥ kh ﺩ d ﺫ dh ﺭ r ﺯ z ﺱ s ﺵ sh ﺹ s Arabe Français ﺽ d ﻁ t ﻅ z ﻉ ʿ ﻍ gh ﻑ f ﻕ q ﻙ k ﻝ l ﻡ m ﻥ n ﻩ h ﻭ w ﻱ y 3 Biographie d’Al-Akhdarī L’auteur de l’ouvrage commenté est : Abū Yazīd ʿAbd al-Rahmān b. Muhammad al-Saghīr b. Muhammad b. ʿĀmir, plus connu sous le nom d’« al-Akhdarī ». Il suivait l’école Mālikī dans la jurisprudence (fiqh), l’école Ashʿarī en ce qui concerne la théologie et était affilié aux confréries soufis Shādhilī et Zarrūqī. Il est considéré comme l’un des plus grands savants de l’Islam et parmi les éminents savants d’Algérie au 10ème siècle de l’Hégire. La majorité des sources stipulent qu'il est né à Nabtūs et qu’il grandit là-bas. Nabtūs est un village se situant environ à 10km de Biskra. Il naquit en l'an 920H / 1514 J-C selon la narration la plus précise. Al-Akhdarī grandi dans un environnement empli de connaissances et de justice. Son père, Muhammad al-Saghīr, lui enseigna les bases en termes d’éducation, de science et bonnes mœurs. Al-Akhdarī fût aidé dans sa recherche de la connaissance par son intelligence accrue et son jeune âge lors de l’apprentissage. Sa famille étant consacrée à l'étude, cela l’aida dans sa quête de la science. Il était connu pour son vaste savoir et pour être un maître sur de nombreux sujets. L’auteur de « Shajarat al-nūr » dit à son sujet : « Il est le juriste, le savantissime, le shaykh, le pieux, l’être de réalisation spirituelle, le perspicace, le doué pour les sciences. Il a à son actif des écrits célèbres et des prodiges mémorables. » Ismāʿīl Bāshā rapporte, dans son « Īdāh al-maknūn » d’après l’auteur du « Ta’rīf al-khalaf bi-rijāli al- salaf » : « C’est un savant vertueux, ascète et scrupuleux. Il est très savant tant dans le rationnel (maʿqūl) que dans le traditionnel (manqūl). Ses œuvres ont été très bien accueillies aussi bien par les novices que par les gens instruits. » 4 Al-Akhdarī entreprit un voyage à la recherche du savoir lui permettant d’accroître ses connaissances. L'un de ses voyages l’emmena à Tunis où il étudia à la célèbre université Zaytūna. Pendant ses études, il s’est assis auprès d’éminents savants et suite à cela, sa science augmenta considérablement. Après ses études, son voyage l'emmena à Bintyūs afin qu'il puisse se rendre à Constantinople qui était alors un grand centre d'apprentissage. Là- bas, il rencontra de nombreux savants et étudia avec eux. Après cela, il retourna à Bintyūs et s'y installa tout en fondant une école à la Zāwiyah que son grand-père « Muhammad b. ʿĀmir » avait fondée. Son école était un centre d'apprentissage dont la connaissance éclairait les horizons, une lanterne pour les hommes soucieux d’apprendre la Science. Al-Akhdarī, de par son école et son enseignement, a vu émaner de nombreux juristes. Ce fut une grande école qui attira les véridiques et ceux en quête de savoir de toutes contrées. Il aimait s’isoler en établissant des retraites spirituelles (khalwa) et avait renoncé aux mauvaises choses de ce bas monde. Il passait beaucoup de temps à la dévotion ainsi qu'au culte. De temps en temps, il aimait se rendre dans les montagnes avoisinantes afin d’y trouver repos et travailler sa foi tout en méditant. Ce fut au cours de ces retraites spirituelles dans ces montagnes qu'il écrivit un certain nombre de ses livres. Il écrivit sur le mont ʿIyâd un commentaire sur son livre concernant la rhétorique arabe intitulé « al-Jawhar al-Maknūn ». A la fin de ce livre, il écrivit ceci : « Ce livre a été achevé au cours de la nuit bénie du vendredi le dernier jour de Rabīʿ al-Awwal en l'an 952 dans une région du mont ʿIyād. » Parmi ses maîtres on peut compter : v Son père, Shaykh Muhammad al-Saghīr, en commençant par des cours d'initiation à l'arithmétique et les modalités de l'héritage. v Son frère Shaykh Ahmad qui était l'aīné de la famille. Il étudia le droit (fiqh), la logique (mantiq), et la rhétorique (bayān). 5 v Shaykh Muhammad b. ʿAlī al-Khurūbī qui était un juriste (faqih), narrateur de paroles prophétiques, et une personne de la voie de l'excellence (sūfī). Il est né dans un village près de Tripoli en Libye, mais a été élevé en Algérie. Al-Akhdarī étudia avec lui et pris le wird (oraison) de l'ordre Shādhilī et Zarrūqī. Il est décédé en 963 H. v Shaykh ʿAbd al-Rahmān b. al-Qurūn qui vivait près du village de Tulūqah. Al-Akhdarī bénéficia immensément de lui. v Shaykh ʿUmar b. Muhammad al-Kammād qui est bien plus connu sous le nom d’ « al-Wazzan ». Il était l'un des grands savants de Constantinople et était un juriste, sūfī et un érudit de la logique et narrations. Certains de ses travaux incluent « Al- Bidāʿah al-Muzjāh », des fatwas à la fois sur la loi et la religion, et un commentaire marginal (hāshiyah) sur le travail de Sanūssi sur la croyance. Al-Akhdarī était sans cesse au service de l'Islam à travers l'enseignement et à l'étude et perpetua cela jusqu'à sa mort. Les biographes ont différé sur sa mort, mais l'opinion la plus forte est qu'il est décédé en l'an 983 H dans une zone appelée « Kuhāl » et a ensuite été emmené dans sa ville natale pour l'enterrement près de Muhammad ʿĀmir et son frère Ahmad b. Muhammad. Ce fut une demande qu'il avait faite auprès de ses élèves alors qu'il était malade. Al-Akhdarī est considéré comme parmi les pieux amis d'Allâh (awliyā’) et parmi ceux qui ont passé leur vie au service de l'éducation. Il écrivit plus d’une vingtaine de livres comprenant aussi bien des textes, des commentaires que des poèmes. Certains ont été imprimés récemment, d’autres existent sous la forme de gravures anciennes, ou encore sous forme de manuscrit et certains ont pourris et ont été malheureusement perdus. 6 5 Au nom d’Allāh le Tout-Miséricordieux (al-rahmān), le Très- Miséricordieux (al-rahīm). Les louanges sont à Allāh, Seigneur des mondes. Et qu’ Allāh prie sur le maître de l’existence (sayyid al- wujūd), nôtre maître (sayyidinā) Muhammad qui a clos (al-khātimi) ce qui a précédé (limā sabaqa). Pour commencer : Nous implorons Allāh pour qu’Il nous accorde la grâce lorsque nous comparaîtrons devant Lui. Et qu’Il fasse que ce modeste travail — n’ayant point pour but de substituer le rôle des savants car la science ne s’acquiert pas essentiellement des livres — soit pour Sa généreuse face uniquement, une aumône courante et qu’il soit également source de miséricorde pour le faible serviteur d’Allāh : Hichām al-Mālikī qui a tant besoin de la miséricorde divine étant abattu du peu d’œuvres et de pratiques pieuses à son actif. Nous remercions particulièrement celui qui permis de nous renforcer de la lumière du maître de l’existence (sayyid al-wujūd) (ﷺ) à travers l’afflux (fayd) du Sceau des saints (khātim al-awliyā’) Abū al- ʿAbbās Ahmad al-Tijānī (d) : notre Shaykh, le serviteur des deux assemblées (khādim al-hadratayn) Muhammadou Mustaspha Mboup al- Tijānī (d), qu’Allāh le préserve et l’élève indéfiniment. Note de lecture : Le texte originel étant entre les symboles ﴾ ﴿ et le commentaire en dehors de ces derniers. « i.e. » signifie : c’est-à- dire. Les termes « avis prévalant », « avis prépondérant » et « avis en vigueur » sont synonyme dans cet ouvrage. Chapitre 1 : Les devoirs du mukallaf 7 Introduction : L’auteur a inauguré son ouvrage en disant : ﴿ ﹺ Dﻴﻢ Fﺣ ﺍﻟﺮ ﹺ Jﻦ Lﻤ Fﺣ ﺍﻟﺮ Dﱠﻪ ﺍﻟﻠ ﹺ Lﻢ ﹺﺴ ﺑ ﴾ ﴾ Au nom d’Allāh le Tout-Miséricordieux, le Particulièrement Miséricordieux ﴿ commençant ainsi par la basmala (« bismillāh al- rahmān al-rahīm ») qui inaugure au nom d’Allāh tous les actes d’importance au regard de la Loi. La signification profonde de « Au nom d’Allāh le Tout- Miséricordieux, le Très-Miséricordieux » est : « C'est par Moi qu'a été ce qui a été et que sera ce qui sera. » ﴿ Dﲔ ﹶﻤ Jﺎﻟ ﹾﻌ ﺍﻟ WJﺏ ﺭ Dﱠﻪ Dﻠ ﻟ XLﺪ Jﻤ ﹾﺤ ﺍﹶﻟ ﴾ Puis il dit : ﴾ Les louanges sont à Allāh, Seigneur des mondes ﴿ rendant ainsi les louanges à Allāh conformément à l’exemple du saint Coran mais dont les textes semblent présenter une contradiction en apparence. En effet, le Prophète (ﷺ) a dit : « Tout acte d’importance qui ne commence par : Au nom d’Allāh, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux (bismillāh al-rahmān al-rahīm), sera incomplet. » 1 Ce hadīth implique que la complétude ou la perfection de tout acte important ne se réalise qu’en l’inaugurant avec la basmala. Mais dans un autre hadīth d’après Abū Hurayra, le Prophète (ﷺ) a dit : « Tout acte d’importance qui ne commence pas par les louanges à Allāh, sera incomplet. » 2 ou dans uploads/Litterature/ sharh-al-akhdariyy.pdf
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- Publié le Mai 15, 2021
- Catégorie Literature / Litté...
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