M2 Administration et gestion publique Edith Kombila Fiche de lecture Nicoleta D
M2 Administration et gestion publique Edith Kombila Fiche de lecture Nicoleta Daniela Manole 28/10/2006 Amandine Poupard Arnaud Schalbar LES FONDEMENTS DU CONTROLE DE GESTION Henri Bouquin Paris : PUF, Que sais-je ?.- 3ème édition, août 2005 Introduction Depuis son apparition dans les années 1920, le contrôle de gestion est un modèle essentiel de gestion des grandes entreprises privées, mais également adaptable au-delà. Les finalités du contrôle de gestion : Il est né du besoin de manœuvrer efficacement des organisations complexes (grandes firmes américaines) dans un environnement qu’il faut anticiper et sur lequel il faut influer pour la survie de l’entreprise. Mais ce besoin touche également les petites entreprises : pour toute organisation, il est essentiel de pouvoir se situer dans un environnement, de mesurer sa performance, de se fixer des objectifs, etc. L’enjeu essentiel est ici de mettre en cohérence l’organisation dans l’environnement au travers de potentialités de celui-ci par rapport aux capacités de l’organisation. Et ceci est d’autant plus nécessaire que l’environnement évolue très vite, il faut donc pouvoir être capable de savoir en permanence où en est l’entreprise pour mesurer et évaluer sa performance. Toute organisation étant une division de travail, dans un contexte de croissance qui oblige à déléguer le pouvoir de décision (étant donnée la taille des organisations, l’observation directe ne suffit plus), il apparaît de plus en plus nécessaire de coordonner l’action des dirigeants dans leurs relations verticales et horizontales, à travers la construction de dispositifs non hiérarchiques d’aide à la délégation. On assiste donc à la construction des deux missions du contrôle de gestion : des dispositifs de cohérence externe (environnement) et de cohérence interne (aide la délégation). Ces enjeux se fondent l’un et l’autre sur le développement efficace de l’information. Le but du contrôle de gestion est ambivalent, puisqu’il s’agit de, sans ôter leur autonomie aux acteurs, confier la décision à la personne la mieux placée pour la prendre (le plus souvent, pas le sommet hiérarchique). Il ne s’agit pas tant de mettre une organisation sous contrôle que d’organiser des systèmes de pouvoir et de contre-pouvoirs qui freinent les dérives qui risquent de conduire à une dispersion, et sans arrêter les progrès : autrement dit, il s’agit d’organiser l’autonomie. Si le contrôle de gestion est apparu dans les années 1920, l’appellation date des années 1960. Mais dès les années 1940-50, on parle de management control aux USA ; ces différences de terminologie sont essentielles en ce qu’elles expriment des conceptions différentes d’un même processus qui, de fait, prend différents sens : management, contrôle, gestion. 1 Les conditions d’émergence du contrôle de gestion sont les progrès de la comptabilité, de la statistique et des outils de gestion prévisionnelle, dont le contrôle budgétaire. D’autre part, avec la montée des organisations apparaît la nécessité de diriger à distance. Dans l’économie moderne, le contrôle de gestion devient inséparable du mode de travail dans les grandes entreprises pour répondre à un triple défi : celui du risque, de la taille et de la complexité. Mais il peut également être adaptée à de nombreuses organisations au-delà des grandes entreprises. Enfin, si le contrôle de gestion est né sous sa forme moderne en 1920, il est loin d’être obsolète pour autant, ses méthodes comme ses logiques restent pertinentes. Le modèle classique atteint certes des limites, mais il n’existe aujourd’hui aucun modèle alternatif qui soit proposé. Chapitre 1 Enquête sur un double codage Généalogie ► La généalogie du « contrôle de gestion » est comptable et taylorienne ; ► Mauvaise traduction du terme américain « management control » : gestion # management contrôle # control ► « Management control » = « l’ensemble des dispositifs et procédures qui permettent aux managers d’avoir sinon le contrôle du moins une certaine maîtrise de leurs propres missions et des actions de leurs équipes, formées de managers et non managers ». « Grandes figures » et ouvrages dans le domaine du management ► Taylor – « Shop management », 1902, ouvrage traduit sous le titre de « La direction des ateliers en 1907 ; ► Henri Fayol – « Administration industrielle et générale », 1916 ; ► Erwin Schell – « The Technique of Executive Control », 1924 ; ► Anthony – « Management accounting.Texts and cases », 1956 ; ► Herbert Simon – « Administrative Behavior », 1947 ; ► Joan Woodward – « Industrial Organization, Behavior and Control »,1970 ; ► H. Mintzberg – « The Nature of Management Work », 1973. Définitions et distinctions entre les deux mots : « contrôle » et « control » ► « Le contrôle est la vérification de la conformité à des données préétablies suivie d’un jugement ». (Source : AFNOR) ; ► Le mot « contrôle » est associé à l’idée de « vérifier ». Ses origines se trouvent dans la période des comptables des rois capétiens qui choisirent de tenir les comptes en double. ► Le verbe anglais « to control » signifie presque exclusivement « commander, diriger, dominer, réglementer » ; il renvoie à l’idée de pouvoir ; ► Le « control » s’exerce plutôt avant l’acte, le « contrôle », après ; ► Il y a un point commun entre les deux notions : la norme (norme des moyens, norme de comportement, norme de résultat) ; ► Le contrôle au sens anglo-saxon consiste à imposer ces normes ; ► Le contrôle à la française teste seulement une conformité. « Gestion » ou « management » ? Définitions et distinctions ► Gestion = gérer les choses ; 2 ► Management = manager les personnes ; ► « L’art du management = savoir exactement ce que l’on veut que le personnel fasse et veiller à ce qu’il le fasse de la meilleure manière et au moindre coût ». (Source : Taylor, « Shop Management »,1902). ► En 1916, Henri Fayol décrit le processus d’« administration » des entreprises qui suppose cinq opérations : prévoyance, organisation, commandement, coordination et contrôle ; ► Chez H. Fayol, « management » = « l’art de commander (c’est à dire l’art de choisir, d’organiser et de diriger le personnel de manière à en tirer le meilleur parti possible) qui fait partie de l’art de gouverner ». Le contrôle de gestion à présent ► Le contrôle est un processus scindé en trois temps ou phases : 1. La phase de finalisation (il s’agit de définir les finalités assignées à un ensemble d’actions) ; 2. La phase de pilotage de l’action (il faut organiser un suivi du déroulement, anticiper, entreprendre les actions correctives) ; 3. La phase de post évaluation où les résultats obtenus sont évalués dans trois domaines : économie, efficience et efficacité. - L’économie est le fait de se procurer au juste coût les ressources nécessaires. - L’efficacité est la capacité à atteindre les objectifs fixés. - L’efficience est la capacité à ménager se moyens. ► Anthony a crée dans les années 1960 un « cadre conceptuel », revu par lui en 1988, qui distingue trois sous-ensembles du processus de contrôle : stratégie, tactique, opérations. Ainsi, le « management control » (contrôle de gestion) est présenté comme « les dispositifs que les managers emploient pour contrôler d’autres managers, donc finaliser, piloter et post évaluer leur action» ►Anthony insiste sur trois idées clés : 1. Les managers sont les « personnes qui doivent faire faire les choses en travaillant avec d’autres personnes » ; 2. Le contrôle de gestion est subordonné à la stratégie ; 3. L’efficacité et l’efficience sont deux critères majeurs. ► Selon Anthony, le contrôle de gestion a la charge de façonner le contrôle opérationnel, défini comme « le processus qui garantit que des tâches spécifiques sont menées de manière efficace et efficiente »(idée classique en cybernétique) . ► Autres pionniers du management : Miles, Snow et Mintzberg ont relevé le rôle clé de la stratégie. ► Le successeur d’Anthony à Harvard, Robert Simons propose quatre « leviers de contrôle » : - Procédures et systèmes formalisés ; - « Systèmes de contrôle interactifs » ; - «Systèmes de contrôle diagnostique ; - Outils classiques des « garde-fou ». Définition finale du contrôle de gestion ►Contrôle de gestion = « les dispositifs et processus qui garantissent en priorité la cohérence entre la stratégie et les mission des managers, notamment les actions concrètes et quotidiennes ». 3 Chapitre 2 Un dispositif de gouvernement d’entreprise On distingue plusieurs origines : Par les dirigeants de General Motors Il apparaît que ce que l’on désigne couramment par contrôle de gestion naît dans les années 1920 chez Général Motors (GM). En effet, les dirigeants de l’époque, en l’occurrence SLOAN, après avoir constaté les faiblesses du système d’organisation pratiquée sous la direction de son prédécesseur ; système dans lequel GM peinait de gagner des parts sur le marché américain, pourtant prometteur, tente une nouvelle organisation. Celle-ci est basée sur une logique de décentralisation. Il s’agit ici de moins centraliser le pouvoir de façon à laisser chaque manager d’exprimer son potentiel. Pour SLOAN, la direction doit déléguer les tâches, selon le principe de subsidiarité uploads/Management/ fond-ements-control-e.pdf
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- Publié le Sep 06, 2022
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