Le Père Marcel RÉGNIER Directeur des Archives de Philosophie fi f 1 î J L'HÉRIT
Le Père Marcel RÉGNIER Directeur des Archives de Philosophie fi f 1 î J L'HÉRITAGE DE I(ANT MÉLANGES PHILOSOPHIQUES OFFERTS AU P. MARCEL RÉGNIER DIRECTEUR DES ARCHIVES DE PHILOSOPHIE BEAUCHESNE Pour toute documentation sur nos publications s'adresser à BEAUCHESNE EDITEUR 72, me des Saints-Pères - 75007 Paris Tous droits de traduction, de reproduction ou d'adap~ation en quelque langue et de quelque façon que ce smt réservés pour tous pays, © 1982, by BEAUCHESNE EDITEUR I.S.B.N. 2-7010-1029-2 NOTE LIMINAIRE Comme professeur, puis comme directeur des Archives de Philosophie, le P. Marcel Régnier a toujours estimé que l'indispensable fidélité à la grande tradition philosophique ne pourrait se maintenir vivante si elle négligeait la peusée de Kaut et celle de ses successeurs. Il s'est donc montré ouvert à toutes les formes de la pensée moderne et contemporaine : française, allemaude, italienne, anglo-saxonne. Son don de contact et d'amitié lui a permis d'entrer en relation person- nelle avec un nombre considérable de philosophes en des pays très divers, et d'établir, ainsi, à travers les frontières, des échanges philosophiques internationaux. Le recueil, qui lui est offert par ses collègues et amis, en hommage et en recon- naissance, devait refléter autant que possible cette activité. Dû à l'initiative de François Evain et de Beauchesne, pré- paré en collaboration avec quelques membres du Comité des Archives de Philosophie, en particulier Xavier Tilliette, Heuri Bouillard et François Marty, ce volume de Mélanges offre des contributions inédites, groupées par thèmes sous l'uuité qui a présidé à son projet. Il constitue un hommage de haute qualité et uue attes- tation de la vitalité permanente de la philosophie. H.B. LISTE DES COLLABORATEURS Yvon BELAVAL, Université de Paris-Sorbonne. Manfred BUHR, Berlin, République Démocratique Allemande. François EVAIN, Université Grégorienne, Rome. Pierre FRUCHON, Université de Bordeaux. Hans-Georg GADAMER, Université de Heidelberg. Joseph GAUVIN, Centre Sèvres, Paris. Klaus HAMMACHER, Aix-la-Chapelle. Eric HEINTEL, Université de Vienne. Dieter HENRICH, Université de Heidelberg. Heinz KIMMERLE, Université de Rotterdam. Hehnut KUHN, Université de Munich. Pierre-Jean LABARRIÈRE, Centre Sèvres, Paris. Reinhard LAUTH, Université de Munich. Hywel D. LEWIS, Université de Londres. Johannes-Baptist LoTZ, Munich. Hermanu LÜBBE, Université de Zurich. Joseph MOREAu, Université de Bordeaux. Alexis PHILONENKO, Université de Paris. Otto POGGELER, Université de Bochum. Tom ROCKMORE, Université de Yale. Hans-Jorg SANDKÜHLER, Université de Brême. Adolf SCHURR, Université de Ratisbonne. Livia SICHIROLLO, Université de Mîlan. Josef SIMON, Université de Tübingen. Robert SPAEMANN, Université de Munich. Xavier TILLIETTE, Institut Catholique de Paris, Université Grégorienne, Rome. Joachim WIDMANN, Munich. SOMMAIRE Portrait sur le vif, par Xavier TILLIETTE 1 Laudatio, par Robert SPAEMANN 17 I-KANT YVON BELAVAL, Libres remarques sur le schématisme transcendantal. 27 A constater que le chapitre concernant le schématisme trans- cendantal n'a pas été modifié daos l'édition de 1787 de la C:ri~ique de la raison pure, on est enclin à penser que ce thème 81 l~portant doit avoir une autre signification que. celle -: traditIonnelle - d'intennédiaire, en quelque sorte Juxtapose entre la sensibilité et l'entendement. Sunnontant la dualité de l'empirisme (Locke, Berkeley, Hume) et de l'intellectualisme (Leibniz), il concerne l'ensemble de ia Critique et même. de , la philosophie traoscendaotale. Comme l'ont compris Schellmg et Fichte, il ne se présente pas comme une «troisième faculté», mais comme le fondement même de la sensibilité et de l'enten- dement. Il se rapporte, en définitive à la Nature (générale, hu- maine, individuelle), «comme un art caché dans les profondeu~s de l'âme humaine ». Ainsi trouve-t-on chez Kant une théone du «génie ». Joseph MOREAU, La critique kantienne et le renouveau de la métaphysique. 43 La philosophie transcendaotale - en dépit des dénégations éparses dans la Dialectique transcendantale _ ne ferme pas l'accès à la métaphysique. Elle la distingue de la science et tente x L'HERITAGE DE KANT de la réformer en corrigeant son ambition de s'achever en système. Il faut revenir à la corrélation inéluctable entre «visée inten~ tionnelle» et «donnée intuitive». Dans la Critique de la raison pure, Kant dépasse l'idéalisme de type cartésien. Il le fait en deux: étapes, qui seront, ultérieurement, celles de la phénomé M nologie transcendantale de Husserl et de l'ontologie fondamentale de Heidegger. Ceci n'est possible que parce que l'idée de la vérité ou de l'être est déjà présente à notre esprit. Alexis PHILONENKO, Kant et la philosophie biologique, 63 L'étude, dans la deuxième partie de la Critique de la faculté de juger, de l'analytique téléologique (§§ 61-68) fait apparaître que la philosophie biologique de Kant s'inspire de Linné pour l'anatomie, et de Blumenbach pour la physiologie. Les concepts sont ici ceux de finalité et d'organisation. La finalité est à la fois interne (parce que son mouvement s'accomplit dans l'individu) et extelne (parce qu'elle implique une relation réciproque de fin à moyen). L'être organisé doit être distingué de l'être vivant: le premier relève de la juxtaposition des éléments; le second, par leur subordination, justifie son aptitude à la reproduction. Ainsi le jugement téléologique ré~ulte-t-il d'une démarche réfle~ xive dans laquelle - à la différence du mathématicien qui dit : «parce que» - le biologiste dit : «comme si». La philosophie biologique pennet, par là, non de connaître, mais de penser la vie par analogie. Adolf SCHURR, Von der Unmoglichkeit eines ontolo- gischen 8eweises vom Vasein Gottes. 81 Examen de la «contradiction» de l'argument ontologique selon Kant. On ne peut faire appel à l'autorité de celui-ci pour maintenir l'impossibilité d'une preuve ontologique de l'existence de Dieu. Dans le contexte kantien de la possibilité de la connais~ sance en général, il s'agit de savoir quelle unité doit être reconnue entre la simple représentation et la réalité. Si une pensée sans contenu est vide, des intuitions sans concepts sont aveugles. La philosophie transcendantale est impossible si elle demeure enfer M mée dans des intuitions qui ne seraient que sensibles. Kant établit que la connaissance est fondée parce que l'être le plus réel est identiquement l'être le plus nécessaire. SOMMAIRE II - KANT ET FICHTE Klaus HAMMACHER, La dialectique en transition : de Kant à Fichte. XI 97 Partant de la Logique transcendantale, on fait paraître un passage légitime de la dialectique de l'Antiquité à la dialec- tique moderne. L'examen de la table des catégories manifeste, en effet, que celles-ci ne s'identifient pas aux fonctions de la logique formelle, mais contiennent en genne une démarche pro- prement dialectique, que reprendra Fichte. Ceci s'applique, en particulier, aux jugements singuliers, indéfinis ou de disjonction. La dialectique fichtéenne s'est ainsi développée à partir de la 1re partie de la Logique transcendantale (1'Analytique trans- cendantale). Analyse et dialectique sont liées en ce sens que les antinomies de la dialectique transcendantale se comprennent grâce aux fonctions reconnues aux jugements. L'influence de Salomon Maimon et de Karl Leonhard Reinhold marquent cette « transition». Reinhard LAUTH, Kants Lehre von den «Grundsiitzen des V erslandes» und Fichtes gr!!nd- siitzliche Kritik derselben. 119 Les principes de r entendement dans la Critique de la raison pure montrent que ce n'est _pas seulement ce que nous expéri~ mentons, mais aussi le fait que nous expérÙllentions ainsi, qui est pour Kant un fait d'expérience, qui ne peut pas être davan- tage fondé. Là commence la critique de Fichte : la doctrine de Kant est seulement une critique, mais non un système de la rai- son; la facticité de la multiplicité est constatée, sans aucune e!,pl~cation « scientifique ». Il faut donc s'interroger sur la signi- fication de «comprendre» et «expliquer», en opposition à « constater» et simplement «dire». La dernière question est alors celle de la compréhension de soi du sujet réfléchissant lui-même. Joachim WIDMANN, Existenz zwischen Sein und Nichts. Fichtes Vaseins-Aualyse von 1805. 137 Le «4e Exposé de la doctrine de la science », fait par Fichte à Erlangen en 1805, opère un déplacement tenninologique du XII L'HeRITAGE DE KANT « Je ~ à 1'« existence », comme « existence de l'être ». Fichte part de la chose en soi, sans existence, comme «rien», incompré~ hensible, limite qui marque le début de la philosophie; et fina- lement, l'Idéalisme absolu, synthèse suprême de la philosophie de Fichte en 1805, est lui-même «rien ». Deux occasions per- mettent d'éclairer cette position de Fichte, l'accusation de nihi- lisme, portée par Jacobi, et l'essai de Schelling, pour déduire la réalité. Face à ce «rien», se forme \IDe libre réflexion du sujet sur lui-même, dans l'inquiétude de l'existence vivante de l'être. L'article se termine par quelques remarques sur le rapport entre intuition et concept et sur la voie vers la transcendance qu'offre la connaissance des autres sujets humains. III - SCHELLING ET HEGEL Dieter HENRI CH, Altérité et absoluité de l'esprit. De Schelling à Hegel : sept étapes sur le chemin. 155 De Schelling à Hegel, de l'Identité absolue à l'Absolu comme Esprit, du monisme de l'Unitotalité à sa conception dialectique, le parcours spéculatif de Hegel peut se décomposer en sept « pas», qui transforment l'idée d'Absolu et son rapport au fini : autosuppression du fini au regard de l'Absolu - autonégation pure et simple - présence de l'Absolu dans cette autonégation du fini _ nature négative de l'Absolu établie dans l'égalité à soi et incluse dans uploads/Philosophie/ 1982-tilliette-ed-l-x27-heritage-de-kant-pdf.pdf
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- Publié le Apv 21, 2022
- Catégorie Philosophy / Philo...
- Langue French
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