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Page 1 /17 Nathalie Jean-Augustin Développement des Systèmes d’organisation Cycle C1 – Mai 2003 La dynamique des groupes restreints Didier Anzieu, Jacques-Yves Martin PUF 12ème édition – Septembre 2000 (397 pages) Page 2 /17 Sommaire Biographie des auteurs p. 03 Postulats p. 03 Le groupe et les groupes p.04 1. Démonstration du concept de groupe p.04 2. Un historique des groupes p.05 3. Des théories et méthodes p.06 Les phénomènes de groupe p.07 1. Pouvoir, structures, communication p.07 Le pouvoir Principe de dynamique – concept de locomotion de groupe La prise de décision (chemin vers les buts) La communication et les réseaux 2. Interaction, affectivité p.09 Relations interpersonnelles et processus opératoires • Affinité et moral • La dépendance • La résistance au changement • Créativité du groupe de travail Les domaines d’application p.11 Actualité, critique, discussion p.12 Annexe 1 : Classification des groupes humains p.15 Annexe 2 : Schéma de classification des groupes d’après leur taille p.15 Annexe 3 : Les obstacles aux communications et les moyens de les surmonter p.16 Annexe 4 : Schémas de réseaux de communication p.17 Page 3 /17 Biographie des auteurs Le Docteur Jacques-Yves Martin (1917-1994), neuropsychiatre et psychosociologue-conseil, a été maître assistant à la faculté des lettres et sciences humaines de Paris-X Nanterre. Il s’est consacré ensuite au monde de l’entreprise en qualité de consultant (1991). Didier Anzieu (1916-1999), a lui aussi enseigné à l’université de Paris-X Nanterre. Il était psychanalyste et reconnu en tant que chercheur (psychologie clinique). Sa bibliographie1 recense des ouvrages traduits en langues étrangères qui vont le légitimer à l’échelon international. La Société Française de Psychologie nous apprend qu’il a illustré l’autonomie récente (1947) de la psychologie comme discipline universitaire à part entière, distincte de la philosophie et de la médecine. Qu’en outre, il a compté parmi les plus ardents défenseurs de la législation au titre de psychologue. La collaboration de ces deux protagonistes a duré une trentaine d’années (première édition 1968). L’un ayant une vision psychosociologique et l’autre une perspective clinique et psychanalytique à l’étude des groupes. Postulats Les auteurs avancent que le petit groupe est « un lieu investit d’espoir et de menaces ». Il permet d’établir un lien entre les occupations personnelles et les activités sociales. A l’inverse, le groupe favorise la séparation de l’individu de la société. Le groupe, restreint ou large, devient un moyen d’étudier les représentations sociales. En ce sens, les groupes ont fait l’objet de réflexions et d’observations. Parmi celles-ci, les travaux de Kurt Lewin2 (1935/1945 - USA), admis comme une science expérimentale, ont donné naissance à la notion de dynamique de groupe. De ces résultats ont découlé d’autres branches de recherche de type béhavioriste (et/ou cognitiviste), sociométrique, psychanalytique ou analogique. Aujourd’hui, grâce à ces recherches, on parle de la science des groupes, on connaît « le fonctionnement d’un groupe » et on a pu en conclure que le « groupe favorisait le changement social ». Cependant, la propagation de toutes ces branches a engendré une abondance de textes, de synthèses et voire même de contradictions (Etats-Unis et Angleterre). Les auteurs ont décidé d’en faire écho en centralisant les travaux menés outre atlantique puis en France au fil des éditions. Dès lors, ils s’appliquent à nous fournir une démonstration en relatant le concept de groupe et les diverses formes rencontrées. Ils nous exposent une chronologie des recherches, des théories et méthodes qui ont permis la compréhension des groupes de manière psychologique. Ils font ensuite état des phénomènes de groupes que l’on rencontre (pouvoir, structure, communication, interaction, affectivité) pour finir par nous relater les domaines d’application (dynamique des groupes comparée, milieux professionnels - formation, psychothérapie de groupe). 1 A titre d’exemple : Le groupe et l’inconscient. L’imaginaire Groupal. Paris, Dunod 1981 Le Moi-peau. Paris, Dunod, 1985 2 Psychologue expérimentaliste allemand émigré aux Etats-Unis. Il a fondé en 1945 le centre de recherche officiel de dynamique de groupes : Massachusetts Institute of Technology Page 4 /17 Le groupe et les groupes 1. Démonstration du concept de groupe En étymologie le terme groupe serait récent. Il aurait été importé d’Italie du monde des beaux arts (groppo) vers le milieu du 17ème siècle. Il signifiait « un assemblage d’éléments, une catégorie d’être ou d’objet ». Il s’impose dans le langage en tant que « réunion de personnes » seulement un siècle plus tard. Les auteurs nous précisent que le concept de groupes aurait eu du mal à s’imposer à cause de « préjugés individuels et collectifs » (d’ordre psychologique et psychanalytique). Ils s’appuient sur les résultats d’une enquête de l’AFAP3 (1961). On ne percevrait du groupe que des relations interindividuelles et qui serait en plus statiques. Les sondés reconnaissent que pour une question d’efficacité il vaut mieux être en groupe que seul ; mais à contrario le groupe évince la personnalité de l’individu (aliénation). « Les rapports humains dans les groupes ne peuvent être que des rapports de manipulateur à manipulé, c’est à dire sur un modèle sadomasochiste » page 20. Par ailleurs, le groupe serait une évidence, un tout, où l’individu ne perçoit pas la vie autrement. Il s’agit par exemple de la famille, la tribu, le village…. (préjugés d’ordre sociologique). Enfin, pour les organisations collectives, le groupe à grande échelle (état, armée, ordres religieux) les petits groupes restreints seraient une force mais représenteraient également une menace. « D’où la méfiance que la plupart des civilisations ont témoignée aux petits groupes spontanés, la méfiance des églises à l’égard des sectes, (…), des partis politiques à l’égard des réunions fractionnelles, des gouvernants ou des administrateurs à l’égard de l’autogestion, des professeurs à l’égard du travail en groupe : tout groupe qui s’isole est un groupe qui conspire ou peut conspirer» page 23. Mais à quel moment peut-on parler de groupe ? Le groupe prend naissance avec trois participants. Avec l’arrivée d’un quatrième participant les phénomènes de groupes se dévoilent. Une classification4 est donnée par les auteurs, parce qu’ « une réunion ou un groupe d’individu peut prendre bien des formes et bien des noms ». La foule est constituée d’un grand nombre d’individus, situé dans un même endroit sans l’avoir voulu explicitement. Chacun est là pour son propre compte et cherche à satisfaire en même temps une même motivation individuelle. Ici sont exclues les manifestations préparées. « La foule se définit par la psychologie de la simultanéité ». La bande se caractérise par le nombre réduit comparativement à la foule. Les membres sont réunis volontairement et ont du plaisir à se retrouver parce que l’exigence d’adaptation est supprimée ou suspendue. La bande est éphémère soit parce qu’elle peut rentrer en sommeil et se réveiller pour de sporadiques discussions ; ou soit que les membres évoluent psychologiquement et se désengagent ainsi du groupe. Le regroupement est une réunion de personnes en petit, moyen ou grand nombre. La périodicité des réunions est plus ou moins importante avec une constance relative des objectifs. Le but principal est de répondre à un intérêt de ses membres ; c’est le cas des associations du genre Loi 1901. Le groupe primaire ou groupe restreint est déterminé par son nombre restreint, par le fait que chacun a une perception individualisée de l’autre et que les échanges interindividuels sont nombreux. Les participants ont en commun les mêmes buts. Il existe une interdépendance, une solidarité en dehors 3 Association Française pour l’Accroissement de la Productivité 4 En annexe 1 et 2 : Tableaux (classification des groupes humains & classification des groupes suivant la taille) Page 5 /17 des réunions et actions communes, très forte, d’où la constitution de sous-groupes (relation affective). Des normes, des signaux et des rites propres s’érigent. On n’a pas systématiquement toutes ces caractéristiques représentées à la fois dans le même groupe. Le groupe primaire est en général restreint, mais les auteurs nous donnent une grille d’analyse nuançant les deux termes. Le groupe primaire est nuancé par les liens personnels, intimes, chaleureux qui s’installent ; alors que le groupe restreint (6 à 13 personnes) connote une dimension numérique. Parler de groupes primaires sous entend qu’il existerait des groupes secondaires. Le groupe secondaire ou organisation (hôpital, école, entreprise, parti politique) voit ses membres poursuivre des buts similaires ou complémentaires. Parallèlement au groupe restreint, les auteurs identifient le groupe large (25 à 50 personnes) comme étant une particularité où il est impossible de connaître chacun. Le concept de groupe exposé, le discours se poursuit avec un historique des travaux en la matière, un inventaire des différentes théories et méthodes. 2. Un historique des groupes Les récits de la mythologie grecque laissent à penser que les grecs anciens avaient déjà saisi une distinction entre le groupe restreint et le groupe élargi. Mais les origines du christianisme témoigneraient du dynamisme de groupe (Jésus et les 12 apôtres). L’homme qui est par sa nature psychologique, un être social, groupal, pour Charles Fournier, obéirait à la loi de l’attraction passionnelle. Chaque passion cherche ainsi à satisfaire une tendance5. On retiendra tout particulièrement les tendances se rapportant au désir d’établir des liens affectueux : l’amitié (groupes de camaraderie), l’ambition (groupes uploads/Philosophie/ dynamique-des-groupes.pdf
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- Publié le Jan 05, 2023
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