La tripartite, grand événement de la rentrée Dimanche 18 Août 2013 N° 124 Prix:

La tripartite, grand événement de la rentrée Dimanche 18 Août 2013 N° 124 Prix: 10 DA Adresse électronique: lanationquotidien@gmail.com Par Snowden soulève un lièvre de la taille d’une mon- tagne: la totalité des américains sont écoutés, épiés. Et chez nous, c’est comment? Nous les férus de la glose à tue-tête et de l’aveu à tout crin. Adieu vie pri- vée et confidentialité: nous sommes en liberté surveil- lée sous le contrôle permanent de nos objets communicants. Même éteint, le portable parle dit-on! Nos querelles de clocher, nos disputes, nos colères té- léphonées résonnent fissa dans les oreilles de nos «surveillants.» Et si on leur disait «Faqou»? Non, ils nous rendraient aphones surement pour de bon! Quotidien National D’Information Parlez, vous êtes écoutés En Vrac Madjid Khelassi p 3 La tripartite, grand événement de la rentrée LE FRONT SOCIAL ET ÉCONOMIQUE À CONSOLIDER LES TRAVAILLEURS POURSUIVENT LEUR GRÈVE La situation à Algérie Poste vers le pourrissement ? Les grévistes se sont rassemblés comme à leur habitude devant la Grande Poste d’Alger, d’où ils ont dénoncé à nouveau le non-respect de la tutelle quant aux engagements que cette dernière a pris en janvier dernier, notam- ment en ce qui concerne l’augmentation des salaires avec effet rétroactif de- puis janvier 2008, et la révision de la grille de salaire dans le cadre d’une nouvelle convention collective. P 5 L’ancien ministre de l’Energie s’est brusquement mis à parler. Un changement de stratégie qui risque de se retourner contre lui, car il ne peut aller au bout de ses promesses.. P3 AFFAIRE CORRUPTION SONATRACH La nouvelle ligne de défense de Chakib Khelil La diaspora algérienne en Tunisie prépare son retour au pays P 2 EGYPTE Le conflit s’internationalise P 2 A insi, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad-Javad Zarif a évoqué par téléphone la situa- tion en Egypte avec le secrétaire général de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) Ek- meleddin Ihsanoglu et a appelé l'OCI à intervenir pour désamor- cer la tension dans le pays, a in- diqué un communiqué de la diplomatie iranienne. Après avoir qualifié la situation de "très dan- gereuse", M. Zarif a demandé à l'OCI d'intervenir au plus vite "pour empêcher la propagation du conflit et la montée des ten- sions et pour régler la situation par la voie pacifique", rapporte le communiqué mis en ligne samedi sur le site du ministère iranien des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie iranienne "a condamné les assassinats de ci- vils et appelé à mettre un terme à l'effusion de sang". Le secrétaire général de l'OCI s'est pour sa part déclaré préoccupé par la "situa- tion grave" en Egypte et a assuré que les démarches nécessaires avaient été entreprises apporter une solution pacifique à la crise égyptienne". Quant au ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle, il a appelé à protéger les chrétiens en Egypte, a annoncé samedi l'agence AFP, citant l'hebdomadaire allemand Focus qui paraît dimanche. "La minorité chrétienne en Egypte doit être protégée", a déclaré le ministre, ajoutant que Berlin ne soutenait aucune force politique dans ce pays. "Nous sommes du côté des gens qui sont pour la li- berté et les valeurs démocra- tiques et qui veulent une société ouverte", a indiqué M. Wester- welle cité par l'AFP. Les médias font état de 22 églises chrétiennes, dont sept églises catholiques, détruites en Egypte lors des affrontements entre la police et les islamistes. Ces derniers accusent les Coptes de soutenir l'armée qui a écarté le président Morsi du pouvoir. Fait surprenant : le Venezuela a pris vendredi la décision de rap- peler son ambassadeur en Egypte en réaction au "bain de sang" dans ce pays. "Nous avons dé- cidé de rappeler notre ambassa- deur au Caire et d'y laisser un chargé d'affaires jusqu'au nouvel ordre", a annoncé le président Ni- colas Maduro cité par les médias vénézuéliens. M. Maduro a qua- lifié les événements en Egypte de "bain de sang" et déclaré qu'ils résultaient de l'erreur commise par les Frères musulmans. "Ils voulaient soutenir la stratégie de l'impérialisme nord-américain pour obtenir le pardon et la béné- diction de Washington, mais ils se sont trompés", a fait remarquer le dirigeant vénézuélien. Selon lui, la responsabilité du "bain de sang" en Egypte incombe à l'im- périalisme mondial. "Les forces fascistes au Venezuela souhaitent la même chose pour notre pays", a conclu M. Maduro. Par ailleurs, les autorités égyp- tiennes étudient la possibilité de dissoudre le mouvement des Frères musulmans dont est issu le président renversé Mohammed Morsi, ont annoncé samedi les médias, citant le porte-parole du gouvernement égyptien Cherif Chaouki. Cette proposition "est actuellement à l'étude", a déclaré le porte-parole, après avoir indi- qué qu'elle émanait du premier ministre Hazem el Beblaoui. Les Frères musulmans refusent d'ac- cepter la perte de leur pouvoir et multiplient les rassemblements antigouvernementaux qui dégé- nèrent souvent en affrontements avec les forces de l'ordre. Syn- thèse A. K. A. K. 18 18 AOÛT AOÛT 2013 2013 EGYPTE Le conflit s’internationalise La situation en Egypte et la façon dont les nouvelles autorités ont fait évacuer les places occupées par les Frères musulmans et le lourd bilan que l’on sait, ont fait de cette question une des préoccupations internationales de premier plan. 2 2 LA NATION LA NATION EVENEMENT EVENEMENT Le conflit politique en Tunisie persiste toujours de- puis « la Révolution de Jasmin », le 17 décembre 2010. C’est le pays qui a connu le premier soulèvement du « Printemps arabe ». La crise tunisienne a pris de l’ampleur à cause de l'in- capacité du gouvernement à lutter contre le terrorisme et à protéger les militants des assassinats, à l’instar de l’avocat Chokri BELAID, assassiné le 6 février 2013, et du fondateur du parti Courant Populaire Mohamed EL BARAHMI abattu le 25 juillet dernier. Depuis la chute du régime de Ben Ali, la Tunisie n’a pas connu une situation stable. Cependant elle s’est en- foncée dans une série de protestations qui s’est élargie à réclamer la dissolution de l’Assemblée Constituante, du Gouvernement et du régime actuel en réclamant la formation d’un gouvernement de Salut National présidé par une personne indépendante. Cette situation critique a eu des répercussions sur le côté économique et social, notamment après l’assassinat de Mohamed EL BARAHMI, le 25 juillet dernier, car plusieurs experts dans les affaires économiques ont ex- primé leur peur de cette crise politique qui menace le pays actuellement. L'Association tunisienne des écono- mistes (Asectu) et l'Ordre des experts comptables de Tu- nisie (OECT) viennent de tirer l'alarme ; « il faut sauver l'économie tunisienne, qui traverse sa plus grave crise depuis 25 ans ». Dans un communiqué publié dimanche dernier, l'Asectu a appelé toutes les forces politiques, les parte- naires sociaux et la société civile à prendre conscience de leurs responsabilités face à la gravité de la situation économique actuelle du pays. «Suite aux graves évènements qui ont secoué la scène politique nationale au cours de ces derniers jours, le pays ne peut supporter une telle situation au risque d'être rapidement engagé dans une crise des paiements extérieurs avec comme conséquences, une grave dépré- ciation du dinar, des difficultés d'importer les biens né- cessaires, une forte tension inflationniste et un risque de défaut de paiement de la dette», précise l'association. Le communiqué met également l'accent sur la néces- sité de «prendre toutes les mesures urgentes nécessaires afin de parvenir à un consensus politique, restaurer la confiance et faire face au terrorisme, conditions néces- saires pour garantir la reprise économique». Les retombées du conflit politique tunisien ont tou- ché, aussi, l’aspect humain. Dans le contexte vécu actuellement au pays du Jas- min, plusieurs familles de ressortissants algériens (qui sont au nombre de 25000 personnes, selon une source diplomatique), préparent leur retour vers le pays, après que les conditions de vie en Tunisie sont devenues in- tolérables. Selon les chiffres donnés par la direction régionale des douanes, plus de 33000 voyageurs algériens et étrangers qui traversé des centres frontaliers en Algérie, notamment le centre « Bouchebka » situé à quelque 50 Km de la ville de Tébessa à l’est d’Alger. Apparemment, l’Algérie n’a pas connu un problème d'exode des ressortissants étrangers avant l’année pas- sée, lorsqu’une centaine d’expatriés syriens se sont dé- placés en Algérie fuyant les conditions de vie alarmantes dans leur pays suite au conflit politique qui relève des soulèvements du « Printemps Arabe », à l’instar de la Libye, de l’Egypte et de la Tunisie. Amel BABA Amel BABA CONSÉQUENCE DU «PRINTEMPS ARABE» La diaspora algérienne en Tunisie prépare son retour au pays Un tribunal égyptien a re- porté samedi le nouveau procès de l'ancien président Hosni Moubarak au 25 août alors que le pays est en proie à une vague d'affrontements et d'émeutes déclenchées par des manifesta- tions organisées sur tout le ter- ritoire pour demander le retour au pouvoir du président déchu Mohamed Morsi. Hosni Moubarak et ses co-ac- cusés, dont ses deux fils Alaa et Gamal, l'ancien ministre de l'In- térieur Habib Al Adly et l'homme d'affaire en cavale Hussein Salem, devront répon- dre au tribunal uploads/Politique/ la-nation-edition-n-124-pdf.pdf

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