D IC T IO N N A IR E DE linguistique JEAN DUBOIS MATHÉE GIACOMO LOUIS GUESPIN C
D IC T IO N N A IR E DE linguistique JEAN DUBOIS MATHÉE GIACOMO LOUIS GUESPIN CHRISTIANE MARCELLESI JEAN-BAPTISTE MARCELLESI JEAN-PIERRE MÉVEL 21. Mm du Montp.im.iv.o 757.83 P.i» < «*<!cx 06 © Larousse-Bordas/VUEF 2002 © Larousse, 1994 pour la première édition Toute reproduction, par quelque procédé que ce soit, de la nomenclature et/ou du texte contenus dans le présent ouvrage et qui sont la propriété de l’Éditcur, est strictement interdite. Dlntrihutcur exclusif nu C ’awuln : Mcmuhci ici A DP, 17S1 Kiclumlfron, Mumu'n! (Québec) \<\\K\ ■ )J\\ .SUfltf.X Avant-propos l i n / Actionnaire de linguistique et des sciences du langage pose trois grands problèm es : le prem ier tourne autour de la nature du dictionnaire d 'u n e science et d ’une ici h nique, l'étendue de la nom enclature répertoriée, le type de définition, la Ici me des exem ples et des illustrations ; le deuxièm e porte sur le dom aine à i xplorer, défini par ses confins avec les autres sciences, ici en l'espèce la (n.yi hologie, la sociologie, l'histoire, la physiologie, la logique et les m athém a- I li |iicm ; le dernier relève de l'opportunité de la réalisation, c'est-à-dire du jugem ent que l’on peut avoir sur le m o m en t où la diffusion d 'u n e science en rend la ............ et la pratique nécessaires à un grand nom bre, et où, par un nu Hivernent qui est en étroits rapports avec cette diffusion, une certaine form e ili stabilisation s'opère dans la term inologie, certains concepts de base devenant .......... à l’ensem ble des écoles et des tendances linguistiques qui, par leur r xifii « mic c , assurent, par ailleurs, l'évolution de leur science. | ■ iln lim inaire doit pouvoir répondre aux questions des lecteurs qui, dans des h Hlm linguistiques, rencontrent des term es ou des sens qui n'ap p artien n en t pas mi l r 'i<|iir de la langue com m une ; ce que les lecteurs dem andent, c'est une niiih ili traduction des term es qu'ils ignorent, à l'aide des m ots et des concepts l> > i | ilns m u ran ts de la gram m aire de l’enseignem ent. M ais cette traduction, ii’lli Iurine de glossaire que l’on est conduit à donner à un dictionnaire ht lentllïque cl technique, pose à son tour plusieurs questions : la définition du II m1 1 < - ignoré utilise des m ots qui doivent être connus du lecteur, m ais à quel nlvi'iiii fie situe ce lecteur idéal ? Prenons quelques exem ples : si le lecteur ih rn lie il.ins ce dictionnaire de linguistique les term es courants de la gram m aire 1 1 .h 1 1 1 ii >iii toile : antécédent, relatif, adverbe, adjectif, démonstratif, emprunt, etc., il i.'iiiicitil ,i trouver une explication qui le renvoie à cette gram m aire, m ais il mlln ni .m,vil de connaître les lim ites de cette définition ; si le lecteur cherche .|i m ii ilut-;. 11m im e diésé, pseudo-clivé, tmèse, etc., les explications du lexicographe ilnlvi m Ir im i oinpte d ’un degré de technicité différent que l'o n suppose chez li I. ■ ii ut , i i-tiaiii:; m ots appartiennent à des écoles linguistiques bien précises imiiii iiiiiillnmc, distributionnalism e, gram m aire générative, glossém atique, etc.) ...i i ........ précis (phonétique, acoustique, sociolinguistique, psycholin- HiilMli|iH», m uinllhj;tiistique, gram m aire com parée, etc.) ; ils devront être définis i‘ m li > i irim n . cl le:: notions qui appartiennent à cette école et à ce dom aine. Il ■ ii i. .|i i mvi .ni- de technicité différents à la fois par les m ots d ’entrée, par 1.1 . di IhtIIli<u : .1 |i.n led com m entaires qui suivent ces définitions. l 'n i. I .1 1 . iii.1 1 1 1 .1 1 1 1 ■ i'<i);e, en effet, que l’on ajoute à une définition souvent ili'iii.iiii .1 . >. i mpli ' qui l'expliquent. Ces définitions et ces exemples forment un .Il ■ i .................. rni yt Inpédique, un com m entaire du concept auquel renvoie li m. .t iI f iil in i t ni pourquoi ce dictionnaire prend la form e d ’une encyclo- I.. h. 1 1 m r le un > 1 d ’eniiec, définition et com m entaires se m êlent pour fournir un ' n....... i m nplel .m l.i notion que recouvre le m ot. Ceci est particulièrem ent vi il |iin1 1 le. ii'iineM de base : langue, langage, acoustique, phonétique, bilinguisme, v etc., où la description encyclopédique devient une véritable encyclopédie (v. liste à la suite de l’avant-propos). Le dictionnaire encyclopédique est astreint à la règle de l'ordre alphabétique, le plus com m ode pour la recherche ; il découpe, segm ente les énoncés ; m ais il faut en m êm e tem ps que le lecteur puisse replacer les développem ents qu'il lit dans un cham p plus vaste, sinon dans une théorie. Il faut ainsi q u ’une notion com m e qualificatif puisse renvoyer au concept qu ’elle im plique, adjectif, et que, à son tour, adjectif renvoie à partie du discours ou classe grammaticale. D e plus, la définition de l’adjectif est différente selon que l’on se place dans la perspective structuraliste, générativiste ou traditionnelle. Il existe donc un énoncé total que le lecteur doit pouvoir reconstruire par le jeu des renvois. O n y parviendra de deux m anières : d ’une part, il y a des articles de base définissant les concepts clés qui perm ettent d'accéder aux term es plus spécifiques (des astérisques signalent les développem ents faits aux m ots ainsi notés), et inversem ent on rem ontera à ces articles de synthèse à partir des m ots particuliers par un m êm e jeu d'astérisques et de renvois : on peut rem onter de qualificatif à adjectif et aller d ’adjectif à déterminatif ou à classe grammaticale. O n a voulu faire du Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage non seulem ent un ouvrage de consultation, visant à com bler des lacunes ponctuelles, m ais aussi un ouvrage de form ation linguistique, aidant à constituer un ensem ble d ’exposés explicatifs. Par là, nous espérons faire du dictionnaire une sorte de m anuel libre. Il reste que le nom bre des questions que les lecteurs peuvent se poser à propos de textes linguistiques est considérable ; or tout dictionnaire a ses lim ites : l’étendue du dom aine et le raffinem ent des analyses. La linguistique est au contact des autres sciences hum aines. Les zones frontières sont déterm inées par les disciplines qui définissent les rapports entre le langage et les autres com portem ents, individuels ou sociaux, com m e la psycholinguistique et la sociolinguistique. Le langage est aussi une activité supportée par un organism e ; cette activité physiologique s'exprim e au niveau périphérique, celui des organes de la parole (phonétique) et de la réception des sons (acoustique), et au niveau central, des com m andes m otrices et sensorielles, celui du cortex (neurolinguis tique). La linguistique touche encore la com m unication anim ale, car il y a à la fois continuité et discontinuité dans l’échelle phylogénétique. Les linguistes o n t aussi analysé les textes com m e des objets susceptibles d ’être formalisés. La term inologie et les concepts des m athém atiques et de la logique o n t largem ent pénétré la linguistique, no n sans s'être adaptés aux problèm es spécifiques des langues naturelles. Science historique encore, la linguistique voit dans la langue une image de l'histoire de la com m unauté socioculturelle, m ais la langue participe aussi à l'histoire du peuple, car elle m odèle une image du m onde et elle est une institution sociale. La linguistique est proche de l’histoire, parce q u ’elle traite des m êm es textes avec la m êm e intention d ’en dévoiler les structures profondes. En retour, la linguistique est largem ent m ise à contribution par les sciences hum aines ; ses procédures d ’analyse o n t été reprises en anthropologie, en histoire et en littérature ; on a fait appel à ses hypothèses en psycholinguistique et en ncurolinguistique. Aussi trouvera-t-on dans ce dictionnaire des m ots qui appar tiennent à la psychologie, à la sociologie, à la physiologie, à la rhétorique, etc. Ils sont traités avec m oins d'am pleur que ceux qui appartiennent en propre à W 1 I.i linguistique, car ce dictionnaire de linguistique ne vise pas à être un dictionnaire de:, sciences hum aines m ais seulem ent un dictionnaire des sciences du langage. I.c raffinem ent de l’analyse lim ite aussi l’étendue du lexique étudié. C haque école linguistique a développé avec ses théories et ses m éth o d es propres un vocabulaire uploads/Science et Technologie/ 30-dictionnaire-de-linguistique-dubois.pdf
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- Publié le Jui 13, 2022
- Catégorie Science & technolo...
- Langue French
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