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Mois international de la contribution francophone Durant le mois de mars, les Wikipédiens invitent le grand public à des ateliers organisés aux quatre coins de la francophonie. Venez apprendre comment bien contribuer à Wikipédia et ses projets frères. Cliquez ici pour en savoir plus. Électroculture La forme ou le fond de cet article est à vérifier (indiquez la date de pose grâce au paramètre date). Améliorez-le ou discutez des points à vérifier. Si vous venez d’apposer le bandeau, merci d’indiquer ici les points à vérifier. L’électroculture désigne diverses pratiques visant à stimuler la croissance des plantes en les soumettant à des champs électriques ou directement à des courants électriques 1 . Après un engouement marqué, si ce n'est pratique du moins théorique, à la charnière du XIXe siècle et du XXe siècle, l'électroculture, quand bien même dépouillée de ses aspects les plus artisanaux et irrationnels, fut déconsidérée dans les années 1920-1930, pour des raisons d'ordre plus économiques et techniques que strictement scientifiques et/ou théoriques. Les progrès de l'électrophysiologie et de l'écophysiologie ont parfois permis de mieux délimiter la réalité de pratiques, par ailleurs diverses, qui prétendent intervenir soit au seul niveau de la germination soit durant tout le développement de la plante ou de l'arbre. L'électroculture n'est plus aujourd'hui pratiquée que très marginalement, soit par des particuliers soit par des institutions et des organisations plus académiquement reconnues, et ce avec des prétentions et des justifications qu'il convient de distinguer. En 2001, Joseph Molitorisz, qui fut actif dans ce champ de recherche, risque l'hypothèse que dans l'avenir la stimulation électrique des végétaux pourra remplacer maints traitements chimiques2. Sommaire [masquer] 1Historique o 1.1Des débuts : explorations théoriques et pratiques o 1.2Les espoirs de la fée électricité o 1.3Après la première guerre mondiale : un intérêt cultivé puis abandonné 1.3.1En Grande-Bretagne 1.3.2En France 1.3.3Aux États-Unis 1.3.4Australie, Nouvelle-Zélande, Japon, Canada 1.3.5En Italie 1.3.6Suisse et pays germanophones 1.3.7En Inde o 1.4Après la Seconde Guerre mondiale 2Les différents procédés o 2.1Réseau de câbles aérien ou souterrain o 2.2Électrodes directement plantées dans la terre o 2.3Électrisation des semences avant plantation 3Des pratiques aux effets et aux principes controversés 4Désherbage électrique 5Divers 6Notes et références 7Ressources externes 8Ressources internes Historique[modifier | modifier le code] Les développements de l'électroculture doivent s'apprécier dans le cadre des connaissances sur l'électricité d'une part et sur les végétaux de l'autre (notamment de l'électrophysiologie). En 1751 Franklin démontre l’existence de l'électricité atmosphérique (Atmospheric electricity (en)) et en 1795 Coulomb montre que l'air est un conducteur électrique. La conductibilité de l'air dépend toutefois de la présence en son sein de particules chargées positivement ou négativement ce que montreront les travaux de J.J. Thomson en 18983, suivi par ceux de Julius Elster (en) et Hans Geitel (en) en 1899 (ces derniers désignent ces particules sous le terme d' « ion » par analogie avec les particules chargées du même nom présentes dans les solutés). Les effets de l'électricité artificielle (Le XVIIIe siècle utilisa la machine électrostatique pour électriser divers végétaux, le XIXe siècle utilisera pour ce faire des piles et des génératrices4) tout autant que naturelle sur les animaux et l'homme furent très tôt observés. Des observations d'abord anecdotiques de savants (D'Arsonval) signalent assez tôt par exemple l'effet d'une source atmosphérique orageuse sur eux-mêmes ou leurs proches ; il faudra attendre les travaux de Tchijewsky en 1934 pour que cette question soit scientifiquement examinée5. Parallèlement se développait la pratique de l'électrothérapie, scientifiquement explorée par exemple par D'Arsonval, tandis que l'électricité pouvait parfois être ramenée à des conceptions, des pratiques marquées de vitalisme 6 . Le point de départ des essais d'utilisation de l'électricité naturelle en électroculture se trouve dans le phénomène bien connu de l'accroissement très sensible des végétaux après un orage 7. Avec des moyens théoriques et matériels renouvelés, et en liaison avec les avancées dans le domaine du bioélectromagnétisme, l'écophysiologie qui étudie les réponses comportementales et physiologiques des organismes, en l’occurrence végétaux, à leur environnement apportera après la seconde guerre mondiale des connaissances permettant parfois de justifier certaines pratiques. Les phénomènes potentiellement mis en œuvre par l'électroculture peuvent également relever de la Biometeorology (en). Des débuts : explorations théoriques et pratiques[modifier | modifier le code] Le Dr Mainbray ou Maimbray/ Von Maimbray est crédité8,9de la première expérimentation (1746); sa présentation devant la Royal Society de Londres de ses expérimentations sur le « myrtle bush » (Morella cerifera ?) fit sensation. Les britanniques ne reprennent toutefois pas ces expériences qui furent par contre imitées en France, en Suisse et en Allemagne. Ainsi en France, l’abbé Jean Antoine Nollet, travaillant notamment sur la capillarité, prenant connaissance des observations de Maimbray se décide à étudier l'effet de l'électricité sur la végétation. À Genève le Pr Jallabert, qui a déjà conduit des expériences semblables entre avril et mai 1747, encouragé par les observations de Nollet et de Maimbray, expérimente à l'automne 1747. Nollet, qui rédigera en 1749 un opuscule sur « les effets nuisibles ou avantageux » des phénomènes électriques », et Jallabert affirment l'effet positif de l’électricité sur la germination et la croissance des végétaux. Le Pr Georg Matthias Bose (en), de Wittemberg, expérimente lui aussi en I747 ; l'Abbé Menon fait de même à Angers8. En 1768 Joseph Priestley, dans son History of Electricity, avance que le coût des expériences menées par Maimbray, Nollet et Jallabert a pu dissuader d'autres savant d'entreprendre des recherches sur un sujet qui, dit-il, est d'un grand intérêt et mérite d'autres investigations8. De multiples auteurs contribuent au sujet : En 1775 Giovanni Battista Beccaria suggère l'influence de l'électricité sur la végétation10. En 1779 Bernard-Germain de Lacépèderelate dans son livre sur l'électricité les expériences, positives, qu'il a lui-même effectuées. En 1782 Marat décrit ses expériences sur la germination de graines électrisées. Mais c'est surtout l'abbé Pierre Bertholon qui marque l'époque par ses travaux. Il s'était déjà fait remarquer en 175011, ainsi qu'en 1776 12. En 1783 il publie De l'électricité des végétaux, un ouvrage dans lequel il est traité de l’effet de l’électricité atmosphérique sur les plantes ainsi que de leurs vertus médico et nutritivo-électriques et principalement des moyens pratiques de l'appliquer utilement à l'agriculture. Il réalise un électrovégétomètre avec lequel il n'obtient toutefois que des résultats irréguliers13 ; l'électrovégétomètre, un dispositif visant à recueillir l'électricité atmosphérique pour la distribuer dans le sol et ensuite aux végétaux, n'eût alors guère de succès, mais sera repris et modifié plus tard par Beckensteiner14. Bertholon imagine également de soumettre les végétaux à une « pluie électrique » en reliant une grosse seringue à une source électrique15. En 1784 Francesco Giuseppe Gardini publie un livre dans lequel il relate notamment les expériences qu'il a initiées quatorze ans auparavant à Turin8,16,17. Nicolas Théodore de Saussure et Franz Karl Achard soutiennent le rôle de l'électricité dans la croissance des plantes. En 1785, le Pr Schwankhardt publie un compte rendu des expériences qu'il a menées conjointement avec Jan Ingenhousz; bien que ces deux savants n'excluent pas que l'électricité puisse théoriquement exercer un effet sur les plantes, ils lui dénient toute causalité dans les expériences qu'ils ont réalisées ou qu'ils ont eu à connaître ; un certain Duvarnier met en doute la précision des expériences d'Ingenhousz, ce que conteste Sylvestre -dans les Mémoires de la Société d'Agriculture de Paris, 1791 - ; Pacts, Van Troostwyck et Cornelis Rudolphus Theodorus Krayenhoffarrivent aux mêmes conclusions qu'Ingenhousz après leurs propres expériences 8,18. En 1788 Duhamel du Monceau émet l'opinion que l'électricité atmosphérique exerce une action favorable sur le développement des plantes15. Il s’appuie sur les observations de Nollet et de Le Mosnier. En 1788 Jan Ingenhousz reprend part au débat ; il conteste les conclusions tirées par Bertholon des observations rapportées par Quirini et rend compte des résultats négatifs des expériences qu'il a lui- même menées suivant le dispositif de Gardini. (Van Breda, à Delft, conduisant à l'époque des expériences semblables arrive aux mêmes conclusions défavorables). Venant d'un savant- philosophe de la qualité d'Ingenhousz, ces conclusions mettent un moment un terme au débat sur l'électroculture8. En 1794, dans ses « Aphorismen aus der Chemischen Physiologie der Pfianzen », Humbolt, avertit qu'il n'y a pas de sujet divisant plus la société des savants que la question de l'influence de l'électricité sur la végétation8,19. En 1811 un article (posthume) de Johann Wilhelm Ritter signale l'induction de mouvement de Mimosa pudica soumise à un très fort voltage20. Par la suite Sir Humphry Davy, Humboldt, Wollaston et Becquerel se penchent sur l'aspect théorique de l'électrophysiologie. Faraday s'intéresse à l'électrophysiologie21,22.Pouillet affirme que les plantes dégagent une grande quantité d'électricité positive, affirmation alors contestée23. Tandis que Liebig publie en 1840 Werken Die organische Chemie in ihrer Anwendung auf Agricultur und Physiologie, « beaucoup de physiciens cherchèrent en vain à mettre en évidence dans le sol des phénomènes électriques dont ils espéraient montrer l’influence sur la croissance des plantes. Ces travaux (Wollny, Grandeau, Gasparin, etc.) encombrent les publications scientifiques de l’époque, y compris la correspondance entre Karl Marx et Engels »24. Les premières expériences pratiques uploads/Societe et culture/ mois-international-de-la-contribution-francophone.pdf
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- Publié le Mai 30, 2022
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