Devenir consultant crédits photo : Fotolia afecreation.fr novembre 2018 • En ap
Devenir consultant crédits photo : Fotolia afecreation.fr novembre 2018 • En application du Code de la propriété intellectuelle, IL EST INTERDIT DE REPRODUIRE intégralement ou partiellement ce document, sur quelque support que ce soit, sans l’autorisation préalable écrite de l’AFE. Pour toute demande : www.afecreation.fr Devenir consultant “L’art de la réussite consiste à savoir s’entourer des meilleurs.” John Fitzgerald Kennedy Ce dossier a fait l’objet d’une relecture attentive par le Syndicat du conseil en management de Cinov. www.cinov.fr AVERTISSEMENT IMPORTANT Tous droits réservés 3 1. Dossier réalisé par l’AFE et certains organismes professionnels. Malgré tout le soin apporté à sa réalisation, nous ne pouvons garantir les informations dans le temps et nous déclinons toute responsabilité quant aux conséquences résultant de leur usage ou d’erreurs éventuelles. 2. Le dossier ne constitue pas une méthodologie de création ou de reprise d’entreprise (ex. : les aides à la création d’entreprise ne sont pas traitées). Seules sont analysées les spécificités d’une profession (ex. : les aides pour l’édition de jeux vidéo). Ainsi, pour répondre à des questions d’ordre général sur la méthodologie de la création (étude de marché, comptes prévisionnels, aides et financements, structure juridique, formalités, etc.), reportez-vous au site Internet de l’AFE : www.afecreation.fr MISES EN GARDE EN BREF 4 1 | DÉFINITION DE LA PROFESSION 6 2 | ÉLÉMENTS DE L’ÉTUDE DE MARCHÉ 11 3 | MOYENS POUR DÉMARRER L’ACTIVITÉ 24 4 | ÉLÉMENTS FINANCIERS 26 5 | RÈGLES DE LA PROFESSION 30 6 | CONTACTS ET SOURCES D’INFORMATION 35 7 | BIBLIOGRAPHIE 37 Tous droits réservés 4 Le conseil en management couvre un large champ d’activités. Elles se définissent comme des œuvres de l’art et de l’esprit, elles se caractérisent par leur dimension immatérielle, la part de la réflexion et de l’intelligence étant supérieure à la part du service. Les métiers du conseil se sont constitués progressivement sur des techniques spécialisées, de solides méthodologies d’intervention, des savoir-faire spécifiques, ainsi que sur une posture professionnelle dans la relation client/conseil. Les nouvelles opportunités de se lancer sont nombreuses : cybersécurité, évolutions fiscales et réglementaires, RGPD1, transformation numérique... Mais cela ne suffit pas toujours pour réussir à son compte comme conseil, dans un métier où prévalent les relations publiques informelles, éloignées des démarches commerciales classiques. Et les consultants sont nombreux à s’installer chaque année ! L’aspect commercial fera sans doute la différence. Il faut en effet du temps pour se constituer une clientèle qui fonctionne un peu moins grâce au “bouche-à- oreille“, mais de plus en plus par des rendez-vous formalisés. De plus, un consultant en mission n’a pas le temps de prospecter, et les charges le rattrapent toujours ! Résultat : un rythme de vie centré sur le respect des délais de remise des livrables et un niveau de vie souvent peu comparable à celui d’une ancienne vie professionnelle… Mais en contrepartie, une satisfaction intellectuelle et une indépendance que la plupart ne regrettent absolument pas. Aujourd’hui, le marché du conseil est confronté à de nouvelles exigences. On attend ainsi d’un bon consultant qu’il se détache des prestations trop techniques afin de réhabiliter les approches fondées sur le facteur humain. De même, il pourra proposer une tarification plus flexible : taux horaire, forfait, rémunération à la performance. Il n’est d’ailleurs pas rare d’observer de la part des clients une pression sur les prix des prestations. Mais, en 2018, la reprise économique est observable, et le secteur du conseil se porte globalement plutôt bien. En tout état de cause, il est conseillé, avant de se lancer, de tester le marché en optant pour le portage salarial, par exemple, et/ou de suivre une formation adaptée pour peaufiner son étude de marché. Ensuite, le travail en réseau et les partenariats seront privilégiés. Les relations humaines sont importantes, les outils digitaux ne font pas toute la différence ! CHIFFRES CLÉS Nombre d’entreprises Créations annuelles Investissement de départ Plus de 160 000 entreprises immatriculées à l’Insee avec le code APE de la NAF 70.22Z en 2017, toutes ne sont pas réellement en activité. Plus de 43 000 créations pour le code APE 70.22Z, mais ce ne sont pas tous des consultants en activité. 2 000 € peuvent suffire pour l’équipement informatique, mais le BFR est élevé. 1 Source : CNIL EN BREF Tous droits réservés 5 Code APE/NAF 70.22Z : conseil pour les affaires et autres conseils de gestion. Attention, sous ce code, on trouve également des holdings et même des centrales d’achats. Ce code regroupe des activités plus larges que les seules activités de conseil en management. Évolution de la création d’entreprises pour le code 70.22Z 2013 2014 2015 2016 2017 24 495 27 750 27 520 33 034 43 141 Source : Insee EN BREF Tous droits réservés 6 ACTIVITÉS Quelques éléments de cadrage : le secteur du conseil en management est difficile à délimiter avec précision, les intervenants y sont multiples et les frontières floues entre le conseil et les prestations de services intellectuels. Les services de conseil en management sont principalement référencés sous le code NAF 70.22Z : ce code comprend les services de “conseil pour les affaires et autres conseils de gestion“, soit les domaines certifiés OPQCM suivants : - conseil en gestion d’entreprises ; - stratégie et politique d’entreprise ; - intégration des systèmes de management ; - finances et assurances (à l’exclusion de la fiscalité) ; - marketing et commercial ; - ressources humaines, recrutement ; - production et logistique ; - systèmes et technologies de l’information ; - achats, chaîne d’approvisionnement et autres ; - ergonomie ; - conseil en gestion des villes et des territoires ; - management de projet, à l’exclusion des projets de construction ; - autres services de conseil aux entreprises… Source : Insee – Nomenclatures d’activités françaises Les activités de conseil font référence à l’antique droit romain (operae liberales) qui interdisait au travail intellectuel d’être soumis au contrat de louage, en le distinguant par l’honorarium, l’honoraire, signe de la reconnaissance du client pour un service inappréciable pécuniairement. Ces activités s’opposent à l’esprit de gain et à la recherche de bénéfices caractérisant les activités commerciales ; les activités intellectuelles affichent un véritable désintéressement qui ne signifie pas la gratuité du service, mais le fait que le professionnel doit faire passer ses intérêts propres après ceux qui lui sont confiés. Elles affirment le caractère libéral des activités, au regard de la dimension intellectuelle des travaux comme vis-à-vis de la responsabilité attachée aux missions ; elles entendent fonder une revendication d’autonomie face aux autres acteurs, refusant aussi bien la subordination à l’État que la soumission au marché. Elles font appel à la créativité et à l’imagination humaine ; elles unissent les idées et les savoirs ; elles mêlent les façons de faire et les manières d’être. Elles abordent des thèmes majeurs de notre époque : - l’entreprise et la recherche de la prospérité ; - la construction de la ville et du nécessaire vivre ensemble ; - les territoires et l’équilibre incertain entre les densités construites et les ambiances aménagées ; - la place donnée à la biodiversité ; - les ressources et leur gestion raisonnée ; - le développement et les avancées possibles à imaginer pour réaliser les conditions désirées du bien-être et du mieux vivre. 1 | DÉFINITION DE LA PROFESSION Tous droits réservés 7 Il est de plus en plus demandé une prestation capable de donner du sens à l’intervention (la stratégie d’action), d’être adaptée aux besoins exprimés (la fonctionnalité requise), susceptible d’apporter des réponses appropriées aux interrogations des personnes (le défi social) et respectueuse de règles et de ressources collectives (la responsabilité sociétale). Cette situation conduit à donner une dimension nouvelle aux interventions pour requérir une capacité : - d’analyse d’un contexte singulier (état des lieux et diagnostic) ; - d’anticipation (écoute et discernement) ; - de hiérarchisation vis-à-vis des enjeux (échelle d’incidence et changement) ; - de faisabilité (intelligence et innovation) ; - de créativité (transmission et animation) ; - de comportement (déontologie et éthique) ; - d’appréciation (bilan et évaluation). Les métiers du conseil proposent des activités orientées par une stratégie de l’offre où l’on recherche : - une nécessité de capacité (moyens et compétences) ; - une exigence de qualité (normes et qualifications) ; - une spécialisation prononcée autour de la méthode d’intervention ; - une différenciation par le comportement (posture professionnelle novatrice). L’évolution des prestations fournies manifeste un redéploiement de l’approche des besoins par : - une approche maintenant globale (mise en évidence des interrelations) ; - une approche plus transversale (économie/social/environnement). La manière de conduire les travaux s’ouvre à une réorientation des échanges avec les clients et donneurs d’ordres : - l’intégration des équipes d’intervention (groupe projet) ; - la place donnée aux parties prenantes et aux parties intéressées ; - l’exigence de rendre compte des travaux engagés ; - l’implication des équipes client dans le déroulement des travaux. Une des caractéristiques novatrices de ces comportements et savoir-faire professionnels réside dans l’ambition de placer l’homme au centre des préoccupations, où le développement inclut la qualité du cadre de vie, l’équité
Documents similaires










-
28
-
0
-
0
Licence et utilisation
Gratuit pour un usage personnel Attribution requise- Détails
- Publié le Sep 01, 2022
- Catégorie Administration
- Langue French
- Taille du fichier 0.3211MB