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-VVl^ fc... .., -x-^m Jean HE^S JS2c|ë[ ftROC • •l'V- -«, . -»' * ^ .< JfAAf BOSC & C Editeurs i ISRAËL AU MAROC // a été tiré de cet ouvrage cinq exemplaires numérotés sur papier du Japon. JEAN HESS ISRAËL AU MAROC Cet ouvrage est illustré par soixante-dix gravures d'après les aquarelles et dessins de l'auteuf PARIS J. lîOSC KT (:'^ KDITKUUS 38, ciiAUSSKE d'antin, 38 1907 ^\B R^l Tous les droits de traduction et tous les droits de reproduction, ant pour le texte que pour les illustrations de cet ouvrage, sont réservés pour tous les pays. -iT' \ Israël au Maroc ! Les auteurs l'accusent d'être « fanatique i, « im- ptiirtrable ». C'epentlant U's guides ne niani|uent pas, même sur le wluirf lie Tanger (\\\\, pour pas clier, vous font tout voir, vous font pénétrer partout et vous offrent tout.,. Les vieux gisbars de la nation juive, tels que l'illustre Josuah Corcos, représentant de la maison Rotschild auprès du Maghzen. voudraient bien (juc le dessein d'Israël au Maroc demeurât dans Ttïnibrc. Mais leurs femmes le disent. Et si les vieilles ont encore l'as- pect de sphynx, leur sourire n'a plus rien d'énigmatique. Il dit leur ])laisir à voir la juiverie marocaine délivrée ]iar la France. « Gesta Dei pcr Francos ». Loin des mellahs, en plein soleil, toutes voiler drliuiN... merci !... nous voici. r/avenir c'est nous. Kobe neuve et peau neuve. Israël au Maroc doit vous j)laire. Il se met à votre mo<le... Un peu de sang coule et nous vous coûtons beaucoup d'or... Vous le regretteriez... Et la galanterie franvaise... .\llez... Allez... envoyez-nous beaucoup de soldat'..,. — • Et n'oubliez ix)int ces paroles célèbres : « La France doit comp- ter sur nous... et avec nous. » Vous souriez... Patientez... on verra. « ainsi disent les grands poli- tiques de la nation juive à Tanger. "-1 ^Œ^m ^,,^frti§i ^ — «jf^Ilrla.-s ! ou a coinmrncc tk- voir. Casablanca. rcpoiulcut les rescai>os ilc :/r 1 En effet, on leur a montré quelque chose, » dit le Chaouïa. ^9^ -^ù^ PRi-:i-.\rc On peut étudier la question marocaine de l>eaucoup dv points de vue. Les auteurs n'y ont pas manqué. Nous savons par eux que les intérêts politiques, les intérêts économiques, les intrigues financières des banques, sans compter l'honneur du drapeau, le souci de la gloire, exigeaient qu'une armée française opérât au Maroc. Ces diverses causes de la guerre sont réelles. Miiis l'im- portance n'en fut que très secondaire. La cause essentielle de notre action militaire est juive. Le Dieu d'Israël a choisi notre force : i^ pour consolider l'hypothèque juive sur les bien maghzens ; 2^ Tour libérer les Juifs o])primés par les Marocains. Oscar I^enz, en étudiant le Maroc, avait signalé ce que les Juifs de ce pays demandaient à l'Europe. « Com- ment, écrivait-il en substance, il y a des contréesoùles Juifs sont puissants, pour ainsi dire les maîtres, et ils ne délivrent Xn PRÉFACE point leurs coreligionnaires qui gémissent dans les mel- lahs... Ives malheureux ne comprennent pas leur abandon ». Oscar lycnz n'était qu'un explorateur. On pourrait croire qu'il avait mal «_vu » l'espoir politique des Juifs maro- cains. Voici un avertissement plus net, plus significatif et plus autorisé. En septembre 1902, M. Carcassonne écrivait dans la Revue franco-mustilmane et saharienne ceci : «... Les juifs marocains ont acquis une importance dont <' le? nations européennes sont appelées à bénéficier, pour « peu qu'elles sachent le vouloir. La France... doit être per- « suadée qu'elle doit compter avec eux et sur eux. « Qu'elle poursuive son œuvre... que dès maintenant elle « protège (les Juifs marocains). « ... qu'elle envoie en plus grand nombre les maîtres élevés « chez elle, imbus de son esprit, aptes à faire germer dans « cette race juive si longtemps opprimée — et qui ne de- « mande qu'à reprendre dans la liberté le développement « de ses facultés — les aspirations d'indépendance demeurées « au fond des cœurs ». La Revue, où les Marocains pouvaient lire cela, était publiée sous le patronage de ^L Etienne qui lui-même y écrivait. En 1904, un comité déclarait : « Rien n'importe plus à notre destinée nationale que « raveiiir du Maroc. Ce ])ays est le complément nécessaire <s lie notre domaine colonial de l'Afrique du Nord ». Ce comité groupé autour de M. Etienne était le comité du Maroc. PRÉFACE XIII Au banquet d'inauguration de ce comité, M. Ktienne disait : «... Je ne puis taire le nom de la maison qui, ce scmt même, « atlirmait, comme elle le fait toujours, sa grande généro- « site en nous envoyant 20.000 francs. Je n'ai pas besoin « de la citer. Klle a tenu à être parmi les premiers souscrip- « teurs qui nous permettront de nous organiser ». Or, c'est à la politique de M. Ktienne et de ses comités, « organisés » par la maison de Rothschild, que nous devons les événements de Casablanca et la guerre qui commence. Dans mon livre la Question du Maroc, édité en janWer 1903' j'avais indiqué cette cause juive à notre action. Je disais : « Iv'émancipation du Juif marocain suivrait immédiate- ment notre prise de possession >. Et j'ajoutais : « Cela est nécessaire. Cela est juste... et ça fera couper le cou à quelques milliers de pauvres diables ». L'an passé, quand triomphait la thèse de la pénétration pacifique," j'ai publié mou livre la Vérité sur l'Algérie. J'y écrivais : « Je note que l'alliance israélite a su réaliser l'union des antagonismes les plus irréductibles \h)\ii l'action contre le Maroc. Les gens d'affaires qui sont plutôt philosé- mites marchent pour le bénétice d'affaires. Les antisémites qui sont nationaUstes, chauvins belhqueux, ont marché pour l'honneur, pour le drapeau, c'est eux qui servaient le mieux le dessein de l'alliance, car l'action militaire, immé- diate ne leur déplaisait point. Et cette action militaire est nécessaire pour le résultat que jx)ursuit l'aUiance. L'aciion pacifique acceptée par les humanitaires est conduiie de t^Ue façon qu'elle préparc l'action militaire. Le Juif a le secret XIV PREFACE de faire marcher les gens suivant leur tempérament et de faire servir sa caiise par ceux-là même qui s'en croient les ennemis ». Ce fut le cas au début de la conquête algérienne pour un intérêt juif, pour l'affaire Bacri. Si le bey de Timis n'avait pas dû beaucoup d'argent au représentant de la maison de Rotschild, peut-être aurions-nous été moins pressés d'aller au Bardo. Certainement aujourd'hui si le découvert du maghzeu chez M. Corcos, agent de la même maison, n'était pas très important, et si tous les Juifs riches du Maroc n'avaient point hâte de devenir les égaux de leurs congénères d'Algérie, les événements n'auraient pas si habilement pré- paré la tragédie dont le premier acte \'ient de se jouer à Casablanca. — Le Maroc est un pays de ressources... mais ce n'est pas vous qui pourrez y gagner de l'argent. C'est nous... quand votre force nous en aura fait les maîtres. CHAPITRE PREMIER VOYONS CE qu'est ISRAËL AU MAROC. LE NOMBRE DES JUIFS MAROCAINS ET CE QU'iLS FONT M. H.-M.-l\ (le La Martiniùiv fut, au quai d'Orsay, l'un des ouvriers les plus actifs et les plus tenaces de la dij)l()niatie (pii \ lent de nous conduire à Casablanca. Cette diplomatie a servi l'intérêt juif. 18 ISRAËL AU MAROC Il est donc intéressant de lire ce que M. H.- M.-P. de La Martinière écrit sur le propos d'Israël au Maroc. Voici : « Les Juifs sont assez nombreux au Maroc « bien qu'ils y vivent, surtout dans certaines « villes de l'intérieur, dans un état d'abjection « difficile à décrire. Cantonnés en des quar- « tiers spéciaux, maudits, ils sont sujets à de « très mauvais traitements, mais réussissent, en « servant d'intermédiaires méprisés, à faire leurs « affaires. Dans les villes de la côte, protégés « par la présence des négociants européens, « ils sont mieux traités. Les Juifs des ports « parlent presque tous l'espagnol, et prétendent « descendre des Israélites chassés d'Espagne «au moyen âge. Ceux de l'intérieur ne parlent « que l'arabe ; ils sont fanatiques, et, au fond « de leur cœur, détestent les chrétiens ». Notice sur le Maroc, p. 45). M. Aubin (pseudonyme d'un de nos agents consulaires) nous dit : « La phipart des Juifs gagnent péniblement u leur vie. Mais le nombre de commerçants aisés, «correspondants des maisons de la côte, aug- « mente de jour en jour. Dans certaines villes ISRAËL AU MAROC U) Au Maroc Isradl s'occupe de tout. Nulle affaire en n'importe quoi, n'est traitée sans qu'il en soit. Il est discret. Malheureusement le Maroc n'est pas un bon pays j)our les secrets. 20 ISRAËL AU MAROC (( comme Marakech et Méquinez, les postes « européennes ont leurs bureaux au mellah. « Plusieurs gros capitalistes sont déjà suscep- <( tibles d'entrer en relations d'affaires avec le (( maghzen, et il n'y a pas de caïd de tribu qui (( n'ait à la ville prochaine un Juif qu'il uploads/s1/ isral-au-maroc.pdf
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- Publié le Apv 01, 2022
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