1- LES COMPLÉTIVES CONJONCTIVES 05/10/2019 RAHMA BARBARA UN COMMENTAIRE La prop
1- LES COMPLÉTIVES CONJONCTIVES 05/10/2019 RAHMA BARBARA UN COMMENTAIRE La proposition subordonnée complétive conjonctive est essentiellement introduite par une conjonction de subordination « que » (parfois à ce que ou de ce que) qui n’a pas de sens réel et qui ne revêt aucune fonction grammaticale. Ce n’est qu’un simple mot de liaison, mais qui ne peut être sous-entendu ni supprimé. (8) (a) Je pense que votre voyage sera agréable. (b) Je te promets que je viendrai. (c) Je m’attends à ce qu’il vienne pour assister à la fête de fin d’année. 1-1 La conjonction de subordination « que » Les conjonctions de subordination introduisent une proposition subordonnée conjonctive. Elles garantissent un rapport de dépendance entre la proposition subordonnée et la proposition principale. Wagner et Pinchon les définissent comme suit : « Les conjonctions de subordination et les locutions conjonctives subordonnantes appartiennent à la classe des mots invariables. Elles servent à construire des propositions non parallèles en mettant une sous la dépendance de l’autre. Un mot(ou une locution) se définit comme subordonnant quand la proposition qu’il introduit n’a pas par elle-même d’indépendance grammaticale.»[1] Le « que»[2] qui est une conjonction de subordination sans contenu sémantique permet l’enchâssement de la proposition subordonnée dans la proposition principale. Elle marque, également, la frontière entre la subordonnée et la principale. Il a été souligné que : « dans une approche morphosyntaxique, le terme conjonctive pure[3] renvoie à la nature et aux modalités de fonctionnement de l’outil introducteur, conjonction que ou locution conjonctive à ce que, de ce que, sur ce que. Cet outil de forme simple ou complexe lie hiérarchiquement, sub- ordonne la proposition ainsi construite à celle qui lui sert de principale.»[4] Qu’elle soit introduite par la conjonction « que » ou la locution conjonctive « à ce que » ou « de ce que », la complétive conjonctive est considérée comme un élément nécessaire pour la construction d’une phrase complexe et pour en déterminer le sens. La place de la complétive conjonctive La proposition complétive se place souvent après la principale. (9) (a) J’aimerais que l’univers soit moins pollué. (b) Elle affirme qu’elle ne reviendra plus jamais. Elle peut se placer avant la principale et le verbe de la subordonnée se met alors au subjonctif. Dans ce cas elle est souvent reprise par un pronom neutre (y, en, le, cela, ça) et l’accent est plutôt mis sur la subordonnée (effet de style). (10) (a) Qu’il parte, je ne m’y oppose pas. (b) Qu’il soit sérieux, tout le monde l’a constaté. (c)Qu’il soit sérieux, tout le monde s’en est bien rendu compte. (d)Qu’elle guérisse bientôt, c’est ce que nous souhaitons tous. Remarque Plusieurs complétives conjonctives peuvent être reliées à la même principale, par juxtaposition ou par coordination. Dans ce cas, la répétition de la conjonction « que » est nécessaire. (11) Ma grand-mère dit toujours qu’il faut s’alimenter normalement, qu’il ne faut jamais sauter un repas et qu’un bon diner console de bien les maux. L’ordre des mots dans la complétive conjonctive Dans la complétive conjonctive l’ordre des mots suit la succession habituelle des mots dans une phrase française : (sujet – verbe – complément). Cet ordre est obligatoire lorsque le sujet du verbe est un pronom ou que le verbe a un complément. (12) J’ai appris que tu serais à Paris tout l’été. Je voudrais que tu ailles voir ton oncle. Néanmoins, dans la subordonnée complétive conjonctive le verbe peut être antéposé au SN sujet : (13) Ils attendaient impatiemment que reviennent les vacances. (= Ils attendaient impatiemment que les vacances reviennent.) (14) Les organisateurs du festival craignent que surviennent des imprévus de dernière minute. (= Les organisateurs du festival craignent que des imprévus de dernière minute surviennent.) L’ordre suivi dans ce type d’exemple est VSO qui est dû à un effet de style. Les fonctions de la subordonnée complétive conjonctive Dans une structure phrastique et de par son équivalence à un SN, la subordonnée complétive conjonctive aura les fonctions suivantes : Complément d’objet direct du verbe de la principale : c’est la fonction la plus « usuelle des complétives conjonctives » (page 24). La majorité des constructions transitives simples peuvent se transformer en phrases complexes comportant des subordonnées complétives conjonctives directes. Ce type de phrases aura la forme [V que P] ; souhaiter que P, vouloir que P, savoir que P, demander que P, dire que P, jurer que P, craindre que P, apprendre que P, remarquer que P, souligner que P, etc. (15) Je souhaite qu’il réussisse →je souhaite sa réussite.) (16)Mon ami m’a appris qu’il y avait des gorges superbes dans la région → Mon ami m’a appris l’existence des gorges superbes dans la région. (17) Les nomades craignent que le nombre de points d’eau diminue → Les nomades craignent la diminution du nombre des points d’eau. Dans une construction transitive directe, la fonction COD est attribuée à la proposition [que P] qui est équivalente au SN. Complément d’objet indirect du verbe de la principale. Elle est introduite par à ce que, de ce que : (18) (a) Je veillerai à ce que tout aille bien. (b) Je m’étonne de ce qu’il parte. La majorité des verbes avec « à » ont une complétive avec la locution conjonctive « à ce que » : s’attendre à, s’exposer à, se résigner à, se résoudre à, renoncer à, prendre garde à, faire attention à, consentir à, tenir à, veiller à, aboutir à, parvenir à, s’habituer à, etc. Toutefois, quelques verbes construits avec « à » introduisent une subordonnée complétive directe avec la conjonction « que ». Nous citons entre autres : conclure à, penser à, croire à, songer à, (19) Je pense à l’organisation du congrès → Je pense que le congrès sera organisé. Les verbes construits avec « de » introduisent une complétive avec « de ce que », mais la langue moderne tend à remplacer systématiquement « de ce que » par « que », comme : s’étonner de ; venir de, provenir de, etc. (20) Je m’étonne (de ce) que le torrent ait creusé le rocher. Seuls certains verbes se construisent obligatoirement avec « de ce que » à savoir, venir de, provenir de, etc. (21) L’échec de notre équipe vient d’un manque d’entraînement → L’échec de notre équipe vient de ce qu’elle manque d’entraînement. Sujet du verbe de la principale (22) Qu’il réussisseest mon souhait le plus cher. →Sa réussiteest mon souhait le plus cher). (23) De toi dépend qu’il réussisse.→Sa réussitedépend de toi. (24) 1-Que la réunion a été annulée est exact → Il est exact que la réunion a été annulée. La complétive qui est placée en tête de phrase fonctionne comme sujet du verbe de la principale. Cependant, quand elle se positionne après les expressions comme : il est exact, il est souhaitable, il est indispensable, il est curieux, il est certain, il est indispensable, etc. le pronom impersonnel « il » joue le rôle du sujet apparent et la subordonnée complétive aura la fonction du sujet réel de la principale. Attribut du sujet de la principale (25) (a) Mon souhait est qu’il réussisse. (b) La vérité est que je ne m’y attendais pas. Apposée à un nom ou à un pronom de la principale : (26) (a)Je ne souhaite qu’une chose, qu’il réussisse. (b)Qu’il réussisse, voilà mon souhait le plus cher. Complément du nom ou ce qu’on appelle complément déterminatif du nom (27) (a) Je formule le souhait qu’il réussisse. (b)Nous sommes partis avec l’espoir que nous allions changer d’avis (c)(P1) La certitude de l’arrivée des pluies réjouit les cultivateurs → (P2) La certitude que les pluies arrivent réjouit les cultivateurs. Le SN complément du nom « de l’arrivée de pluies » est remplacé dans P1 par la subordonnée complétive que les pluies arrivent. Comme le SN, la complétive est ici une expansion du nom « la certitude ». g) Complément de l’adjectif (28) (a) Je suis fière de ta confiance.→ je suis fière que tu me fasses confiance. (b) Les ménagères sont enchantées de l’installation de l’eau courante. → Les ménagères sont enchantées que l’eau courante soit installée. Que tu me fasses confiance et que l’eau courante soit installée sont deux complétives qui ont la fonction de complément de l’adjectif. Complément de l’adverbe (29) (a) Vivement que tu finisses tes révisions ! (b) Heureusement que tu caches tes secrets ! Le mode du verbe dans la subordonnée complétive conjonctive[5] Le choix du mode du verbe de la subordonnée complétive dépend de la classe sémantique à laquelle appartiennent le verbe, le nom ou l’adjectif faisant partie de la principale et qui reçoivent l’élargissement de la complétive. A l’indicatif : (que +indicatif) (30) Il expliqua à sa mère qu’il voulait faire du cinéma. Le verbe de la proposition subordonnée complétive conjonctive se réalise à l’indicatif dans les cas suivants : a) Après les verbes de déclaration : déclarer, affirmer, dire, soutenir, annoncer, admettre, remarquer, jurer, raconter, exprimer, expliquer, et bien d’autres verbes qui ont le même sens. (31) (a) Il a déclaré qu’il était uploads/s3/ 1 3 .pdf
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- Publié le Dec 16, 2021
- Catégorie Creative Arts / Ar...
- Langue French
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