Entrainement au commentaire : Parcours nº1 INTRO. Longtemps en France, les droi

Entrainement au commentaire : Parcours nº1 INTRO. Longtemps en France, les droits des femmes furent bafoués, comme leur participation politique. C’est seulement en avril 1944 qu’elles obtinrent leur droit de vote en France. L’autrice de l’œuvre « Dirty weekend » se nomme Helen Zahavi. Le texte résume l’absence totale des droits des femmes en société, ainsi que l’agression sexuelle de Bella, le personnage principal. Nous nous demandons alors : Comment en montrant le quotidien de Bella, Helen Zahavi illustre-t-elle les violences que subissent les femmes ? En premier lieu, nous verrons en quoi les scènes de la vie d’une femme sont sans droits, puis comment un texte peut il être angoissant et claustrophobe, enfin nous montrerons la violence ainsi que l’humiliation quotidienne faite aux femmes. 1ère GRANDE PARTIE A- Une femme qui n’est pas libre La femme n’est pas libre car elle ne peut pas défendre sa liberté. « Bella le sait. Bella l’a toujours su. Bella sait qu’en réalité [...] » (l.1), la répétition des termes insiste sur l’absence de pouvoir que n’ont pas les femmes, plus particulièrement pour Bella ici. « Vous ne pouvez pas les toucher. Vous ne pouvez pas les gouter. Vous ne pouvez pas les voir » (l.3) le verbe « pouvoir » qui est employé à plusieurs reprises ainsi que les négations démontre bien le fait qu’elles n’ont aucune possession de ce privilège. D’ailleurs, la narratrice organise son texte d’une façon d’assurer la continuité de son idée, que Bella est et sera jusqu’à la fin non libre, on parle au début des droits qu’elle ne connaît pas, puis de son agression sexuelle et enfin de sa vulnérabilité face à son adversaire. De plus, le syllogisme « Bella ne peut pas se défendre, aussi ne peut-elle s’appartenir. » (l.9), prouve que c’est mathématique, c’est logique, que Bella n’a aucun droit. B- L’agression de Bella Non seulement on remarque une absence de ces droits, mais aussi son agression. Parmi les verbes d’actions qui font aussi parti du toucher des 5 sens : « prit »(l.18), « tenait »(l.19), «débattait »(l.21), on voit que pour cette scène, Helen emploi des procédés descriptif pour caractériser un maximum ce moment traumatisant. L’utilisation du champ lexical du corps : (« poignet, doigt, tête, bras, cheveux ») suscite au destinataire une vision nette de la situation. Le verbe « tenta » montre que Bella n’arrive pas à s’en sortir, son agression est ponctuelle c’est-à-dire qu’il n’y a aucune issu à en échapper. « Comme lorsque vous voyez un policier qui emmène quelqu’un en le cravatant », ici l’autrice fait une comparaison entre la femme et un détenu, sa signifie qu’elle peut être emmené de force injustement dans ce tourment entre elle et son agresseur. Bella mène une vie sans droits. 2ème GRANDE PARTIE A- Un style de la répétition et de l’angoisse Le texte nous fait ressentir une sensation de confinement et d’angoisse. « Bella le sait », « Bella l’a », « Bella sait » (l.1), ou encore « Elle regarda », « Elle aurait » x3 (l.13 à 16), ces débuts de phrases qui commencent par le même terme sont des anaphores qui rythment le texte et soulignent l’angoisse que veut nous donner l’autrice. Cet effet de répétition nous fait convaincre l’idée que Helen veut transparaître. De plus, les phrases répétées s’entendent aussi dans cette phrase : « Vous possédez uniquement ce que vous pouvez défendre, et si vous ne pouvez pas le défendre, vous ne le possédez pas » (l.7-8), il y a un chiasme ici qui donne cet effet miroir, les mots répétés appuient sur une réalité qui est que la femme ne peut pas se défendre et elle ne possède donc rien. B- Un style coupant et brutal De même que cette suite de fréquence donnée, on remarque un style coupant voir brutal. Des phrases aux structures simples : « Elle est à tous les hommes »(l.10), mais aussi des verbes majoritairement au présent (« sait », « sont », « existent », « pouvez »), affirment ces faits qui ont toujours été vraies et qui le seront toujours. La conjoncture de coordination « mais » pendant l’agression de Bella : « Elle tenta de se libérer, mais il la tenait fermement. Elle tenta de se dégager mais il la tenait fermement »(l.18 à 20), indique l’opposition de ce que Bella peut faire pour se défendre, malgré qu’elle essaye elle n’y arrive pas et n’y arrivera jamais. De plus l’utilisation du passé simple lorsqu’elle essaye de produire une action est soudainement coupé par l’emploi de l’imparfait sur le verbe « tenir ». Cela donne un effet de vices dans ce qu’est capable l’agresseur. Mis à part l’inconfort exprimé le long du récit, Helen insiste sur la violence quotidienne faites aux femmes. 3ème GRANDE PARTIE A- Opposition homme et femme La femme est comparée à un objet exploité par le sexe opposé : « Elle est à tous les hommes [...] Que tous s’abreuvent à son puits »(l.10 à 13), le fait de citer le terme « puit » nous fait comprendre que les hommes peuvent profiter d’elle à volonté et avec toute liberté. Cela montre la différence écrasante de ce que l’homme a la possibilité de faire et de ce que la femme est soumise d’accepter. On remarque cette différence chez l’homme et la femme aussi au niveau de la force physique dans le chiasme lignes 22 et 23 : « Les petites femmes [...] des hommes grands », comme quoi la femme est inférieure à l’homme. « Plus elle se débattait, plus il aimait ça » (l.21) la corrélation de la phrase explique que ce que l’homme inflige à la femme est plaisant pour lui, c’est du sadisme. Malgré ce qu’elle est forcée d’endurer, la femme rêve d’anéantir et de prendre sa revanche contre l’homme quand elle se compare à une mouette : « Elle aurait pu lâcher ses fientes sur la tête de l’homme, si elle avait été une mouette »(l.16-17). Mais cela reste de nature hypothétique. B- La question des droits = une prisonnière Cependant, la femme est prisonnière de ces droits. En effet, La femme est comparée à un prisonnier qui se fait entrainer de force par un policier qui lui représente l’homme. L’autrice le dit elle-même : « La prochaine fois que vous voyez cette scène, pensez à Bella. » (l.30), un prisonnier est vulnérable face à son geôlier, comme une femme l’est face à son violeur. « Vous ne pouvez pas les sentir »(l.5), le sens de la phrase est abstrait, mais on comprend bien que les droits d’une femme ne subsistent même dans ce monde dominé par l’homme. Les participes passés « plié » et « entrainé » dans « Plié en deux et entrainé de force »(l.29), qui compare l’incapacité d’un prisonnier à un policier à celle d’une femme lors d’une agression sexuelle, renforce cette image de victime immobilisée. CONCLUSION En conclusion la femme n’est pas libre et cela se reflète sur sa vie qui se résume à l’angoisse et à la brutalité de son sort, sans doute parce qu’elle n’a aucune domination sur l’homme en termes de droits. uploads/S4/ entrainement-au-commentaire-quot-dirty-weekend-quot.pdf

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  • Publié le Mar 13, 2022
  • Catégorie Law / Droit
  • Langue French
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