La contraction de texte Ce document est une fiche méthode destinée aux professe
La contraction de texte Ce document est une fiche méthode destinée aux professeurs de lettres et non aux élèves. L’objectif est de faciliter la démarche didactique pour un enseignement progressif de l’exercice de contraction de texte. Cet apprentissage prend appui concrètement sur les textes étudiés en cours. Épreuves anticipées obligatoires et épreuve orale de contrôle de français - session 2021 NOR : MENE1910625N note de service n° 2019-042 du 18-4-2019 MENJ - DGESCO A2-1 La contraction de texte suivie d'un essai permet d'apprécier l'aptitude à reformuler une argumentation de manière précise, en en respectant l'énonciation, la thèse, la composition et le mouvement. Elle prend appui sur un texte relevant d'une forme moderne et contemporaine de la littérature d'idées. D'une longueur de mille mots environ, ce texte fait l'objet d'un exercice de contraction au quart, avec une marge autorisée de plus ou moins 10 %. Le candidat indique à la fin de l'exercice le nombre de mots utilisés. La contraction de texte concerne le texte argumentatif, cet exercice écrit correspond exclusivement à l’objet d’étude « littérature d’idées ». L’essentiel : Réduire le format du texte, au quart selon la prescription des épreuves de l’EAF Restituer le point de vue de l’auteur sans commentaire personnel Conserver l’énonciation Respecter l’ordre des idées et la stratégie argumentative Les compétences travaillées : La compréhension en lecture L’expression écrite La syntaxe Le lexique A - L’étape préparatoire : lecture et repérage - Quelle est la thèse défendue ? - Quelle est l’énonciation ? o Outils : l’auteur s’implique-t-il avec le pronom « Je » ? Emploie-t-il le pronom « nous » qui implique une connivence avec le lecteur ? - Quels jugements de valeurs sont exprimés ? o Outils : adverbes « assurément », locutions « peut-être », connotations. - La stratégie argumentative de l’auteur : quelles sont les thèses confrontées implicitement ou explicitement ? o Outils : verbes introducteurs valorisants, dévalorisants, marquant une distance, emploi du conditionnel, phrases interrogatives, ironie. Etudier l’organisation logique du texte - Le découpage en paragraphes marqués par des alinéas. Il coïncide le plus souvent avec l’organisation du texte. - Les relations logiques entre les éléments principaux : cause, conséquence, concession, opposition, addition, temporalité, concomitance. - Les connecteurs. Distinguer l’essentiel du secondaire - Identifier les éléments du texte : thèse défendue, thèse réfutée, argument, exemple à valeur argumentative, exemple illustratif. - Hiérarchiser, rechercher la concision, supprimer les éléments secondaires : détails, exemples illustratifs. Faire le plan du texte au brouillon : reconstituer le mouvement du texte - Les idées principales et leur développement. - Les termes de liaison. B – La rédaction du texte contracté Le texte est reformulé : o Le lexique du texte contracté est différent de celui du texte original, sauf pour les mots sans synonyme adapté, exemple : « numérique ». o Le structure des phrases est personnelle : le texte contracté ne résulte pas d’une simple soustraction de mots. - L’énonciation est respectée, le « je » de l’auteur est conservé s’il est employé, dans tous les cas ne pas écrire « l’auteur dit que ». - La situation temporelle est conservée. - Le texte contracté est équilibré, il conserve les proportions du texte initial à l’intérieur des paragraphes (contrôler en cours de rédaction pour corriger). Les techniques de réductions : o Outils, réduction de groupe de mots : termes génériques en remplacement d’une énumération, remplacement d’une périphrase par un mot, supprimer les présentatifs « c’est », « il y a ». Remplacement par un adverbe d’un groupe prépositionnel : « avec adresse → adroitement ». o Outils, réduction de la phrase : remplacement du passif par l’actif, remplacer une forme négative par un mot avec préfixe négatif, reformuler les complétives, relatives et subordonnées en remplaçant par un adverbe, un adjectif, un nom… La longueur du texte contracté : - Compter le nombre de mots pour vérifier la longueur du résumé : un mot est séparé par un blanc, la préposition « à » compte pour un mot ainsi que l’article élidé « l’ ». Les tirets ne comptent pas « c’est-à-dire » contient 4 mots. - Inscrire le nombre de mots à la fin du texte contracté, la tolérance est de + ou – 10% par rapport au format imposé. Si le format est 200 mots, la tolérance va de 180 à 220 mots. - Respecter le format : c’est un élément de l’évaluation. Le dépassement du format est sanctionné. Pour répondre à la question : « contraction de texte » ou « résumé » ? La contraction de texte est contrainte par des critères précis, énoncés plus haut, il s’agit d’un exercice scolaire qui donne lieu à une épreuve d’examen ou de concours. Le résumé est souple, il ne concerne pas exclusivement le texte argumentatif et se pratique dans la vie courante : résumé d’un film, d’un livre, d’une journée. Le locuteur décide de sa longueur et de son contenu, préférant insister peut- être sur ce qui a retenu son intérêt. Toutefois les concours ayant recours à l’exercice emploient indifféremment les deux termes « contraction de texte » ou résumé ». Florence Charravin, IA-IPR lettres uploads/Finance/ contraction-de-texte-2019-05-12-15-56-59-563.pdf
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Licence et utilisation
Gratuit pour un usage personnel Attribution requise- Détails
- Publié le Jui 01, 2021
- Catégorie Business / Finance
- Langue French
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