Situation en 2010[modifier | modifier le code] Risques de nouvelles bulles[modi
Situation en 2010[modifier | modifier le code] Risques de nouvelles bulles[modifier | modifier le code] Les liquidités injectées par les banques centrales pour pallier la crise ont été transmises en partie à l'économie réelle, mais aussi vers la spéculation. Ainsi, des bulles81 menacent d'éclater sur les bourses, les emprunts d'États, le sucre, etc. Toutefois, les experts sont divisés. Par exemple, alors que le FMI pense que la Chine est menacée par la surabondance du crédit, la Banque mondiale pense l'inverse81. Bonus et rente bancaire[modifier | modifier le code] Pour Jean-Marc Vittori, plusieurs signes (« des salariés mieux payés qu'ailleurs, de la secrétaire au directeur général; des bonus extravagants; des profits au-dessus de la moyenne »)82 montrent l'existence de rentes (c'est-à-dire de profits au-dessus de la moyenne liés à des dysfonctionnements du marché) dans les secteurs bancaire et financier. Si en septembre 2009, ce journaliste s'interrogeait sur la provenance des rentes, des études récentes commencent à apporter certains éléments de réponse. Dans une étude récente du FMI[3] [archive], des économistes ont souligné que ce sont les institutions financières qui avaient le plus investi en lobbying entre 2000 et 2006 qui avaient émis le plus de prêts risqués. Par ailleurs, selon Hélène Rey les institutions financières ont investi 126 millions de dollars durant les neuf premiers mois de 2009 « pour façonner une réglementation du système financier qui préserve leurs rentes »83. Lorsqu'il y a une rente, deux grandes alternatives opposées sont possibles. Soit on peut chercher à la supprimer en modifiant la législation, c'est plutôt la position de Paul Volcker, soit l'État ou les institutions internationales peuvent tenter de s'en approprier une partie par le biais de taxes, c'est plutôt la position de Lord Turner, le président de la Financial Services Authority de Londres84. Réforme du système financier aux États-Unis[modifier | modifier le code] Article principal : Dodd–Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act. Le 21 janvier 2010, Barack Obama et son conseiller Paul Volcker proposent des mesures visant d'une certaine façon à actualiser le Glass-Steagall Act de 1933, abrogé en 1999. Rappelons que cette loi avait été émise après la crise de 1929 de façon à éviter que les banques de dépôts ne jouent sur les marchés avec l'argent des déposants. Aussi, banques d'affaires et de dépôts devaient-elles être bien séparées. Outre ce point, de nos jours, le « too big to fail » pose également problème. Par là on décrit le fait que les grandes banques sachant que de toute façon les gouvernements les sauveront car leurs faillites emporteraient le système financier mondial peuvent être tentées de prendre trop de risques. Enfin, aux États-Unis, l'opinion publique est « exaspérée par les bonus de Wall Street et leurs profits gigantesques »85 alors même qu'il a fallu les sauver durant la crise financière de 2008. Aussi, la réforme envisagée dans le cadre du Dodd–Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act, promulgué en juillet 2010, comportait trois volets à l'origine 86 : Limiter la taille des actifs; Interdiction pour les banques de spéculer pour leur propre compte; interdiction pour les banques de dépôts de posséder ou de financer des fonds spéculatifs. Martin Wolf tout en approuvant la volonté de Paul Volcker de «développer un système financier qui serve à soutenir l'économie réelle plutôt qu'à réaliser d'énormes profits dans des activités fortement susceptibles de le déstabiliser» trouve ces solutions à la fois inapplicables et pas adaptées à ce qui doit être fait87. Dani Rodrik88 professeur d'économie à l'université Harvard s'oppose à la critique de Martin Wolf estimant que cette réglementation serait inapplicable en dehors des États-Unis. Pour cet universitaire : La diversité de règles concernant le secteur de la finance ne serait pas mauvaise pour les pays ou groupes de pays ayant la possibilité de dire aux banques « si vous voulez servir mon marché, vous devez jouer selon mes règles »88. D'une manière plus générale, pour cet auteur, « nous souffrons d'un trop-plein de mondialisation financière, et non le contraire » Les réglementations mondiales sont des « réglementations faibles et inefficaces » où les banquiers peuvent faire valoir leurs intérêts. Aussi, pour lui, « la politisation est l'antidote nécessaire contre la tendance technocratique à être sous l'emprise des banques »88. Il estime que « la responsabilité démocratique est notre seule protection contre un retour à une réglementation allégée »88 A fin 2014, les dispositions prises par l'Union européenne se montrent velléitaires et insuffisantes, en regard des enjeux considérables et des enseignements qu'il est possible de tirer de cette crise. La loi de séparation des activités bancaires ne porte que sur une part minimale, symbolique des actifs bancaires89. Rien n'a donc fondamentalement changé dans les principes d'organisation générale du secteur bancaire, ni dans les méthodes de gestion des risques bancaires et financiers. Crise du foreclosure[modifier | modifier le code] Article détaillé : Scandale des saisies immobilières. En octobre 2010, de nombreux cas d'expulsions font apparaître des pratiques frauduleuses de la part des banques. uploads/Finance/ situation-en-2010-risques-de-nouvelles-bulles.pdf
Documents similaires







-
27
-
0
-
0
Licence et utilisation
Gratuit pour un usage personnel Attribution requise- Détails
- Publié le Dec 02, 2022
- Catégorie Business / Finance
- Langue French
- Taille du fichier 0.1101MB